Photo de couverture de la Wild Alpine G1333 diffusée par SIMAC.
En France, la Gamo Wild Alpine 4,5 mm porte la référence G1333 et affiche 19,9 joules. Pourtant, sur le site du fabricant, la même crosse au motif de roche accompagne une annonce allant jusqu’à 24 joules. Les deux documents parlent à des lecteurs différents. SIMAC décrit une carabine distribuée en France. Gamo réunit deux calibres sur sa fiche internationale, y compris dans la traduction française.
La distinction compte aussi pour la vitesse. Les 280 m/s de la fiche française et les 386 m/s de Gamo s’accompagnent d’indications différentes sur le projectile. Pour savoir quel chiffre retenir, il faut d’abord retrouver la bonne ligne du catalogue, puis regarder ce que chaque source a effectivement mesuré ou annoncé.
G1333, la référence qui identifie la Wild Alpine française
Le décor montagne permet de reconnaître la Wild Alpine au premier regard. Pour le calibre ou l’énergie, il faut lire la référence. Dans le catalogue Gamo de SIMAC, la ligne G1333 associe le 4,5 mm à une capacité d’un coup, un canon de 45 cm et une masse annoncée de 2,3 kg. La longueur totale est de 109 cm. La photo de couverture provient de la galerie de cette référence précise. Catalogue Gamo de SIMAC, double page « Wild Alpine & canon fixe ».
| Donnée | G1333, catalogue français | 6110029-WA, fiche internationale |
|---|---|---|
| Calibre | 4,5 mm | 4,5 et 5,5 mm |
| Énergie annoncée | 19,9 J | Jusqu’à 24 J |
| Vitesse annoncée en 4,5 mm | 280 m/s, projectile non précisé par SIMAC | 386 m/s avec un projectile PBA |
| Longueur totale | 109 cm | 110 cm |
| Visée de série | Hausse réglable et guidon sous tunnel | Visée ouverte à fibre optique, lunette exclue |
Le code 6110029-WA répond à une autre question. Il identifie la Wild Alpine chez le fabricant, dont la page propose aussi le 5,5 mm. L’écart d’un centimètre entre les deux documents ne suffit pas à identifier une autre crosse ou un autre canon. En revanche, une fiche en 5,5 mm ne décrit pas la G1333 du catalogue français. Fiche internationale Gamo en français.
Un canon basculant, un ressort et une visée ouverte
La double page du catalogue français réunit la Wild Alpine et les Gamo CFX. On y voit la mention « canon fixe » et un long levier sous certaines carabines. Ces indications appartiennent aux CFX. Sur la Wild Alpine, c’est le canon qui bascule. Son mécanisme à ressort comprime l’air à chaque cycle et la carabine reçoit un seul diabolo à la fois. Pour une séance de loisir, cela dispense de bouteille de remplissage, de pompe haute pression ou de capsules de CO₂.
Sur la photo de la G1333, on distingue la hausse devant le boîtier et, tout au bout du canon, le tunnel qui protège le guidon. SIMAC précise que celui-ci utilise une fibre optique et que la hausse est réglable. Ce sont les deux repères dont dispose le tireur avec l’équipement de série. Gamo indique que la lunette n’est pas incluse. Une annonce illustrée avec une optique mérite donc d’être lue jusqu’au détail du coffret. Fiche française de la G1333 chez SIMAC.
Le fabricant appelle son profil de canon Storm Barrel. SIMAC décrit une âme en acier rayé sous un habillage en polymère et un frein de bouche. Gamo précise que la Wild Alpine est dépourvue de silencieux. La forme épaissie visible près du guidon ne permet donc pas de lui attribuer le niveau sonore d’un autre modèle de la marque.
D’où viennent les 280 et les 386 m/s ?
Le chiffre français de 280 m/s figure bien chez SIMAC. Le distributeur ne précise ni la masse ni la référence du projectile dans son tableau. Planète Tir parle d’un plomb classique. Sur la fiche internationale, Gamo spécifie en revanche des projectiles PBA et annonce 386 m/s en 4,5 mm, contre 268 m/s en 5,5 mm. On ne peut pas lire ces valeurs comme trois passages de la même carabine au chronographe. Présentation de la Wild Alpine par Planète Tir.
Le joule mesure une énergie, le mètre par seconde une vitesse. Leur relation fait intervenir la masse du projectile et le carré de sa vitesse. Un exemple permet de voir ce que change la seule masse, en gardant volontairement l’énergie constante.
On peut aussi lire la fiche française dans l’autre sens. Si 19,9 J et 280 m/s décrivaient exactement le même tir, ils correspondraient à un projectile d’environ 0,51 g. Cette masse résulte du calcul. SIMAC ne l’identifie pas comme celle d’un plomb d’essai. Ces deux lignes de catalogue ne permettent donc de retrouver ni la référence du diabolo ni la régularité d’une série.

Ce que les 19,9 joules changent en France
SIMAC classe la G1333 en catégorie D. Pour les armes à propulsion non pyrotechnique, le tableau de Service Public situe la catégorie C4 à partir de 20 J d’énergie à la bouche, seuil inclus. Arrondir les 19,9 J de cette fiche à « 20 joules » efface précisément la distinction qui compte pour le classement. La mention « jusqu’à 24 J » sur une page internationale ne change pas la référence de l’exemplaire français. Tableau des catégories d’armes de Service Public.
Ce que l’on peut attendre sur cible
Avec sa visée ouverte et sa mécanique monocoup, la G1333 correspond à une pratique de loisir où l’on reprend sa visée entre deux plombs. Ses 2,3 kg renseignent sur le poids à porter. Ils renseignent beaucoup moins sur l’équilibre à l’épaule, l’effort nécessaire pour basculer le canon ou la qualité du départ. Ce sont précisément les points qu’une prise en main permettrait de départager.
Pour répondre à une question comme « groupe-t-elle bien à 25 mètres ? », le document le plus parlant serait un carton de plusieurs tirs, avec la référence du plomb et les conditions d’appui. Nous n’avons retrouvé aucun essai de la G1333 réunissant ces éléments. La hauteur d’un guidon, une vitesse maximale ou un essai de la Gamo Arrow ne permettent pas d’en déduire une dispersion. Pour reconnaître la version de loisir distribuée en France, les repères fiables restent la référence G1333, le 4,5 mm et la visée ouverte.
Questions fréquentes sur la Gamo Wild Alpine
Quelle est la référence de la Wild Alpine française à 19,9 joules ?
SIMAC la désigne par le code G1333 en calibre 4,5 mm. La référence 6110029-WA utilisée par Gamo couvre la famille Wild Alpine, qui comprend aussi le calibre 5,5 mm.
Que signifie la mention .177 sur la fiche Gamo ?
C’est la désignation en pouces du calibre nominal de 4,5 mm. Gamo emploie également .22 pour le 5,5 mm. Dans le catalogue français, la ligne G1333 correspond au premier de ces deux calibres.
La G1333 est-elle fournie avec une lunette ?
Gamo indique que la lunette est exclue de la configuration standard. SIMAC décrit une hausse réglable et un guidon en fibre optique sous tunnel. Le contenu d’un coffret proposé séparément se vérifie sur sa propre fiche.
Faut-il une bouteille d’air ou des capsules de CO₂ ?
La Wild Alpine utilise un piston à ressort et un canon basculant. La compression se fait mécaniquement à chaque cycle. Cette architecture monocoup se distingue des modèles PCP qui emmagasinent de l’air dans un réservoir.
Quel chiffre retenir pour la longueur et le poids ?
La fiche française de la G1333 indique 109 cm de longueur totale, dont un canon de 45 cm, et 2,3 kg. Les 110 cm de la page Gamo se rapportent à la présentation internationale de la famille.
Quelle précision peut-on attendre à 25 mètres ?
Les documents publics consultés donnent une énergie et une vitesse, sans groupement mesuré pour la G1333 à cette distance. Pour juger la dispersion, il faudrait un carton accompagné du nombre de tirs, du plomb employé et des conditions d’appui.
À lire aussi : comment convertir une vitesse en joules, comment lire le poids et la forme d’un diabolo et les différents types de carabines à plomb.
