Le Beretta 687 500 Years célèbre un anniversaire avec une mécanique familière. Sous son nom complet, 687 Silver Pigeon 500 Years Limited Edition, il conserve la plateforme 680 et reçoit une finition commémorative. Son intérêt se joue donc sur deux plans : le plaisir d’un objet numéroté et les qualités du fusil lui-même. Deux essais britanniques permettent de les séparer. Leur désaccord sur le poids est plus instructif qu’un éloge général de la polyvalence.
Ce dossier analyse les observations de Lloyd Pattison et de Michael Yardley, puis les rapproche de la documentation Beretta France. Les deux auteurs ont essayé la variante Sporting. Blackope n’a pas réalisé d’essai de cette édition.
Ce que l’anniversaire change sur le Silver Pigeon
La signature visuelle associe un noyer de grade 3, une gravure florale au laser et des touches dorées. L’emblème des 500 ans figure sous la bascule ; une numérotation distingue cette production. Ces éléments définissent l’édition bien davantage qu’une nouvelle architecture. La présentation officielle de Beretta revendique précisément la continuité avec la plateforme 680.
Cette continuité donne du sens au projet : commémorer une famille déjà connue, en travaillant sa présentation. Elle invite aussi à poser la bonne question. L’intérêt du décor peut être réel sans qu’il faille lui attribuer un avantage technique. Un grade de bois désigne ici une sélection esthétique ; il ne mesure pas, à lui seul, l’agrément ressenti ni la régularité au tir.
Les détails dorés concentrent d’ailleurs les préférences personnelles. Pattison apprécie leur retenue. Yardley trouve l’ensemble marquant, mais préfère esthétiquement le Silver Pigeon V. Deux jugements compatibles : les auteurs voient le même parti pris et ne lui accordent pas la même valeur. Notre guide de la famille Beretta 687 Silver Pigeon replace les versions de série dans leur contexte.
Chasse et Sporting : deux variantes à distinguer
La dénomination anniversaire recouvre deux séries. Le tableau ci-dessous reprend les configurations affichées sur le site français du fabricant, consulté le 5 novembre 2026. Il sert à identifier les modèles ; les essais britanniques portent sur une seule de ces configurations.
| Élément | Chasse | Sporting |
|---|---|---|
| Calibre présenté | 12 | 12 |
| Longueurs de canons | 67, 71 ou 76 cm | 76 ou 81 cm |
| Busc | Fixe | B-Fast réglable |
| Production annoncée | 1 526 exemplaires | 1 526 exemplaires |
| Essais détaillés ici | Pas d’essai de cette variante | Deux essais en canons de 30 pouces, soit environ 76 cm |
Sources : fiche Beretta France pour les configurations ; essais Pattison et Yardley pour les exemplaires examinés. Les longueurs recensées dans un catalogue étranger peuvent différer.
Cette distinction évite de transformer une appréciation du Sporting en verdict sur toute la série. La crosse, la longueur des canons et la masse de l’exemplaire font partie du contexte d’un essai. Le mot « 687 » ne suffit pas à rendre interchangeables les impressions recueillies sur des variantes différentes.
Deux essais, le même poids, des attentes différentes
Dans son essai publié par Gun Mart le 25 septembre 2026, Lloyd Pattison décrit un Sporting équilibré et prévisible sur plusieurs disciplines de plateau. Il apprécie sa polyvalence, tout en souhaitant davantage de masse sur certains grands traversards. Il relève également une poignée mince, sans renflement de paume.
Michael Yardley, dans The Field du 5 octobre 2026, rapporte une séance de skeet avec un ami. Tous deux trouvent le fusil un peu lourd. Yardley confirme pourtant un comportement régulier et prévisible, avec un équilibre situé à l’axe de bascule. Il juge aussi les départs fermes, mesurés à 5 livres, soit environ 2,27 kg.
Les deux articles indiquent 8 livres, environ 3,63 kg, pour leur Sporting à canons de 30 pouces. Il n’y a donc pas, dans ces comptes rendus, une différence de pesée qui expliquerait les avis opposés. Pattison situe cette masse dans un compromis général et exprime une réserve sur certains plateaux ; Yardley aurait préféré un ensemble plus léger pendant sa séance.
Ce désaccord rappelle une distinction souvent perdue dans les fiches produit : la masse, l’équilibre et la sensation de mouvement décrivent trois choses différentes. Un fusil peut paraître correctement équilibré tout en pesant davantage que son utilisateur ne le souhaite. Inversement, un poids apprécié dans l’ensemble peut sembler insuffisant dans une situation particulière. Les deux auteurs ne se contredisent donc pas sur un résultat universel ; ils rendent compte d’expériences et de préférences différentes.
Leur point commun reste utile : ni l’un ni l’autre ne décrit un comportement déroutant derrière la finition anniversaire. Leur divergence empêche en revanche de présenter ce Sporting comme « léger et maniable pour tous ». Les départs relevés par Yardley complètent ce portrait : le soin décoratif n’implique pas automatiquement une sensation de détente plus fine.
Ces publications apportent deux expériences de première main. Les reprises du texte de Pattison dans plusieurs titres, ainsi que sa vidéo, ne constituent pas des essais supplémentaires. Aucun des deux articles ne fournit un suivi d’endurance chiffré de cette édition.
Voir le décor sur un exemplaire réel
Le passage de Lloyd Pattison consacré au décor, de 2 min 48 à 3 min 50, montre la gravure et les marquages sur un exemplaire réel. Sur YouTube, les sous-titres Français (France) générés automatiquement sont disponibles et ont été contrôlés. Ils s’activent dans les paramètres du lecteur ; certains termes restent approximatifs.
Vidéo du 2 août 2026. Sa description mentionne plusieurs soutiens à la chaîne ; elle n’est pas présentée ici comme une expertise commerciale indépendante.
Pourquoi 1 526 exemplaires, et que vaut le certificat ?
Le nombre renvoie à une archive précise. Dans son historique officiel, Beretta rapporte la livraison, le 3 octobre 1526, de 185 canons d’arquebuse à l’Arsenal de Venise contre 296 ducats. Le document conservé à Venise constitue le repère de l’anniversaire. Le fabricant évoque lui-même une activité probablement antérieure : 1526 est une trace documentaire, pas la preuve que tout aurait commencé ce jour-là.
Cette logique commémorative dépasse le superposé. Elle se retrouve dans les Beretta 92FS Ducato et Diamond, avec d’autres partis pris de présentation et de rareté. Partager un anniversaire ne rend pas ces éditions comparables en valeur : le modèle, le tirage et le travail décoratif restent propres à chacune.

Beretta propose pour le 687 un certificat numérique d’authenticité attestant son appartenance à la production limitée et numérotée. Ce document relie un exemplaire à l’édition. Son rôle est documentaire : il ne remplace ni un examen de l’état de l’arme ni une estimation de sa valeur.
La numérotation apporte ainsi quelque chose de concret à l’histoire de l’objet. Une éventuelle valeur future relève d’une autre question, que les essais et le certificat ne permettent pas de trancher. Le motif commémoratif peut séduire aujourd’hui sans qu’il soit nécessaire de lui prêter une promesse de plus-value.
Le prix annoncé et notre lecture de cette édition
Planète Tir annonçait le 4 novembre 2026 un prix de 3 999 € pour chacune des deux versions. Ce repère français situe le projet commercial. Il ne prouve ni un stock disponible ni un prix effectivement payé ; les montants britanniques des essais concernent un autre marché.
Pour comprendre ce positionnement, deux comparaisons sont utiles. Face au 687 de série, l’édition anniversaire met en avant une identité visuelle et une production numérotée. Face aux modèles sportifs de la gamme Beretta de ball-trap, son statut commémoratif ne suffit pas à établir une supériorité dans une discipline. Il faut garder distincts le plaisir de collection et les résultats d’un essai.
Le dossier plaide pour un Silver Pigeon commémoratif cohérent. Les deux essais retrouvent un comportement prévisible ; leur appréciation du poids reste personnelle. Le décor, le lien à 1526 et la numérotation constituent l’apport propre de cette édition. C’est sur cet ensemble que repose son intérêt, sans preuve publiée d’un saut de performances ou d’une endurance supérieure aux versions de série.
Cadre français : un superposé à un coup par canon relève de la catégorie C1 c), soumise à déclaration, selon Service Public. Le caractère commémoratif ne modifie pas ce régime.
Questions fréquentes sur le Beretta 687 500 Years
Le Beretta 687 500 Years possède-t-il une nouvelle mécanique ?
Cette édition reprend la plateforme 680 du Silver Pigeon. Sa singularité tient surtout au décor commémoratif, au bois et à la numérotation. Les essais consultés ne démontrent pas de progrès mécanique propre à l’anniversaire.
Combien de 687 Silver Pigeon 500 Years sont prévus ?
Beretta annonce 1 526 exemplaires chasse et 1 526 Sporting, soit 3 052 fusils au total. Le nombre rappelle l’année 1526. Il ne désigne ni un quota français ni une série unique de 1 526 armes réunissant les deux versions.
Quelles versions figurent au catalogue français ?
La fiche Beretta France présente des modèles de calibre 12 : chasse en canons de 67, 71 ou 76 cm, et Sporting en 76 ou 81 cm avec busc B-Fast. Ce catalogue ne constitue pas un état des stocks disponibles.
Quel poids les essayeurs ont-ils relevé ?
Lloyd Pattison et Michael Yardley indiquent 8 livres, environ 3,63 kg, pour leurs Sporting à canons de 30 pouces. Cette mesure concerne les exemplaires essayés au Royaume-Uni ; elle ne vaut pas pour toute la série.
Quel prix a été annoncé en France ?
Planète Tir indiquait 3 999 € pour chacune des deux versions le 4 novembre 2026. C’est un prix annoncé à cette date, pas une moyenne de transactions ni une garantie de disponibilité au moment de la lecture.
Que certifie le document proposé par Beretta ?
Le certificat numérique atteste l’authenticité du 687 Silver Pigeon 500 Years et son appartenance à la production limitée et numérotée. Il documente l’édition ; il ne constitue ni une expertise de cote ni une garantie de plus-value.
Documentation consultée le 5 novembre 2026. Les sources sont reliées aux passages concernés. Illustration de couverture générée pour Blackope à partir de références du modèle : elle ne représente pas un exemplaire essayé par la rédaction.
À lire aussi : le guide Beretta 687 Silver Pigeon · la gamme Beretta pour le ball-trap · les 92FS Ducato et Diamond des 500 ans.
