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Le .45 GAP : 3,51 mm d’étui en moins, et les rayures au même endroit

Huit cartouches de .45 GAP à ogive creuse debout et couchées sur le comptoir d'une armurerie

Le .45 GAP a un étui plus court de 3,51 mm que le .45 Auto. Son saut de balle est plus long de 3,46 mm. Résultat : dans les deux cas, les rayures commencent au même endroit du canon, à cinq centièmes de millimètre près.

Ce n’est écrit nulle part ailleurs que sur les deux fiches de la C.I.P., et c’est la clé de ce calibre. Voici ce que les documents disent, cote par cote, et ce que ça change à l’usage.

Sept cotes identiques, quatre différentes

Nous avons relevé les quatre-vingt-seize fiches françaises du tableau IV de la C.I.P., celui des cartouches de revolver et de pistolet. Mises côte à côte, celles du .45 GAP et du .45 Auto sont presque le même document.

Cote C.I.P.45 GAP45 Auto
Corps d’étui12,09 mm12,09 mm
Bouche d’étui12,01 mm12,01 mm
Ogive maximale11,48 mm11,48 mm
Âme / fond de rayure11,23 / 11,43 mm11,23 / 11,43 mm
Rayures6 de 3,73 mm6 de 3,73 mm
Pas de rayures406,00 mm406,00 mm
Pression maximale1300 bar1300 bar
Section d’âme101,33 mm²101,33 mm²
Longueur d’étui19,30 mm22,81 mm
Longueur hors tout28,89 mm32,39 mm
Bourrelet11,94 mm12,19 mm
Cote G de la chambre6,23 mm2,77 mm
Point de mesure de pression10,50 mm12,50 mm
Date de la fiche5 juin 2003, révisée le 25 mai 201114 juin 1984, révisée le 21 avril 2020
Fiches C.I.P. tableau IV du 45 GAP et du 45 Auto, relevées le 16 septembre 2026.

Tout ce qui touche au canon est identique : la balle, l’âme, le fond de rayure, le nombre et la largeur des rayures, le pas. Tout ce qui touche à la pression l’est aussi. Un .45 GAP et un .45 Auto poussent leur ogive avec exactement la même force au culot de balle : 1300 bar multipliés par 101,33 mm² divisés par dix, soit 13 173 newtons dans les deux cas. Sur les quatre-vingt-onze fiches du tableau IV qui publient une pression et une section, ils occupent ensemble les trente-sixième et trente-septième places.

Les quatre lignes surlignées portent tout l’écart, et la dernière d’entre elles est celle que personne ne regarde.

La cote qui annule l’écart : L3+G

Le .45 GAP et le .45 Auto devant le début des rayures Deux etuis de longueurs differentes dont les rayures commencent au meme endroit. Deux étuis, un seul début de rayures Le .45 GAP rend 3,51 mm d’étui au .45 Auto, et les reprend en saut de balle. début des rayures 25,53 mm et 25,58 mm du culot 45 GAP étui 19,30 mm · hors tout 28,89 mm saut de balle 6,23 mm · culot 11,94 mm, rebattu de 0,15 saut de 6,23 mm 45 Auto étui 22,81 mm · hors tout 32,39 mm saut de balle 2,77 mm · culot 12,19 mm saut de 2,77 mm Ce que l’étui rend, la chambre le reprend. La fiche C.I.P. publie L3+G, la distance du culot au début des rayures. Elle vaut 25,53 mm pour le .45 GAP et 25,58 pour le .45 Auto : cinq centièmes de millimètre. L’étui du GAP est plus court de 3,51 mm et son saut de balle plus long de 3,46. Même âme, même balle, même pression, même pas de rayures : la balle part du même endroit dans le même canon. Le culot rebattu du GAP mesure 0,075 mm au rayon, soit moins d’un pixel à cette échelle : il est chiffré, pas dessiné. Fiches C.I.P. tableau IV, .45 GAP et .45 Auto, relevées le 16 septembre 2026.
Les deux profils sont construits point par point sur les cotes des fiches. La position des rayures est la cote L3+G de chaque document.

Sous l’intitulé « Prise de rayures », la colonne CHAMBRE MINI de chaque fiche porte une cote G. Elle donne la distance entre la bouche de l’étui et le début des rayures : c’est le saut de balle, le trajet que le projectile parcourt avant que l’acier ne le prenne. Et la fiche publie la somme L3+G, mesurée depuis le culot.

  • 45 GAP : 19,30 + 6,23 = 25,53 mm
  • 45 Auto : 22,81 + 2,77 = 25,58 mm

Cinq centièmes de millimètre d’écart. Autrement dit : à un pouce du culot, à sept millièmes de pouce près, dans les deux cas. L’étui du GAP rend 3,51 mm, sa chambre les reprend en saut de balle. La balle part du même point, dans le même canon, poussée par la même pression.

Est-ce une coïncidence ? Nous avons vérifié. Quatre-vingt-huit fiches du tableau IV publient un L3+G, et vingt-neuf paires tombent à moins d’un dixième de millimètre l’une de l’autre. Sur ces vingt-neuf paires, quatre seulement partagent aussi l’âme de leur canon, donc la même balle. Et parmi ces quatre, c’est le couple .45 GAP / .45 Auto qui présente de loin le plus grand écart de longueur d’étui : 3,51 mm. Les autres se ressemblent déjà.

La démonstration se fait par l’absence, avec un troisième .45 de pistolet. Le .45 HP, fiche du 16 novembre 1984, a un étui de 21,80 mm, un saut de 2,77 comme le .45 Auto, et donc un L3+G de 24,57 mm : un millimètre plus court que les deux autres. La compensation n’est pas une règle de famille, c’est une décision prise pour ce calibre-là.

Un culot rebattu, et il y en a six sur quatre-vingt-seize

Deuxième particularité, visible sur la ligne « Bourrelet » du tableau. Le bourrelet du .45 GAP mesure 11,94 mm quand le corps de son propre étui en mesure 12,09. Le culot est plus étroit que le corps : c’est ce qu’on appelle un culot rebattu, et c’est rare.

Sur les quatre-vingt-seize fiches du tableau IV, six seulement sont dans ce cas :

CartoucheBourreletCorps d’étuiRebattu de
41 Action Express9,96 mm11,05 mm1,09 mm
50 Action Express13,06 mm13,79 mm0,73 mm
9 × 189,50 mm9,87 mm0,37 mm
10 × 22 T9,50 mm9,75 mm0,25 mm
45 GAP11,94 mm12,09 mm0,15 mm
45 HP12,05 mm12,09 mm0,04 mm
Colonne CARTOUCHE MAXI des quatre-vingt-seize fiches du tableau IV, relevées le 16 septembre 2026.

Le rebat du .45 GAP est le deuxième plus faible des six, et il ne fait que 0,075 mm au rayon. Sur une infographie à l’échelle, c’est moins d’un pixel : d’où le chiffre en légende plutôt qu’un dessin. Mais 0,25 mm sous le bourrelet du .45 Auto, c’est ce qui permet à la cuvette de culasse et à l’extracteur de rester dans un gabarit plus serré, ce qui est exactement le problème que ce calibre a été payé pour résoudre.

Pourquoi 28,89 mm : la longueur d’un chargeur de service

La troisième cote qui sépare les deux .45 est la longueur hors tout, et elle ne se lit qu’en la comparant aux voisines. Voici les cartouches de pistolet de service du tableau IV, rangées par longueur :

  • 40 S&W : 28,83 mm
  • 45 GAP : 28,89 mm
  • 357 SIG : 28,96 mm
  • 9 mm Luger : 29,69 mm
  • 45 Auto : 32,39 mm

Les trois premières tiennent dans treize centièmes de millimètre. Elles n’ont pourtant rien en commun par ailleurs : 10,77 mm de bourrelet pour deux d’entre elles contre 11,94 pour la troisième, 2250, 1300 et 3050 bar de pression, des balles de 11,48, 10,17 et 9,03 mm. Ce qui les aligne n’est pas la balistique, c’est le puits de chargeur d’un pistolet de service, et le .45 Auto, avec ses 32,39 mm, n’y entre pas.

C’est le même mécanisme que celui que nous avons décrit pour la carabine, où treize fiches de la C.I.P. portent une longueur hors tout de 57,40 mm parce que c’est la cote du puits de chargeur d’un AR-15 : voir notre dossier sur la .224 Valkyrie. Les contraintes d’arme s’écrivent dans les fiches de cartouches, et elles s’y voient.

Ce que l’étui court a coûté

Il a coûté du volume, et on peut l’estimer sans ouvrir une cartouche. À la bouche, l’épaisseur de paroi vaut la moitié de l’écart entre le collet et l’ogive, soit (12,01 − 11,48) ÷ 2 = 0,265 mm. Le diamètre intérieur à la bouche vaut donc 11,48 mm, et les 3,51 mm d’étui manquants représentent un cylindre de 0,36 cm³, l’équivalent de 5,6 grains d’eau.

Nous la donnons comme une estimation : elle suppose que la paroi mesurée à la bouche vaut aussi sur la longueur manquante, ce que la fiche ne garantit pas, puisqu’elle ne publie l’épaisseur qu’au culot, sous la cote e min = 0,89 mm.

Un détail de plus, et il est instructif. La cote M, qui donne la position du capteur de pression, passe de 12,50 mm sur le .45 Auto à 10,50 sur le .45 GAP. Les 1300 bar ne sont pas mesurés au même endroit : l’étui étant plus court, le laboratoire perce deux millimètres plus près du culot. La même cote de 10,50 mm figure sur les fiches du .40 S&W et du .357 SIG, qui sont dans la même tranche de longueur. Ce n’est pas le calibre qui fixe le point de mesure, c’est la taille de l’étui.

Le comparateur du tableau IV

L’outil applique les mêmes lectures à douze cartouches de poing et les compare au .45 GAP : la longueur d’étui, la poussée au culot, la position du début des rayures, et le type de culot.

Comparer au .45 GAP

Ce que cet outil ne fait pas : il lit des fiches et applique une multiplication. Il ne dit jamais ce qui se chambre dans quoi, et la poussée au culot n’est pas une performance sur cible : elle ne dit rien de la vitesse, de la précision ni du comportement de l’ogive. Seul le marquage du canon fait foi. Les treize jeux de cotes viennent des fiches TDCC publiques du tableau IV, relevées le 16 septembre 2026. Le tableau IV ne publie pas de colonne d’énergie, contrairement aux tableaux de carabine : aucune comparaison en joules n’est donc possible à partir des fiches.

Prix et disponibilité du .45 GAP en France

C’est là que le calibre se heurte au réel. Relevé du 16 septembre 2026 chez un détaillant français qui référence les deux :

  • 45 GAP, ogive blindée de 230 grains, boîte de 50 : 23,00 €, soit 0,46 € le coup. En rupture de stock.
  • 45 ACP, ogive blindée de 230 grains, boîte de 50 : 32,00 €, soit 0,64 € le coup. En stock, avec un tarif dégressif à partir de dix boîtes.

Le .45 GAP est donc annoncé 28 % moins cher au coup que son aîné, et introuvable. C’est le résumé de sa carrière commerciale : une seule référence chez les détaillants français que nous avons consultés, une seule marque, une seule ogive, et pas de stock. Pour le détail du marché de son aîné, voir notre dossier sur le .45 ACP.

Quelle arme en .45 GAP

Le calibre est dessiné en novembre 2002 par Ernest Durham, ingénieur chez le munitionnaire CCI/Speer, à la demande de Glock, et produit à partir de 2003. La fiche C.I.P. suit très vite, le 5 juin 2003, et elle porte une mention qui vaut d’être relevée : pays d’origine, AT. Une cartouche au nom américain, déposée comme autrichienne.

Trois pistolets la chambrent chez son commanditaire, le Glock 37 en taille standard, le 38 en compact et le 39 en sous-compact. Springfield Armory a proposé un XD, depuis abandonné. Plusieurs polices d’État américaines l’ont adoptée puis abandonnée, dont la police de Pennsylvanie, qui l’a portée de 2007 à 2013 avant de repasser au .45 ACP pour des difficultés d’approvisionnement en munitions.

Pistolet Glock 37 marqué 45 G.A.P. posé sur un comptoir d'armurerie avec six cartouches de .45 GAP à ogive creuse
Le Glock 37 : une carcasse de taille standard, celle d’un pistolet de 9 mm, pour une balle de 11,48 mm. C’est tout l’objet du calibre.

En France, c’est un calibre d’occasion et de commande spéciale. Sur une arme d’occasion, le marquage du canon est à vérifier avant tout : un .45 GAP et un .45 ACP partagent la balle, l’âme et la pression, mais pas l’étui, et une fiche C.I.P. décrit des cotes, elle n’autorise aucun chambrage. Pour les pistolets du même fabricant en .45 ACP, voir notre fiche du Glock 36 ; pour la carcasse de taille standard, celle du Glock 17.

Recharger le .45 GAP

La fiche donne les cotes utiles : ogive de 11,48 mm au maximum, âme 11,23, fond de rayure 11,43, six rayures de 3,73 mm, pas de 406,00 mm soit un tour en seize pouces, étui de 19,30 mm, longueur hors tout 28,89 mm, section d’âme 101,33 mm².

Les projectiles du .45 ACP conviennent : c’est la même cote d’ogive au centième. Les étuis, non, et c’est là que tout se joue : ils sont plus courts de 3,51 mm, portent un bourrelet plus étroit de 0,25 mm et une amorce de petit diamètre là où le .45 ACP en porte une grande. Un jeu d’outils de .45 ACP ne se transpose pas.

Côté pression, le plafond est de 1300 bar, la pression individuelle maximale de 1495 et la pression d’épreuve de 1690. C’est une cartouche à basse pression, au même niveau que son aîné, et le volume réduit de son étui la rend plus sensible à la charge : un même écart de dose occupe une plus grande part du volume disponible. Pour la méthode, voir notre dossier sur la composition d’une cartouche, notre article sur la balistique du rechargement et la lecture d’une table de rechargement.

En France : catégorie B

Un pistolet semi-automatique en .45 GAP relève de la catégorie B : autorisation préfectorale préalable, licence de tir en cours de validité, avis favorable du club et pratique justifiée. Le calibre ne change rien au classement : c’est l’arme, son mode de fonctionnement et sa capacité qui le déterminent, comme pour le 9 mm ou le .45 ACP. Une catégorie ne se lit jamais sur une boîte de munitions, seulement sur l’arme qui les tire. Voir aussi nos explications sur la licence de tir.

Pour quel profil le .45 GAP a un sens

Il en a un si vous possédez déjà un Glock 37, 38 ou 39, que vous rechargez, et que vous tenez à une balle de 11,48 mm dans une carcasse de taille normale. La cartouche fait exactement ce qu’on lui a demandé, et les fiches le prouvent : même balle, même canon, même pression, même départ de rayures que le .45 ACP, dans 3,50 mm de moins.

Il n’en a pas si vous partez de zéro. Un seul fabricant d’armes, une seule munition référencée en France, pas de stock, et des utilisateurs institutionnels qui sont tous repartis vers le .45 ACP. Sur le même stand, le .45 ACP offre le choix des armes, des munitions et des composants.

Et il mérite d’être lu par qui compare des fiches. On explique d’habitude le .45 GAP par ce qu’il a perdu : trois millimètres et demi d’étui. Les deux documents disent autre chose. Ce que l’étui a rendu, la chambre l’a repris, au centième près, pour que la balle parte du même endroit. Ce n’est pas une cartouche raccourcie, c’est une chambre redessinée autour d’un étui plus court.

À lire aussi : le .45 ACP, le .44 Magnum, et le .458 Lott.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre le .45 GAP et le .45 ACP ?

Quatre cotes, sur des fiches C.I.P. par ailleurs identiques. L’étui du GAP mesure 19,30 mm contre 22,81, soit 3,51 mm de moins. Sa longueur hors tout vaut 28,89 mm contre 32,39. Son bourrelet fait 11,94 mm contre 12,19, et il est rebattu sous le corps de l’étui. Et sa chambre place le début des rayures à 6,23 mm de la bouche contre 2,77. Corps d’étui, balle, âme, fond de rayure, pas et pression sont les mêmes.

Le .45 GAP est-il moins puissant que le .45 ACP ?

Pas au sens de la fiche. Les deux plafonnent à 1300 bar sur une section d’âme de 101,33 mm², donc la force qui pousse la balle vaut 1300 × 101,33 ÷ 10 = 13 173 newtons dans les deux cas. Ce que le GAP a en moins, c’est du volume d’étui : environ 0,36 cm³, soit l’équivalent de 5,6 grains d’eau, calculé depuis la paroi à la bouche. Le tableau IV de la C.I.P. ne publie pas de colonne d’énergie, donc aucune comparaison en joules n’est possible à partir des fiches.

Un .45 ACP entre-t-il dans un pistolet chambré en .45 GAP ?

Non, et deux fois plutôt qu’une. L’étui du .45 ACP mesure 22,81 mm au maximum quand la chambre du .45 GAP en accepte 19,30 au minimum : il dépasse de 3,51 mm. Et son bourrelet de 12,19 mm ne passe pas dans une cuvette donnée à 11,97. Aucune tolérance ne rattrape ces écarts.

Et un .45 GAP dans un pistolet en .45 ACP ?

Rien ne l’empêche géométriquement d’entrer, et c’est précisément le problème. Ces deux cartouches se calent sur la bouche de l’étui : sur les deux fiches, la longueur de chambre minimale est rigoureusement égale à la longueur d’étui maximale de leur propre cartouche. Un étui plus court de 3,51 mm n’a donc rien contre quoi s’arrêter. Une fiche C.I.P. décrit des cotes, elle n’autorise aucun chambrage : seul le marquage du canon fait foi, et la question se pose à un armurier.

Qu’est-ce qu’un culot rebattu ?

Un bourrelet plus étroit que le corps de l’étui. Sur le .45 GAP, le bourrelet mesure 11,94 mm sous un corps de 12,09 : 0,15 mm de moins, soit 0,075 mm au rayon. C’est rare, six fiches sur les quatre-vingt-seize du tableau IV : le .41 Action Express, le .50 Action Express, le 9 × 18, le 10 × 22 T, le .45 GAP et le .45 HP.

Qu’est-ce que la cote G d’une fiche C.I.P. ?

Sous l’intitulé « Prise de rayures », la colonne CHAMBRE MINI donne la distance entre la bouche de l’étui et le début des rayures, c’est-à-dire le saut de balle. La fiche publie aussi la somme L3+G, mesurée depuis le culot. Elle vaut 25,53 mm pour le .45 GAP et 25,58 pour le .45 Auto, soit cinq centièmes de millimètre d’écart, et environ un pouce dans les deux cas.

Pourquoi le .45 GAP mesure-t-il 28,89 mm hors tout ?

Parce que c’est la tranche de longueur d’un pistolet de service. Le .40 S&W fait 28,83 mm, le .45 GAP 28,89, le .357 SIG 28,96 : treize centièmes de millimètre séparent les trois, alors qu’elles n’ont ni le même bourrelet, ni la même balle, ni la même pression. Le .45 ACP, avec ses 32,39 mm, est en dehors.

Quelle est la pression maximale du .45 GAP ?

1300 bar selon la fiche C.I.P. du 5 juin 2003, révisée le 25 mai 2011, pour une pression individuelle maximale de 1495 bar et une pression d’épreuve de 1690. C’est la même valeur que le .45 ACP. Un détail à connaître : la cote M, qui donne la position du capteur, vaut 10,50 mm sur le .45 GAP contre 12,50 sur le .45 ACP. Les 1300 bar ne sont pas mesurés au même endroit.

Quelles armes tirent le .45 GAP ?

Trois pistolets de son commanditaire, le Glock 37 en taille standard, le 38 en compact et le 39 en sous-compact. Springfield Armory a proposé un XD, depuis abandonné. La cartouche est dessinée en novembre 2002 par Ernest Durham, ingénieur chez CCI/Speer, et produite à partir de 2003.

Trouve-t-on des munitions .45 GAP en France ?

Une seule référence chez les détaillants consultés, et pas en stock. Relevé du 16 septembre 2026 : une ogive blindée de 230 grains à 23,00 € la boîte de cinquante, soit 0,46 € le coup, en rupture. Le même détaillant vend du .45 ACP à ogive blindée de 230 grains à 32,00 € les cinquante, soit 0,64 € le coup, disponible.

Peut-on recharger le .45 GAP avec du matériel de .45 ACP ?

Les projectiles oui, c’est la même cote d’ogive au centième, 11,48 mm au maximum. Les étuis et les outils non : l’étui est plus court de 3,51 mm, son bourrelet plus étroit de 0,25 et il reçoit une amorce de petit diamètre là où le .45 ACP en porte une grande.