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Beretta M9A4 : ce qu’il vaut, et ce qu’il doit au PAMAS G1

Beretta M9A4 en 9x19 FDE, canon fileté, vue du côté droit

Le Beretta M9A4 est le premier pistolet de la famille 92 à sortir d’usine avec une culasse fraisée pour point rouge, et il est bien plus présent en France qu’on ne le croit : huit armuriers le référencent, entre 1 864,99 et 2 020 €, en 9×19, catégorie B, 18 coups et canon fileté. Sa vraie singularité française tient à un détail d’histoire : sa configuration de désarmement est celle que le PAMAS G1 avait déjà en 1989.

Notre méthode. Cette fiche synthétise 31 sources françaises et anglophones : documentation Beretta, essais publiés, rapport du Government Accountability Office américain sur les incidents de culasse du M9, le Référentiel Général des Armes du ministère de l’Intérieur pour le classement légal, et huit relevés de prix sur les fiches produit d’armuriers français en septembre 2026. Elle ne remplace pas un essai au stand, et chaque mesure de tir citée est attribuée à son auteur.

Le Beretta M9A4 en bref

Le Référentiel Général des Armes ne contient qu’une seule ligne M9A4, créée le 12 janvier 2022, soit environ quatre mois après le lancement américain. Cette ligne unique couvre deux longueurs, sa désignation commerciale portant la mention « M9A4 Full Size, Centurion ». Ce n’est pas le signe d’une diffusion marginale, c’est une déclaration unique pour une gamme : en boutique, on ne trouve que la Full Size en finition FDE à canon fileté.

Calibre9×19 uniquement
Longueur du canon130 mm selon le RGA, 129,5 mm selon Beretta, fileté au pas 1/2×28
Longueur hors tout221 mm
Ligne de mire160 mm
Poids947 g, carcasse alliage léger et culasse acier
Capacité vendue en France18 coups, sans bridage. Les chargeurs sont rétrocompatibles avec la famille 92
PlatineDouble puis simple action, chien apparent, type G : levier de désarmement seul, ambidextre
CulasseFraisée d’origine pour point rouge, deux lumières, cinq platines Beretta au catalogue
Organes de viséeTrois points tritium, montés en queue d’aronde et dérivables
Catégorie (France)Catégorie B 1°
Prix constaté (septembre 2026)1 864,99 à 2 020 € neuf. Aucun prix d’occasion relevé

Deux données manquent, et nous ne les inventerons pas : Beretta ne publie ni le pas de rayure du M9A4, ni les poids de détente en double et en simple action. Nous n’avons trouvé aucune source constructeur pour les combler.

Attention en revanche à trois erreurs relevées sur des fiches d’armuriers français, qu’il ne faut surtout pas reprendre. Une enseigne annonce un canon de 125 mm, qui est la cote du 92FS et pas celle du M9A4. Une autre date l’adoption américaine du 92 à 1995, alors que c’est 1985, dix ans d’écart. La même décrit une carcasse en inox, incompatible avec les 947 g annoncés partout ailleurs. Et le nombre de chargeurs livrés varie de deux à trois selon les fiches, y compris entre l’importateur et un détaillant.

M9A4, M9A3, 92X : le tableau des vraies différences

C’est le service que cet article peut rendre : la moitié des acheteurs confondent quatre pistolets très proches, et certains critères que l’on croit distinctifs ne le sont pas du tout.

M9 (1985)M9A3 (2015)M9A4 (2021)
Culasse point rougenonnonoui, d’origine
Canon fileténonouioui, 1/2×28
Capacité15 coups17 coups18 coups
Leviertype F, sûreté et désarmement sur culassetype F, convertible en Gtype G, désarmement seul
Poignéelarge, arrondieVertec, fineVertec, fine et texturée
RailaucunPicatinny 3 cransPicatinny 3 crans
Visée3 points fixes, guidon non démontabletritium démontabletritium en queue d’aronde
Poids970 g947 g947 g

Ce qu’il faut en retenir : une seule rupture réelle, la culasse point rouge. Tout le reste est de l’ajustement. Et deux faux critères circulent beaucoup : le filetage 1/2×28 n’est pas distinctif, le M9A3 l’a déjà ; la poignée Vertec non plus, le M9A3 l’a déjà aussi. Si un vendeur vous justifie l’écart de prix par le canon fileté, il se trompe ou il vous trompe.

Le 92X Performance, souvent cité dans la même phrase, joue en réalité dans une autre catégorie : c’est une carcasse acier de 1 361 g, soit 414 g de plus, avec guidon fibre optique et hausse réglable. C’est un pistolet de compétition à 25 m, pas un pistolet de service.

Le PAMAS G1, l’ancêtre français du M9A4

Voici l’angle que les guides anglophones ne verront jamais, et il est excellent. La France a fabriqué son propre Beretta 92, sous licence, à la Manufacture d’armes de Saint-Étienne. Il s’appelait PAMAS G1, pour Pistolet Automatique de la Manufacture d’Armes de Saint-Étienne, première génération.

Les chiffres : 100 000 armes produites, dont les premiers exemplaires assemblés à partir de pièces italiennes, et 97 502 exemplaires en service dans les quatre armées françaises. Mise en service opérationnel à la Gendarmerie nationale en 1989, à l’Armée de l’air en 1992, à l’Armée de terre et à la Marine nationale en 1999. En 9×19, 15 coups, environ 217 mm hors tout pour 125 mm de canon et 945 à 960 g.

Et voici le détail qui fait le lien avec le M9A4. Le PAMAS G1 se distinguait techniquement du Beretta 92 italien sur un point précis : son levier de désarmement revenait automatiquement en position de tir après la manœuvre, au lieu de rester en position de sûreté. Autrement dit, un levier qui désarme mais ne verrouille pas. C’est exactement la logique du type G que Beretta généralise aujourd’hui, et qui est vendue comme une modernité du M9A4.

Le tireur français qui achète un M9A4 en 2026 achète donc, sur ce point de fonctionnement, la configuration que l’arme de service française avait déjà en 1989. Ce n’est pas un hasard de nomenclature : le G de « type G » et le G de « G1 » renvoient à la même idée. Notons aussi le défaut documenté du PAMAS G1, qui a sa place dans l’histoire : certaines culasses en acier additionné de tellure présentaient un risque de fissuration après plusieurs milliers de tirs.

Le remplacement s’est fait à deux étages, et c’est utile à connaître. D’abord le Sig Sauer SP 2022, retenu après appel d’offres en 2002, 260 000 exemplaires pour la Police nationale, la Gendarmerie et les Douanes, choisi après des essais où plus de quatre cents policiers, gendarmes et douaniers ont tiré 460 000 cartouches. La désignation 2022 renvoie à la durée de service prévue de vingt ans. Ensuite, pour les armées, le Glock 17 Gen5 FR, 74 600 exemplaires livrés de 2019 à 2022.

Sur le M9A4 lui-même, en revanche, soyons nets : aucune source n’atteste d’une adoption comme arme de dotation, en France ou ailleurs. C’est un produit commercial et d’unités, pas une arme de dotation générale. Nous n’avons rien trouvé non plus de sourcé sur un emploi au GIGN, au RAID ou à la BRI.

La culasse point rouge, et ses limites

C’est l’argument de vente numéro un, cité par sept fiches françaises sur huit. La culasse est fraisée d’usine avec deux lumières, et Beretta propose cinq platines pour la série 90 : une pour Trijicon, une pour Leupold, une pour le trio Burris, Docter et Vortex, une pour C-More, une pour l’Aimpoint ACRO, plus une option Picatinny. Les platines se trouvent en France autour de 80 à 85 €, avec une tension réelle sur l’approvisionnement : sur trois références relevées, une seule était en stock.

Le revers est documenté et il faut le dire. Trois auteurs indépendants relèvent que la platine surélève trop l’optique pour permettre un co-témoignage avec les organes métalliques, et deux d’entre eux signalent des traces d’usinage visibles dans la lumière. Vous montez un point rouge sur ce pistolet, mais vous perdez vos organes de secours dans la fenêtre, contrairement au FN 509 MRD qui sort d’usine avec des organes surélevés.

Beretta M9A4 en 9x19 FDE vu du côté gauche, decocker ambidextre visible
Le côté gauche du M9A4 : le levier de désarmement ambidextre du type G, le rail Picatinny trois crans et la poignée Vertec. Photo : © Beretta

Précision, fiabilité, et la vraie histoire des culasses de 1987

Sur la précision, la mesure la plus complète vient de Frank Melloni pour Combat Handguns, à 25 yards, groupements de cinq coups : 38,6 mm avec une Remington Black Belt à ogive de 124 grains, 52,1 mm avec une Hornady FTX à ogive de 115 grains, 53,6 mm avec une Browning X-Point à ogive de 147 grains. Wyatt Sloan, pour Pew Pew Tactical, rapporte le groupement le plus serré trouvé sur ce modèle, 33,3 mm à la même distance.

Maintenant, l’histoire qu’il faut raconter correctement, parce qu’elle empoisonne la réputation de la famille 92 depuis quarante ans. Entre septembre 1987 et février 1988, des culasses de M9 se sont séparées en service. Les faits établis, notamment par le rapport du Government Accountability Office T-NSIAD-88-46 du 15 septembre 1988 : quatorze cas au total, trois sur le terrain et onze en test, tous au sein des forces spéciales navales américaines, avec des blessures au visage et une dent cassée. Les ruptures en test sont survenues à 23 310, 30 083 et 30 545 cartouches.

La cause a été disputée. Beretta a mis en cause la munition, l’armée a conclu à une ténacité insuffisante du métal des culasses. Le point qui tranche : toutes ces armes tiraient de la munition M882 standard, pas du +P+. La production des culasses a été transférée à Accokeek en avril 1988, et un axe de chien élargi a été ajouté pour retenir une culasse rompue. Un épisode distinct et souvent confondu : environ 12 000 pistolets ont été refusés pour des fissures de carcasse, ce qui n’a rien à voir.

Rien de tout cela ne concerne le M9A4, qui n’a aucun rappel connu. Nous le rapportons parce que c’est ce qu’on vous opposera si vous parlez d’un 92 dans un club, et parce que la version « ils cassaient à cause du +P+ » est fausse.

Un dernier point d’honnêteté : le bloc de verrouillage est une vraie pièce d’usure sur cette famille, aujourd’hui dans sa troisième génération selon Beretta. Aucune source, y compris chez Beretta, ne publie sa durée de vie en nombre de coups. Les chiffres qui circulent sur les forums n’ont aucune source, et nous n’en inventerons pas.

Quelles munitions pour le Beretta M9A4

L’écart entre la meilleure et la pire des trois munitions testées par Frank Melloni est de 15 mm sur le même pistolet, à 25 yards. C’est modeste, et cohérent avec un canon de 130 mm sur une arme de service.

MunitionGroupement relevéVariante testéeSource
Remington Black Belt, ogive de 124 grains38,6 mm à 25 ydM9A4 Full SizeFrank Melloni, Combat Handguns
Hornady FTX, ogive de 115 grains52,1 mm à 25 ydM9A4 Full SizeFrank Melloni, Combat Handguns
Browning X-Point, ogive de 147 grains53,6 mm à 25 ydM9A4 Full SizeFrank Melloni, Combat Handguns
Meilleur groupement relevé, munition non détaillée33,3 mm à 25 ydM9A4 Full SizeWyatt Sloan, Pew Pew Tactical

Trois enseignements.

Un, la munition intermédiaire l’emporte ici. L’ogive de 124 grains bat celle de 115 comme celle de 147. C’est fréquent sur un canon de service de cette longueur, et c’est un bon point de départ pour un tireur qui ne veut pas passer six boîtes à chercher.

Deux, ces chiffres sont ceux d’un pistolet de service, pas d’une arme de match. Autour de 40 mm à 22 m, c’est correct et sans plus. Si vous visez la précision à 25 m en compétition, c’est le 92X Performance à carcasse acier qu’il faut regarder, pas le M9A4.

Trois, aucune mesure française attribuable n’existe sur ce modèle. Nous n’avons trouvé aucun banc d’essai francophone du M9A4, ni en ligne ni dans la presse spécialisée, et zéro fil de forum français consacré à ce modèle précis, contre vingt-deux sur « Beretta 92 » chez le même hébergeur. Le vide éditorial français sur ce pistolet est total.

Ce que ça coûte au coup

Relevé le 9 septembre 2026 en carton de 1 000 à l’Armurerie Lavaux : la Sellier & Bellot à ogive blindée de 124 grains, exactement la masse qui groupe le mieux ici, est à 275,95 €, soit 0,276 € le coup. Une séance de 100 cartouches revient à 28 €.

Ce carton de 1 000 correspond au plafond légal de détention : l’article R. 312-49 du code de la sécurité intérieure limite la détention à 1 000 munitions par arme, quand l’article R. 312-47 autorise à en acquérir 3 000 par arme sur douze mois glissants. Deux plafonds distincts et constamment confondus, détaillés sur la fiche F2250 de service-public.gouv.fr.

Le lot, ce détail qui n’en est pas un

Deux boîtes de la même référence, deux numéros de lot, deux résultats. Quand une munition vous convient, achetez au carton, notez la référence et le numéro de lot, restez dessus. Et laissez passer une vingtaine de cartouches après un nettoyage complet avant de juger un groupement.

Catégorie légale et détention

Catégorie B 1°. Le Beretta M9A4 est classé en catégorie B 1° au Référentiel Général des Armes du ministère de l’Intérieur, sur une ligne unique couvrant les formats Full Size et Centurion.
La détention est soumise à autorisation. Le cadre complet est détaillé dans notre guide sur les armes de catégorie B.

Le canon fileté au pas 1/2×28 ne change rien au classement, mais il change ce que vous avez le droit d’y visser : le sujet est traité dans notre guide sur le canon fileté et la réglementation française.

Prix en France

Huit armuriers, 155 € d’écart entre le moins cher et le plus cher, sur exactement le même pistolet en finition FDE à canon fileté.

Armurerie Baumel1 864,99 €, prix barré 2 059 €
Elite Armurerie1 919,00 €
Armurerie Malgat1 920,00 €, sur commande
Armurerie de la Bourse1 925,00 €
Armurerie Gilles1 930,00 €
Armurerie d’Auxerre1 990,90 €
Armurerie Lavaux2 019,95 €
Armurerie FMR2 020,00 €

Pour situer, chez les mêmes enseignes : un M9A3 se trouve à 1 560 €, un 92X Performance à 1 920 €, et sa version Optic Ready à 2 030 €. Autrement dit, le M9A4 se paie au prix du 92X Performance, qui est un pistolet de compétition à carcasse acier. C’est cher, et c’est le principal argument de ses détracteurs.

Un chargeur de 18 coups coûte 43,56 € en stock, 35 € en rupture selon l’armurier. Une platine de point rouge Beretta, 80 à 85 €. L’importateur est Humbert CTTS, filiale de Beretta Holding depuis 2001, ce qui explique la bonne tenue du réseau français.

Un chien double action en 2026, pour quoi faire

La question mérite d’être posée franchement, parce que tout le marché est passé au percuteur lancé. Les arguments existent des deux côtés et méritent d’être exposés tels quels.

Pour : le premier coup en double action est une sécurité de manipulation que le percuteur lancé n’offre pas, le désarmement ambidextre du type G se fait sans changer de prise, la culasse ouverte évacue les incidents plus facilement que la plupart des culasses fermées, et les 947 g absorbent le relèvement mieux qu’un pistolet de 700 g.

Contre : il faut apprendre deux détentes au lieu d’une, le gabarit est imposant, et trois auteurs relèvent que la circonférence de poignée et la portée de doigt en double action posent un vrai problème aux petites mains. Ajoutons ce que disent les tireurs français de la famille 92, avec un glissement assumé faute de retours sur le M9A4 : la détente n’est ni retouchable ni réglable, ce qui est disqualifiant au 25 m, et les organes fixes placent les impacts bas.

Notre lecture : le M9A4 est un pistolet de service moderne, pas un pistolet de précision, et il faut l’acheter pour ce qu’il est.

Les alternatives

Le Heckler & Koch USP est le concurrent direct sur le terrain du pistolet à chien double action, moins cher en entrée de gamme, sans culasse point rouge.

Le FN 509 coûte moitié moins cher, monte un point rouge avec quatre platines fournies, et conserve un co-témoignage d’usine que le M9A4 n’a pas.

Le Glock 17 fait le même travail de service pour un tiers du prix, sans le charme et sans la double action.

Le CZ P-10 F, à environ 740 €, propose 19 coups et une carcasse polymère moderne. Le rapport prix-prestations est cruel pour le Beretta.

Le verdict

Le verdict

Ce qui convainc

  • La première culasse fraisée d’usine pour point rouge de la famille 92, sept sources la citent en premier
  • Le canon fileté 1/2×28 d’origine, huit sources
  • 18 coups sans bridage, avec des chargeurs rétrocompatibles sur la famille 92
  • Un réseau français solide, l’importateur étant une filiale du groupe Beretta

Ce qui coince

  • Le prix, au niveau du 92X Performance à carcasse acier
  • Pas de co-témoignage avec le point rouge, et des traces d’usinage relevées par deux auteurs
  • 947 g et un gabarit imposant face à des percuteurs lancés de 700 à 820 g
  • Une détente ni retouchable ni réglable, et un vide éditorial francophone total sur ce modèle

Pour qui ? Pour le tireur attaché à la platine à chien et à la famille 92, qui veut la version moderne sans usiner sa culasse. Pour quelqu’un qui cherche la performance au meilleur prix, le CZ ou le FN règlent la question pour la moitié.

Pour le tir sportif avec point rouge, le M9A4 est le seul 92 qui ne demande aucun usinage, mais budgétez la platine et acceptez de perdre vos organes de secours.

Pour la précision à 25 m, regardez le 92X Performance : même prix, carcasse acier, hausse réglable.

Pour retrouver l’arme de service française, c’est le PAMAS G1 qu’il faut chercher en occasion, pas le M9A4.

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un Beretta M9A4 en France ?

En septembre 2026, de 1 864,99 à 2 020 € neuf chez huit armuriers français, pour la version Full Size FDE à canon fileté. Aucun prix d’occasion n’a pu être relevé sur ce modèle.

Quelle différence entre le M9A4 et le M9A3 ?

La seule rupture réelle est la culasse fraisée d’usine pour point rouge, que le M9A3 n’a pas. Ensuite 18 coups contre 17, et un levier de type G à désarmement seul ambidextre. Le canon fileté et la poignée Vertec ne sont pas distinctifs.

Quelle est la catégorie du Beretta M9A4 en France ?

Catégorie B 1° au Référentiel Général des Armes du ministère de l’Intérieur, sur une ligne unique couvrant les formats Full Size et Centurion. La détention est soumise à autorisation.

Qu’est-ce que le PAMAS G1 ?

Le Beretta 92 produit sous licence en France par la Manufacture d’armes de Saint-Étienne : 100 000 armes fabriquées, 97 502 en service dans les quatre armées, de 1989 pour la Gendarmerie à 1999 pour la Terre et la Marine.

Le M9A4 est-il en dotation quelque part ?

Aucune source ne l’atteste, ni en France ni à l’étranger. C’est un produit commercial et d’unités, pas une arme de dotation générale. En France, les armes de service sont le Sig SP 2022 et le Glock 17 Gen5 FR.

Les culasses de Beretta 92 cassent-elles vraiment ?

Quatorze cas ont été recensés entre 1987 et 1988 sur des M9 américains, à cause d’une ténacité insuffisante du métal et non du +P+ : toutes tiraient de la munition standard. La production a été transférée en 1988, et aucun rappel ne vise le M9A4.

Quelle capacité de chargeur pour le M9A4 en France ?

Dix-huit coups, réellement vendus sans bridage. Les chargeurs sont rétrocompatibles avec la famille 92. Comptez 43,56 € pièce chez un armurier français qui l’avait en stock au relevé.

Peut-on monter un point rouge sur un M9A4 sans usiner ?

Oui, la culasse est fraisée d’origine avec deux lumières et cinq platines Beretta existent. Revers documenté par trois auteurs : la platine surélève trop l’optique pour permettre un co-témoignage avec les organes métalliques.

Le M9A4 convient-il au tir de précision à 25 m ?

Modérément. Les groupements publiés tournent autour de 38 à 54 mm à 25 yards, corrects pour une arme de service. Pour la précision pure, le 92X Performance à carcasse acier et hausse réglable coûte le même prix.