Photo de couverture du PCPS Next Gen standard fournie par Derraco Engineering.
Le changement de format prend cinq minutes chez Squibloads. Chez Sport-schutter, il paraît assez rapide pour mériter à peine une réserve. Les deux auteurs ont pourtant utilisé le Derraco PCPS à micromètre. Pour comprendre cet écart, il faut regarder ce qui se passe autour de l’outil. L’un a comparé trois amorceurs sur son établi. L’autre voulait d’abord en finir avec l’inconfort d’une pince tenue en main.
Le Derraco PCPS Next Gen est un amorceur qui emprunte le levier d’une presse de rechargement. Ses principaux atouts, tels que les décrivent les utilisateurs, sont la fin de course facile à reconnaître et le peu d’effort demandé à la main. Son principal inconvénient apparaît entre deux séries, quand l’utilisateur doit changer de format ou libérer sa presse.
Un repère que la main reconnaît
Jean Faure a utilisé le PCPS pour ses propres rechargements. Dans son article publié le 29 octobre 2026, il décrit un coulissement sans jeu perceptible et surtout un arrêt franc en fin de course. Autre détail plus discret de son exemplaire, les couleurs et les marquages lui permettent de distinguer les deux formats d’un coup d’œil. Son observation porte ici sur la facilité à reconnaître les pièces devant soi. Le compte rendu de Jean Faure dans Planète Tir.
Le testeur néerlandais de Sport-schutter part d’une autre expérience. Son ancienne pince Lee devenait inconfortable au fil de la séance, quelle que soit sa façon de la tenir. Sur le PCPS, il décrit un mouvement souple et apprécie de pouvoir poursuivre une série sans retrouver cette gêne. L’exemplaire lui avait été prêté par Hop.nl, comme il le précise à la fin de son essai. L’essai de Sport-schutter.
Chez Squibloads, le point de comparaison est encore différent. L’auteur a essayé successivement une pince, un outil autonome fixé à l’établi et le Derraco installé sur sa presse Forster Co-Ax. Il classe l’effort ressenti dans cet ordre, du plus marqué au plus faible. Ce classement raconte bien l’avantage du levier dans son atelier. Il faut connaître les deux autres outils essayés pour comprendre ce qu’il entend par « peu d’effort ». Le comparatif de Squibloads.
Changer de format, le vrai point de désaccord
Sport-schutter signale un petit ressort qui demande de l’attention, puis juge le changement de format relativement rapide. Squibloads retient précisément ce que l’autre accepte volontiers de faire. Il faut sortir des outils, garder à portée de vue plusieurs petites pièces et interrompre le travail en cours. Il chiffre cette interruption à environ cinq minutes. Dans son comparatif, l’outil autonome de Lyman change de format presque immédiatement.
Un détail de son témoignage éclaire le paradoxe. Squibloads a organisé l’essentiel de son travail autour d’un seul format. Il peut donc décrire avec précision ce qui l’agace et préférer malgré tout le PCPS sur sa propre presse. Chez une personne qui alterne souvent, la même interruption revient plusieurs fois dans la séance. Le nombre de changements en dit ici davantage que le seul temps relevé. Les essais néerlandais et le tableau de Squibloads.
| Critère | Retour d’utilisation | Conséquence pratique |
|---|---|---|
| Fin de course | Jean Faure distingue un arrêt franc. Squibloads apprécie le faible effort sur sa presse. | Le levier et la butée comptent surtout pendant la série. |
| Passage d’un format à l’autre | Assez rapide pour Sport-schutter, environ cinq minutes avec des outils pour Squibloads. | La fréquence des changements détermine le poids de cette interruption. |
| Occupation du poste | Sandusky Plains conserve de la place en utilisant la presse déjà sur son établi. | Ce choix réserve la presse pendant l’utilisation du PCPS. |
La place que prend une préférence
Un quatrième utilisateur apporte le recul du temps. En mars 2026, sur la chaîne Sandusky Plains, il explique pourquoi il conserve le PCPS après deux ans. Sa presse à tourelle est déjà installée et son établi mesure environ 2,40 m. Fixer un appareil supplémentaire reviendrait à lui réserver une partie de ce plateau. Ce qu’il apprécie tient autant à la surface qu’il conserve qu’au fonctionnement de l’outil.
Sur un établi partagé, la même architecture peut peser dans l’autre sens. Fixer un outil indépendant occupe une partie du plateau, mais laisse la presse disponible pour un autre travail. La pince libère à la fois la presse et le plateau une fois rangée, moyennant l’effort à la main que décrivent les deux testeurs. Il faut donc distinguer place libre sur le bois et presse libre au même moment. Notre guide des architectures de presses situe ces différences dans un atelier complet.
Ce que les mesures permettent d’avancer
Sport-schutter est le plus explicite sur son échantillon. Il a contrôlé dix étuis pris sur une série de quarante, tous de même marque et déjà utilisés. Les relevés se regroupent dans un intervalle étroit, avec plusieurs valeurs qui se répètent. Le lecteur dispose ainsi des dix résultats et peut juger leur dispersion. Jean Faure décrit pour sa part l’usage d’une jauge séparée, sans publier de série équivalente dans son article. Les mesures publiées par Sport-schutter.

Les trois questions sont distinctes. La butée fournit un repère à l’utilisateur. L’instrument de contrôle renseigne sur la série qu’il examine. Un éventuel effet en cible demanderait, lui, un essai de tir comparatif qui isole cette variable. Les résultats d’établi cités ici permettent de discuter du confort et de la répétabilité observée. En déduire un gain sur un carton de tir irait au-delà des mesures publiées.
PCPS standard et PCPS Lite, une différence qui compte
Le nom est trompeur dans les résultats français. Certaines fiches accolent « Lite » et « Next Gen » dans le même intitulé. Or le standard étudié par Jean Faure et Sport-schutter comporte un micromètre, que le Lite abandonne. Le distributeur britannique distingue aussi les matériaux et la finition. Cette différence change la portée d’un avis qui vante précisément la netteté de la butée du standard. Les variantes décrites par Derraco UK.
À l’établi, la conclusion la plus solide tient en deux situations. Une personne qui garde longtemps la même configuration peut profiter à chaque série du levier et du repère mécanique, tout en ne rencontrant que rarement le changement qui déplaît à Squibloads. Une personne qui alterne régulièrement ou partage sa presse a intérêt à donner davantage de poids aux interruptions décrites dans son essai. Les qualités de fabrication relevées par les testeurs s’accordent très bien avec ces deux avis d’usage différents.
Questions fréquentes sur le Derraco PCPS Next Gen
Qu’est-ce que le Derraco PCPS Next Gen ?
C’est un amorceur qui utilise le levier d’une presse de rechargement. Sur la version standard, une butée micrométrique donne un repère mécanique de fin de course. La presse occupe donc une place centrale dans l’appréciation du confort.
Comment reconnaître le PCPS standard parmi les versions annoncées ?
La fiche Derraco du standard mentionne expressément le micromètre. Le distributeur britannique décrit séparément le Lite, dépourvu de ce micromètre, et le Wolfgang. Le seul nom « PCPS » dans un titre d’annonce laisse la variante indéterminée.
Combien de temps prend le changement de format ?
Squibloads compte environ cinq minutes sur son propre équipement. Sport-schutter juge ce changement assez rapide sans le chronométrer. Ces deux observations renseignent sur la gêne ressentie et donnent un seul temps individuel.
Que mesure l’essai néerlandais ?
Son auteur contrôle dix étuis prélevés sur une série de quarante du même fabricant, déjà utilisés. Il publie ses relevés individuels. Cette série documente la régularité qu’il a observée dans son atelier.
Que sait-on du PCPS après deux ans ?
Le vidéaste de Sandusky Plains explique qu’il continue à l’utiliser après deux ans. Il tient surtout à conserver de la place sur son établi. Son témoignage apporte du recul sur cette préférence personnelle.
Pourquoi voit-on à la fois les dates 2024 et 2026 ?
La documentation du PCPS standard porte déjà la date de février 2024. Le 29 octobre 2026 correspond à la parution de l’article de Jean Faure sur Planète Tir. Ces dates documentent deux moments différents de la vie du produit.
À lire aussi : les différentes presses de rechargement, l’anatomie d’une cartouche et le coût comparé d’une cartouche rechargée et manufacturée.
