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Le .505 Gibbs a cinq rayures, et ça change la façon de mesurer son canon

Quatre cartouches de .505 Gibbs en laiton à projectile cuivré sur un comptoir d’armurerie

Le .505 Gibbs a cinq rayures. Deux fiches seulement sur les 212 du tableau I de la C.I.P. sont dans ce cas, et ce n’est pas une curiosité d’archiviste : un nombre impair de rayures change la façon dont on mesure un canon. Un pied à coulisse posé en travers ment de douze centièmes et demi de millimètre.

C’est assez pour commander la mauvaise ogive. Voici ce que dit la fiche, ce que le nombre cinq implique, et comment retrouver le fond de rayure quand la mesure directe est impossible.

La fiche, ligne par ligne

La cartouche est déposée au tableau I de la C.I.P., celui des étuis sans bourrelet, sous le nom « 505 Mag. Gibbs ». Pays d’origine le Royaume-Uni, fiche du 14 juin 1984, révisée le 15 mai 2002. Attention à ne pas la confondre avec le 256 Mag. Gibbs, autre fiche de la même maison au même tableau.

CoteValeurCe qu’elle désigne
L380,01 mmlongueur de l’étui
L697,79 mmlongueur hors tout
R116,26 mmdiamètre du culot
P116,26 mmdiamètre du corps, à la base
P215,24 mmdiamètre à l’épaulement
R1,65 mmépaisseur du bourrelet
H213,59 mmdiamètre au collet
G112,83 mmdiamètre maximal de l’ogive
G8,97 mmsaut de balle
Pmax2700 barpression maximale
PK3105 barpression individuelle maximale
PE3375 barpression d’épreuve
EE7040 Jénergie retenue
F12,55 mmdiamètre de l’âme
Z12,80 mmfond de rayure
b5,33 mmlargeur d’une rayure
N5nombre de rayures
u406,00 mmpas de rayures
Q127,14 mm²section d’âme

Trois lignes méritent qu’on s’y arrête avant les autres.

Le culot égale le corps. R1 et P1 valent tous deux 16,26 mm : le bourrelet ne dépasse pas du corps de l’étui, qui reste cylindrique jusqu’à l’épaulement. Trente fiches du tableau I publient cette égalité au centième, et elle a une conséquence pratique : l’extracteur ne trouve rien qui dépasse, il travaille dans la gorge creusée juste au-dessus du culot.

La poussée au culot de balle atteint 34 328 newtons, soit la pression maximale multipliée par la section d’âme et divisée par dix. C’est la dix-septième des 215 fiches du tableau I, et elle est obtenue avec l’une des pressions les plus basses de la table : 2700 bar seulement. La force vient du diamètre, pas de la pression.

Et la rayure fait 5,33 mm de large, ce qui la place au troisième rang des 477 fiches des quatre tableaux, derrière le seul 4 Bore Rifle et le 11,15 × 60 R. Cinq rayures, mais des rayures énormes.

Cinq rayures : deux fiches sur 212

Nous avons relu les 496 fiches des quatre tableaux d’armes à canon rayé, une par une, et relevé la cote N, le nombre de rayures. Quatre cent soixante-dix-sept la publient, sur les index publics de la C.I.P. Voici comment elles se répartissent.

  • Six rayures : 287 fiches. C’est la norme, et de loin.
  • Quatre rayures : 143 fiches. L’autre grande famille.
  • Sept rayures : 18 fiches, presque toutes des express britanniques du tableau II.
  • Cinq rayures : 15 fiches sur 477.
  • Huit rayures : 13 fiches.
  • Douze rayures : une seule fiche, et nous y revenons plus bas.

Au tableau I, celui des cartouches à étui sans bourrelet, les fiches à cinq rayures sont exactement deux sur 212 : le 505 Magnum Gibbs et le 6,5 G.A.P. 4S. Une cartouche à éléphant déposée en 1984 sur un dessin de 1911, et une cartouche de match américaine de 2019. Elles n’ont rien d’autre en commun : ogive de 12,83 mm contre 6,71, rayure de 5,33 mm contre 2,99.

Les treize autres se rangent en deux familles nettes. Au tableau II, deux fiches : la 303 British et la 303 Sporting, qui publient d’ailleurs le même canon au centième, âme 7,70, ogive 7,92, rayure 2,12 et pas de 254,00 mm. Au tableau IV, onze fiches, dont huit portent le nom de Smith & Wesson : les 32, 38 et 44 S&W, le 32 H&R Magnum, le 460 S&W Magnum.

Trois traditions sans rapport, un même nombre impair. Le comparateur ci-dessous lit la cote N de douze fiches réelles et en tire ce qui nous intéresse vraiment : ce qu’un pied à coulisse va lire sur ce canon.

Que lit un pied à coulisse sur ce canon ?

Ce que cet outil ne fait pas : il lit des fiches et applique une géométrie. Il ne dit jamais ce qui se chambre dans quoi, et il décrit un canon d’épreuve, pas le vôtre : sur une arme ancienne ou refaite, seule la mesure sur votre propre canon fait foi, et c’est précisément pour la réussir que le nombre de rayures compte. La part de circonférence creusée vaut N × b divisé par π × F. Les douze jeux de cotes viennent des fiches TDCC publiques des tableaux I à IV, relevées le 30 septembre 2026.

Ce qu’un nombre impair change, concrètement

Voici la raison pour laquelle ce chiffre mérite un article. Quand les rayures sont en nombre pair, elles vont par paires opposées : chaque rayure a une rayure en face d’elle, de l’autre côté de l’âme. Quand elles sont en nombre impair, aucune n’a de vis-à-vis : en face de chaque rayure se trouve un plat, ce que les armuriers appellent une cloison ou un plein.

La conséquence tombe dès qu’on veut mesurer un canon. La méthode classique consiste à pousser une balle de plomb tendre au marteau à travers le tonnerre, puis à mesurer l’empreinte au pied à coulisse. Sur un canon à nombre pair, la mesure en travers donne directement le fond de rayure. Sur un canon à nombre impair, elle donne un fond de rayure d’un côté et un plat de l’autre, c’est-à-dire la moyenne des deux diamètres.

Trois canons vus de bouche : cinq, six et sept rayures Le .505 Gibbs à cinq rayures, le 500 Jeffery à six et le 500 Nitro Express à sept, avec ce que lit un pied à coulisse en travers de chacun. Cinq rayures : aucune n’est en face d’une autre Trois cartouches britanniques de même calibre, vues de bouche. Le trait vertical est un diamètre. 505 Mag. Gibbs tableau I · 5 rayures de 5,33 mm 5 rayures, nombre IMPAIR rayure contre plat le pied à coulisse lit 12,675 mm fond de rayure réel 12,80 mm 500 Jeffery tableau I · 6 rayures de 4,45 mm 6 rayures, nombre pair rayure contre rayure le pied à coulisse lit 12,970 mm fond de rayure réel 12,97 mm 500 Nitro Express 3 » tableau II · 7 rayures de 3,61 mm 7 rayures, nombre IMPAIR rayure contre plat le pied à coulisse lit 12,850 mm fond de rayure réel 13,00 mm Avec un nombre impair de rayures, le fond de rayure ne se mesure pas en travers. Il se calcule : Z = 2 × mesure − F. Sur le .505 Gibbs, une mesure en travers donne 12,675 mm quand la fiche publie un fond de rayure de 12,80 : douze centièmes et demi manquent, ce qui suffit à faire commander la mauvaise ogive. Sur le 500 Jeffery, à six rayures, la mesure est directement bonne. ⚠️ La PROFONDEUR des rayures est grossie dix fois : elle vaut un à deux dixièmes de millimètre, soit deux pixels à l’échelle vraie. Les angles, eux, sont exacts. Cotes F, Z, b et N des fiches C.I.P. des tableaux I et II, relevées le 30 septembre 2026.

Sur le .505 Gibbs, cette moyenne vaut 12,675 mm quand la fiche publie un fond de rayure de 12,80. Douze centièmes et demi manquent à l’appel, et douze centièmes et demi, sur un calibre où les ogives se commandent au millième de pouce, suffisent à faire acheter le mauvais lot.

La correction est simple, et elle se calcule de tête :

Fond de rayure = 2 × mesure en travers − diamètre de l’âme.
Soit, sur le .505 Gibbs : 2 × 12,675 − 12,55 = 12,80 mm.

Encore faut-il connaître le diamètre de l’âme, et c’est là que la fiche C.I.P. cesse d’être un document d’archive pour devenir un outil : elle publie F et Z côte à côte, 12,55 et 12,80. Le rechargeur qui a la fiche sous les yeux corrige sa mesure ; celui qui ne l’a pas commande des ogives de .499 pouce au lieu de .505.

Un mot sur la fiche à douze rayures, puisque nous l’avons annoncée : c’est celle du 444 Marlin, seule des 477 dans ce cas, avec des rayures de 1,57 mm seulement et un pas de 965,00 mm. Douze rayures étroites et peu profondes : c’est la signature du procédé Micro-Groove de Marlin, à l’opposé exact des cinq rayures larges du Gibbs.

D’où vient le .505 Gibbs

La cartouche est dessinée en 1911 par George Gibbs, armurier à Bristol, sous le nom de .505 Rimless Nitro Express. Elle arrive au moment où les chasseurs professionnels d’Afrique cherchent une alternative aux express juxtaposés : une cartouche sans bourrelet, donc faite pour une carabine à verrou, capable d’arrêter un éléphant.

Le choix du sans-bourrelet est le point de départ de tout le reste. Un étui à bourrelet s’empile mal dans un magasin ; un étui dont le culot ne dépasse pas se range en colonne sans se croiser. C’est ce qui a fait du .505 Gibbs la cartouche des carabines à répétition de safari, quand le 600 Nitro Express restait cantonné aux juxtaposés à deux coups.

L’ogive d’origine pesait 525 grains, soit 34 grammes, et la charge était à la cordite. Les chargements modernes tournent autour de 540 à 600 grains selon les fabricants, en blindée à pointe dure pour l’éléphant et en demi-blindée pour le buffle et le lion.

Le .505 Gibbs tiré à l’épaule : 7040 joules d’énergie retenue sur la fiche C.I.P., pour une pression maximale de 2700 bar seulement. Vidéo Old Colonial Treasures.

Le nom reste attaché à la maison Gibbs, qui existe toujours en Angleterre, et la cartouche est encore chambrée par une poignée d’armuriers européens et américains. Elle n’a jamais été une munition de série.

Disponibilité et prix en France

Relevé du 30 septembre 2026, et il tient en une phrase : le calibre a sa case dans les catalogues français, et cette case est vide.

  • Chez les détaillants français, une grande enseigne de chasse maintient une catégorie « balles 505 Gibbs » dans sa cartoucherie, mais elle n’affiche aucun produit en livraison à domicile au relevé.
  • Chez les chargeurs spécialisés américains, la munition existe en série courte et sur commande : les prix affichés vont d’environ 155 à 380 dollars la boîte selon l’ogive, du solide en laiton à la demi-blindée à ossature.
  • Les composants se trouvent plus facilement que la munition chargée : les étuis neufs et les ogives de 525 à 600 grains sont catalogués par les fabricants spécialisés dans la grande chasse.

Ce n’est pas un calibre qu’on choisit pour tirer souvent. C’est un calibre de voyage, qu’on alimente avec trois boîtes pour un safari et qu’on recharge le reste du temps.

Recharger le .505 Gibbs : composants et points de vigilance

C’est un calibre où le rechargement n’est pas un loisir mais une nécessité : la munition d’usine est rare et chère, et les étuis se conservent. Quatre points lui sont propres.

Carabine de safari et trois cartouches de .505 Gibbs sur un comptoir d’armurerie
Le .505 Gibbs : une ogive de 12,83 mm et un étui de 80,01 mm, pour 7040 joules d’énergie retenue sur la fiche C.I.P.

Le diamètre d’ogive, d’abord, et c’est tout le sujet de cet article. La fiche publie 12,83 mm, soit .505 pouce. Les fabricants spécialisés dans la grande chasse africaine, Woodleigh, Barnes, Swift, North Fork, cataloguent des ogives à ce diamètre en blindée à pointe dure et en demi-blindée à ossature. Vérifiez votre canon avant de commander, et si vous le mesurez vous-même, appliquez la correction du nombre impair : le fond de rayure vaut deux fois la mesure en travers moins le diamètre de l’âme.

Les étuis, ensuite. Ils sont énormes, chers et rares. Norma et quelques fabricants spécialisés en produisent par séries ; on les recharge longtemps, ce qui rend le contrôle de longueur et l’examen du culot d’autant plus importants. Un étui de 80 mm qui s’allonge se recoupe, et la cote de référence est sur la fiche : L3 = 80,01 mm.

Les amorces sont des grandes amorces de carabine de type magnum, cohérentes avec le volume de l’étui, que Wikipédia donne à environ 11,5 centimètres cubes.

Les charges se lisent dans la table officielle du fabricant de poudre, Vihtavuori, Norma, Hodgdon ou Vectan selon ce que vous trouvez, jamais dans un forum ni dans un article de blog, celui-ci compris. Partir de la charge de départ du fabricant, monter par paliers, surveiller les signes de surpression. La fiche C.I.P. plafonne à 2700 bar, ce qui est bas pour une cartouche moderne, et une carabine de safari ancienne n’est pas forcément éprouvée pour davantage. Pour la méthode, voir notre dossier sur la composition d’une cartouche et la lecture d’une table de rechargement.

En France : catégorie C

Une carabine à verrou en .505 Gibbs, avec son magasin de deux ou trois coups, est une arme d’épaule à répétition manuelle dont le projectile mesure moins de 20 mm. Elle relève donc de la catégorie C : acquisition sur permis de chasser validé de l’année ou licence de tir en cours de validité, puis déclaration au SIA. Une express à deux coups, arme à un coup par canon, relève de la même catégorie.

Le seuil des 20 millimètres mérite d’être cité, parce que c’est lui qui trace la frontière haute : l’article R311-2 du code de la sécurité intérieure classe en catégorie A1 les armes à canon rayé et leurs munitions dont le projectile atteint ou dépasse 20 mm. Avec 12,83 mm, le .505 Gibbs en est loin, et le seul calibre normalisé par la C.I.P. qui franchisse cette ligne est le 4 Bore Rifle, à 25,40 mm. C’est l’arme qui est classée, jamais le calibre, et ici l’arme est banale au regard du droit français.

Les munitions suivent le régime de l’arme et se vendent sur la même présentation de titre.

Pour quel profil ?

Pour le chasseur qui part en Afrique sur le gros gibier dangereux, et pour lui seul. Buffle, éléphant, rhinocéros : c’est le cahier des charges de 1911 et il n’a pas changé. Les 7040 joules d’énergie retenue de la fiche placent la cartouche au vingtième rang des 214 fiches du tableau I qui publient cette valeur, et sa poussée au culot au dix-septième rang sur 215.

Il n’a aucun intérêt en France métropolitaine. Sur sanglier et cerf, la munition est hors de proportion, hors de prix et introuvable ; n’importe quel calibre de battue fait le travail avec un recul supportable et des munitions en rayon.

Il a en revanche un intérêt de lecture, et c’est ce que cet article a voulu montrer : une fiche C.I.P. ne sert pas qu’à ranger une cartouche dans un tableau. Sur ce calibre précis, elle donne la seule information qui permette de corriger une mesure qu’on ne peut pas faire directement. Cinq rayures, c’est un détail jusqu’au jour où l’on veut mesurer son canon.

À lire aussi : le 600 Nitro Express, le .444 Marlin, et le .950 JDJ.

Questions fréquentes

Combien de rayures a le .505 Gibbs ?

Cinq. Sa fiche C.I.P., au tableau I sous le nom 505 Mag. Gibbs, publie N = 5 rayures de 5,33 mm de large, au pas de 406,00 mm. C’est l’une des deux seules fiches du tableau I dans ce cas sur 212 qui publient un nombre de rayures, avec le 6,5 G.A.P. 4S.

Pourquoi un nombre impair de rayures change-t-il la mesure d’un canon ?

Parce qu’avec un nombre impair, aucune rayure n’est en face d’une autre : chaque rayure a un plat en vis-à-vis. Un pied à coulisse posé en travers d’une balle poussée dans le canon lit donc un fond de rayure contre un plat, c’est-à-dire la moyenne des deux diamètres, et non le fond de rayure. Sur un nombre pair, les rayures vont par paires opposées et la mesure est directement bonne.

Comment retrouver le fond de rayure sur un canon à cinq rayures ?

Par une soustraction : fond de rayure égale deux fois la mesure en travers moins le diamètre de l’âme. Sur le .505 Gibbs, la mesure en travers donne 12,675 mm et l’âme vaut 12,55 : deux fois 12,675 moins 12,55 font 12,80 mm, qui est exactement la cote Z de la fiche. Encore faut-il connaître le diamètre de l’âme, que la fiche publie.

Quel diamètre d’ogive pour le .505 Gibbs ?

12,83 mm au maximum, soit .505 pouce, qui est la cote G1 de la colonne CARTOUCHE MAXI. Le fond de rayure vaut 12,80 mm et l’âme 12,55. Les fabricants spécialisés dans la grande chasse africaine cataloguent des ogives à ce diamètre, de 525 à 600 grains selon le type.

Quelles sont les cotes du .505 Gibbs ?

Colonne CARTOUCHE MAXI de la fiche C.I.P. : longueur d’étui 80,01 mm, longueur hors tout 97,79, culot 16,26, corps à la base 16,26 également, épaulement 15,24, collet 13,59, ogive 12,83. Côté canon : âme 12,55, fond de rayure 12,80, cinq rayures de 5,33 mm au pas de 406,00 mm, section d’âme 127,14 mm². Saut de balle 8,97 mm.

Quelle pression et quelle énergie pour le .505 Gibbs ?

2700 bar de pression maximale, 3105 bar de pression individuelle maximale et 3375 bar de pression d’épreuve. L’énergie retenue vaut 7040 joules, au vingtième rang des 214 fiches du tableau I qui publient cette valeur. La pression est basse pour une cartouche moderne : la puissance vient du diamètre, pas de la pression.

Quelle est la poussée au culot du .505 Gibbs ?

34 328 newtons, soit la pression maximale de 2700 bar multipliée par la section d’âme de 127,14 mm² et divisée par dix. C’est la dix-septième des 215 fiches du tableau I, et la trente-neuvième des 489 fiches des quatre tableaux qui publient les deux valeurs.

Quelles autres cartouches C.I.P. ont cinq rayures ?

Quinze fiches sur les 477 qui publient un nombre de rayures. Deux au tableau I, le 505 Magnum Gibbs et le 6,5 G.A.P. 4S. Deux au tableau II, la 303 British et la 303 Sporting, qui partagent d’ailleurs le même canon au centième. Et onze au tableau IV, dont huit portent le nom de Smith & Wesson : 32, 38 et 44 S&W, 32 H&R Magnum, 460 S&W Magnum.

Quelle cartouche C.I.P. a le plus de rayures ?

Le 444 Marlin, seule des 477 fiches à publier douze rayures. Elles ne font que 1,57 mm de large, au pas de 965,00 mm : c’est la signature du procédé Micro-Groove de Marlin, douze rayures étroites et peu profondes, à l’opposé exact des cinq rayures larges du .505 Gibbs.

Le .505 Gibbs est-il en catégorie A en France ?

Non. L’article R311-2 du code de la sécurité intérieure classe en catégorie A1 les armes à canon rayé et leurs munitions dont le projectile atteint ou dépasse 20 mm. Le .505 Gibbs mesure 12,83 mm. Une carabine à verrou dans ce calibre est une arme d’épaule à répétition manuelle de moins de onze coups : elle relève de la catégorie C, sur permis de chasser validé ou licence de tir, puis déclaration au SIA.

Où acheter des munitions .505 Gibbs en France ?

Au relevé du 30 septembre 2026, nulle part en rayon. Une grande enseigne française de chasse maintient bien une catégorie dédiée au calibre, mais elle n’affichait aucun produit en livraison à domicile. Les chargeurs spécialisés américains en proposent sur commande, de l’ordre de 155 à 380 dollars la boîte selon l’ogive. Les composants, étuis et ogives, se trouvent plus facilement que la munition chargée.