Le Glock 42 est le plus petit pistolet jamais produit par la marque : 345 g, 151 mm, six coups en .380 ACP. Entre 549 et 618 € en France, catégorie B. Son recul très doux fait l’unanimité, sa capacité et sa balistique beaucoup moins. Et il y a un chiffre que personne ne met en avant : en France, la munition coûte 60 % de plus qu’en 9×19.
Le Glock 42 en bref
| Calibre | .380 ACP (9×17, 9 mm Browning court) |
|---|---|
| Longueur totale | 151 mm (5,94″) |
| Longueur du canon | 82,5 mm (3,25″) |
| Hauteur et largeur | 105 mm x 25 mm |
| Largeur de culasse | 21 mm |
| Distance de visée | 125 mm (organes polymère) |
| Poids | 345 g sans chargeur, 390 g avec chargeur vide, 450 g chargé (selon munition) |
| Poids de détente | 24 N annoncés, mesuré nettement plus lourd |
| Capacité | 6 coups, deux chargeurs livrés en France |
| Catégorie (France) | Catégorie B, autorisation préfectorale |
| Prix constaté (août 2026) | 549 à 618 € neuf |
Une précision sur le poids de détente : Glock annonce 24 N, soit environ 2,45 kg. Six sources mesurent nettement plus lourd, et les valeurs relevées vont de 2,5 à près de 3,9 kg selon les testeurs et les exemplaires. C’est une dispersion importante, à garder en tête si vous achetez sans essayer.
Le premier Glock fabriqué aux États-Unis
Le 42 est présenté au SHOT Show de janvier 2014 comme le plus petit pistolet jamais produit par la marque. Un détail historique mérite d’être noté : Glock produisait déjà du .380 ACP depuis des décennies, avec les Glock 25 et 28, mais exclusivement pour l’export vers les marchés interdisant les calibres militaires aux civils. Le 25 se trouve d’ailleurs encore en France, chez un seul armurier, et c’est le seul .380 de la marque nommément admis au règlement TAR. Le 42 est le premier .380 pensé pour le marché américain, et le premier Glock fabriqué aux États-Unis plutôt qu’en Autriche.
Sur la conception, une différence essentielle avec le Glock 26 : le 42 est simple pile. Là où le 26 empile ses cartouches sur deux rangs et mesure 33 mm d’épaisseur, le 42 en fait 25 hors tout et 21 à la culasse. Neuf sources retiennent cette finesse comme son premier argument.
Et c’est là que se joue son identité. Onze sources, le comptage le plus élevé de tout ce dossier, saluent un recul très doux pour un pistolet de 345 g. La combinaison d’un calibre modeste et d’une culasse calée fait qu’un .380 aussi léger reste agréable à tirer, ce qu’aucun micro-compact en 9×19 ne peut prétendre. Cinq sources ajoutent que le manuel d’armes reste intégralement celui d’un Glock, avec des commandes de taille normale et non rabotées.
Précision et fiabilité
Sur la précision, les relevés sont bons pour le format. Duane A. Daiker, pour GUNS Magazine, obtient 47 mm de moyenne à 7 yards en Hornady Critical Defense et en Speer Gold Dot, sur cinq groupements chacune. Cinq sources parlent d’une précision remarquable compte tenu de la taille. À 25 yards sur appui, Chris Baker, chez Lucky Gunner, reste à 90 mm en Hornady XTP.
Sur la fiabilité, il faut être plus nuancé, et c’est le point à connaître avant d’acheter. Six sources donnent le 42 comme fiable une fois la munition validée. Mais huit sources documentent des incidents d’alimentation liés à la munition, ce qui en fait le défaut le mieux établi du modèle. Quatre sources ajoutent que la sensibilité à la munition y est supérieure au reste de la gamme Glock, et Daniel Young, chez Gun University, l’écrit sans détour.
Deux témoignages précis illustrent le problème : Kenzie Fitzpatrick, chez Wideners, signale que les hollow points Corbon ne s’alimentaient pas fiablement dans son exemplaire, et Dave Workman, pour Gun Digest, a rencontré des incidents avec de la Black Hills 90 grains. La conséquence pratique est simple : sur ce pistolet, on valide en stand la munition d’entraînement ET la munition de défense avant de s’y fier. Ce n’est pas optionnel.
Trois sources relèvent aussi une sensibilité au poignet mou, logique sur une arme de 345 g, et quatre un verrouillage arrière de culasse capricieux. Enfin six sources signalent des organes de visée en polymère avec un réglage d’usine bas, l’arme tirant sous le point visé.
Le .380 ACP en canon court : ce que dit la gélatine
C’est le sujet qui décide vraiment de l’achat, et il existe pour une fois une donnée solide et directement transposable. Lucky Gunner Labs a testé vingt références de .380 ACP, et le pistolet d’essai était précisément un Glock 42.
Le protocole, décrit par Chris Baker : gel synthétique Clear Ballistics, barrière quatre couches simulant des vêtements d’hiver, tir à 10 pieds, cinq cartouches par référence, canon de 82,5 mm. La référence est le standard FBI, qui demande entre 12 et 18 pouces de pénétration, soit 305 à 457 mm.
Le résultat mérite d’être posé sans détour. Sur vingt références, une seule tient les deux exigences à la fois, pénétration dans la fenêtre et expansion réelle : la Hornady Critical Defense 90 grains FTX, à 13,24 pouces de pénétration et 0,516 pouce d’expansion. Travis Pike, chez Pew Pew Tactical, le confirme dans les mêmes termes.
| Munition | Pénétration | Expansion | Fenêtre FBI |
|---|---|---|---|
| Hornady Critical Defense 90 gr FTX | 13,24″ | 0,516″ (13,1 mm) | oui, avec expansion |
| SIG Sauer V-Crown 90 gr | 12,84″ | 0,506″ | oui, en limite |
| Hornady XTP 90 gr | 14,14″ | 0,392″, faible | oui, sans expansion |
| Speer Gold Dot 90 gr | 11,00″ | 0,494″, propre | non, sous le seuil |
| Winchester PDX1 95 gr | 9,50″ | 0,632″, la meilleure | non, très loin |
| Barnes TAC-XP 80 gr | 8,64″ | non relevée | non, la plus faible des 20 |
Trois enseignements, et ils vont à contre-courant des idées reçues. Le premier : la munition qui s’ouvre le mieux, la Winchester PDX1 avec 0,632 pouce, est aussi l’une des moins pénétrantes, à 9,5 pouces. Sur un canon court, l’expansion se paie en pénétration.
Le deuxième, plus contre-intuitif encore : plusieurs références dépassent les 18 pouces, jusqu’à 25,58 pouces pour la Federal Hydra-Shok, précisément parce qu’elles ne s’ouvrent pas du tout. Elles se comportent en pratique comme des balles blindées. Sortir du haut de la fenêtre n’est pas un bon signe, c’est un aveu d’échec de l’ogive.
Le troisième est un choix de méthode que Chris Baker assume et qui mérite réflexion : il préfère une munition à pénétration constante même sans expansion fiable, ce qui le conduit à retenir la Hornady XTP. Autrement dit, sur ce calibre et ce canon, il vaut mieux une balle qui traverse qu’une balle qui s’ouvre trop tôt.
Quelles munitions pour le Glock 42, et ce qu’elles coûtent
| Munition | Groupement | Distance | Source |
|---|---|---|---|
| Hornady Critical Defense XTP | 47 mm (1,85″) de moyenne | 7 yd (6,4 m) | Duane A. Daiker, GUNS Magazine |
| Speer Gold Dot GDHP | 47 mm (1,86″) de moyenne | 7 yd | Duane A. Daiker, GUNS Magazine |
| Federal Hydra-Shok JHP | 56 mm (2,19″) de moyenne | 7 yd | Duane A. Daiker, GUNS Magazine |
| Hornady XTP 90 gr | 90 mm (3,55″) sur appui | 25 yd (22,9 m) | Chris Baker, Lucky Gunner |
| Blazer Brass FMJ | 131 mm (5,17″) sur appui | 25 yd | Chris Baker, Lucky Gunner |
Ce que ça coûte au coup, et c’est le vrai sujet
Voici l’information que les essais américains ne donnent jamais, et qui change l’arbitrage pour un tireur français. Relevés en août 2026 chez des armuriers français, en boîte de 50 : Fiocchi FMJ 95 grains à 22,40 €, soit 0,448 € le coup. La même chez un autre revendeur à 23,90 €, soit 0,478 €. Geco FMJ 95 grains entre 25,90 et 26,50 €, soit 0,518 à 0,530 € le coup.
Comparons, puisque c’est tout l’enjeu. Le même jour, chez les mêmes enseignes, le 9×19 se trouve entre 0,285 et 0,306 € le coup. Le .380 ACP coûte donc 57 à 75 % plus cher que le 9×19, pour une balistique inférieure.
En pratique : une séance de 100 coups revient entre 45 et 53 € au lieu de 29 à 31 €. Et si vous épuisez le quota légal de 3 000 cartouches par arme et par période de douze mois, la facture passe d’environ 880 € en 9×19 à près de 1 460 € en .380. Soit 580 € d’écart par an, plus que le prix de l’arme elle-même en deux ans.
Un mot sur l’usage sportif, parce qu’il y a une bonne nouvelle : le 9 mm Browning court figure explicitement dans la liste des calibres réglementaires autorisés du règlement Tir aux Armes Réglementaires de la FFTir, sous les appellations « 9mm Browning court (9×17) » et « 9 x 17 ». Le calibre n’est donc pas un cul-de-sac en compétition.
Le lot, ce détail qui n’en est pas un
Sur ce pistolet plus que sur un autre, la validation par le tir n’est pas facultative, puisque huit sources documentent des incidents d’alimentation liés à la munition. Testez quatre ou cinq références, en entraînement comme en défense, cinq groupements de cinq coups chacune. Et quand une référence fonctionne, achetez-en du volume au même numéro de lot.
Les variantes au catalogue français
L’offre est étroite. Le 42 standard en .380 Auto, livré avec deux chargeurs de six coups, entre 549 et 618 €. Et une version à canon fileté en M12x0,75, réellement importée en France.
En revanche, et contrairement au reste de la gamme, il n’existe ni version MOS, ni rail accessoire, ni coloris bicolore, FDE ou coyote au catalogue français. Le 42 n’a pas suivi l’évolution des autres modèles. Aucune annonce d’occasion n’a été trouvée chez les armuriers consultés.

Les alternatives, et la question qui fâche
Le concurrent le plus gênant du Glock 42 est un Glock. Le Glock 43, sorti l’année suivante, offre le même format dans un calibre 9×19 supérieur. Le corpus est partagé sur la question de savoir s’il rend le 42 obsolète : GunsAmerica, qui a testé les deux ensemble, ne voyait « aucune différence significative sauf les cartouches dans le chargeur », et jugeait le recul en munition de défense à peine distinguable entre les deux calibres. D’autres testeurs défendent le 42 pour son recul plus doux en munition d’entraînement et pour les tireurs sensibles au recul.
Notre lecture, avec les prix français en main : si le recul n’est pas un problème pour vous, le Glock 43X offre dix coups de 9×19 pour 90 à 150 € de plus à l’achat, et vous fait économiser 580 € par an de munition. L’arbitrage se retourne en moins d’un an.
Et si votre objectif est purement l’entraînement à moindre coût, le calcul désigne un autre modèle : le Glock 44 en .22 LR descend à 0,10 à 0,20 € le coup, contre 0,448 à 0,530 € pour le .380 ACP. Il reprend la carcasse du Glock 19 et non celle du 42, mais l’écart de munition est sans commune mesure.
Hors gamme Glock, le SIG Sauer P365 propose dix coups de 9×19 dans un encombrement comparable, et le Ruger LCP ou le Smith & Wesson Bodyguard 380 sont plus petits et moins chers si le format de poche est vraiment l’objectif.
Le verdict
Le verdict
Ce qui convainc
- Un recul très doux pour 345 g, le point sur lequel onze sources s’accordent, et qu’aucun micro-compact en 9×19 ne peut égaler
- Une vraie finesse, 21 mm à la culasse et 25 mm hors tout, contre 33 mm pour un Glock 26 (9 sources)
- Une précision remarquable pour le format, 47 mm de moyenne à 7 yards sur les meilleures munitions (5 sources)
Ce qui coince
- Six coups seulement, quand la concurrence en propose dix dans le même encombrement (8 sources)
- Des incidents d’alimentation liés à la munition, le défaut le mieux documenté du modèle (8 sources)
- Sur vingt munitions .380 testées dans un Glock 42, une seule tient à la fois la pénétration et l’expansion attendues
Pour qui ? Pour le tireur que le recul du 9×19 rebute réellement, ou qui cherche l’arme la plus fine possible et accepte six coups. Pour tous les autres, le calcul français tranche : le .380 coûte 60 % de plus au coup, et l’écart annuel dépasse le prix de l’arme en deux ans. Un Glock 43X vous coûtera plus cher à l’achat et nettement moins cher à l’usage.
Questions fréquentes
Combien coûte la munition .380 ACP en France ?
Entre 22,40 et 26,50 € la boîte de 50 en FMJ, relevé en août 2026, soit 0,448 à 0,530 € le coup. C’est 57 à 75 % de plus que le 9×19, qui se trouve entre 0,285 et 0,306 € le coup chez les mêmes enseignes.
Quelle munition choisir pour un Glock 42 ?
Sur vingt références testées en gélatine dans un Glock 42 par Lucky Gunner, seule la Hornady Critical Defense 90 grains FTX tient à la fois la fenêtre FBI de pénétration et une expansion réelle, à 13,24 pouces et 0,516 pouce.
Le Glock 42 est-il fiable ?
Une fois la munition validée, oui, six sources le confirment. Mais huit sources documentent des incidents d’alimentation liés à la munition, et quatre notent une sensibilité supérieure au reste de la gamme. Validez en stand avant de vous y fier.
Quel est le prix d’un Glock 42 en France ?
Entre 549 et 618 € neuf, relevé en août 2026 chez neuf armuriers français. Aucune annonce d’occasion n’a été trouvée. Une version à canon fileté en M12x0,75 est également importée.
Combien de coups dans un Glock 42 ?
Six coups, avec deux chargeurs livrés en France. C’est le principal reproche fait au modèle, que huit sources formulent, la concurrence proposant souvent dix coups dans un encombrement comparable.
Le .380 ACP est-il autorisé en compétition FFTir ?
Oui en Tir aux Armes Réglementaires : le règlement TAR de la FFTir liste explicitement le « 9mm Browning court (9×17) » parmi les calibres réglementaires autorisés pour les armes de poing.
Glock 42 ou Glock 43 ?
Le corpus est partagé. GunsAmerica, qui a testé les deux, ne voyait aucune différence significative hors calibre, et un recul à peine distinguable en munition de défense. Le 42 garde l’avantage du recul doux en entraînement.
Le Glock 42 est-il plus fin qu’un Glock 26 ?
Nettement. Le 42 est simple pile : 25 mm hors tout et 21 mm à la culasse, contre 33 mm pour le Glock 26, qui est double pile. Il pèse aussi 214 grammes de moins à vide, 345 g contre 559 g.
Existe-t-il un Glock 42 MOS ou avec rail ?
Non, ni l’un ni l’autre au catalogue français, pas plus qu’en coloris bicolore, FDE ou coyote. Seules la version standard et une version à canon fileté M12x0,75 sont réellement importées.
La détente du Glock 42 est-elle dure ?
Plus que l’annonce. Glock indique 24 N, soit environ 2,45 kg, mais six sources mesurent nettement plus lourd, avec des valeurs allant de 2,5 à près de 3,9 kg selon les testeurs et les exemplaires. La dispersion est importante.
