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Le .458 Lott : même poussée que le .458 Winchester Magnum, 20 mm de saut en moins

Six cartouches de .458 Lott à ogive blindée debout et couchées sur le comptoir d'une armurerie

Le .458 Lott et le .458 Winchester Magnum ont la même ceinture, le même corps d’étui, la même ogive, le même plafond de pression et le même canon. Leur poussée au culot de balle est identique au newton près : 45 124 dans les deux cas.

Trois cotes seulement les séparent sur les fiches de la C.I.P. Deux sont connues : l’étui du Lott est plus long de 7,62 mm et son pas de rayures est plus rapide. La troisième n’est citée nulle part, et c’est pourtant la plus spectaculaire des deux fiches.

Trois cotes, et trois seulement

Nous avons relevé les quarante fiches françaises du tableau III de la C.I.P., celui des cartouches à ceinture. Vingt-deux portent la ceinture Holland & Holland de 13,51 mm, et nos deux .458 en font partie. Elles partagent aussi le corps d’étui, le collet, l’ogive maximale, le plafond de pression et jusqu’à l’âme du canon.

Cote C.I.P.458 Lott458 Winchester Magnum
Ceinture13,51 mm13,51 mm
Corps d’étui13,03 mm13,03 mm
Collet12,22 mm12,22 mm
Ogive maximale11,66 mm11,66 mm
Âme / fond de rayure11,43 / 11,63 mm11,43 / 11,63 mm
Pression maximale4300 bar4300 bar
Section d’âme104,94 mm²104,94 mm²
Longueur d’étui71,12 mm63,50 mm
Pas de rayures254,00 mm356,00 mm
Cote G de la chambre8,10 mm28,15 mm
Longueur hors tout91,44 mm84,84 mm
Énergie retenue7140 J6615 J
Date de la fiche24 août 2000, révisée le 16 mai 200614 juin 1984, révisée le 15 mai 2002
Fiches C.I.P. tableau III du 458 Lott et du 458 Win. Mag., relevées le 16 septembre 2026.

Les sept premières lignes sont identiques, au centième près, sur les deux documents. Les trois lignes surlignées portent tout l’écart. L’étui d’abord : 71,12 contre 63,50, soit 7,62 mm de plus, ce qui fait très exactement trois cents millièmes de pouce. Le pas de rayures ensuite : un tour en 254,00 mm chez le Lott, c’est-à-dire en dix pouces ronds, contre un tour en 356,00 mm, soit quatorze pouces. Et la cote G, sur laquelle nous revenons.

La poussée au culot est rigoureusement la même

Commençons par ce que l’allongement ne change pas. La force qui pousse une ogive vaut la pression multipliée par la section de l’âme. Un bar vaut cent mille pascals, un millimètre carré un millionième de mètre carré : la force en newtons vaut donc la pression en bars, multipliée par la section en millimètres carrés, divisée par dix.

  • 458 Lott : 4300 × 104,94 ÷ 10 = 45 124 newtons
  • 458 Winchester Magnum : 4300 × 104,94 ÷ 10 = 45 124 newtons

Même plafond, même section, même poussée. Sur les trente-neuf fiches du tableau III qui publient à la fois une pression et une section, les deux .458 occupent ensemble les troisième et quatrième places, derrière le .465 H&H Belted Magnum et ses 47 218 newtons, et le .460 Weatherby Magnum et ses 45 954. La cote de section, notée Q sur la fiche, est la seule de tout le document qui soit déjà une surface : la C.I.P. la publie pour chaque calibre, et personne ne s’en sert.

Ce qui suit est donc acquis : allonger l’étui d’un .458 Winchester Magnum n’augmente pas d’un newton la force appliquée à la balle. Ce qui change, c’est la durée pendant laquelle cette force s’applique, et l’endroit où elle commence à s’appliquer pour de bon.

La cote que personne ne lit : où commencent les rayures

Le saut de balle du .458 Winchester Magnum et du .458 Lott Les deux cartouches .458 a la meme echelle et le debut des rayures de chaque chambre. Où commencent les rayures : deux .458 sur le même étui Même ceinture, même corps, même balle, même pression, même canon. La chambre, elle, diffère. 458 Lott étui 71,12 mm · pas de rayures 254,00 mm · 7140 J rayures à 79,22 mm du culot saut de 8,10 mm 458 Winchester Magnum étui 63,50 mm · pas de rayures 356,00 mm · 6615 J rayures à 91,65 mm du culot saut de 28,15 mm 28,15 mm : le plus long saut des 32 fiches du tableau III qui en publient un. La cote G de la chambre mesure la distance de la bouche de l’étui au début des rayures ; la fiche publie la somme L3+G, prise depuis le culot. Le .458 Winchester Magnum devance les Weatherby, dont le saut est la signature : .378 à 24,99 mm, .460 à 24,72, .375 à 24,18. Chez lui les rayures commencent 6,81 mm au-delà de la pointe de la cartouche la plus longue que la fiche autorise. Ni la ceinture ni le cône de raccordement ne sont dessinés : la fiche ne les situe pas. Fiches C.I.P. tableau III, .458 Lott et .458 Win. Mag., relevées le 16 septembre 2026.
Les deux profils sont construits point par point sur les cotes des fiches. La position des rayures est la cote L3+G de chaque document.

Sous l’intitulé « Prise de rayures », la colonne CHAMBRE MINI de chaque fiche porte une cote G. Elle donne la distance entre la bouche de l’étui et le début des rayures, et la fiche publie aussi la somme L3+G, mesurée depuis le culot. C’est ce qu’on appelle le saut de balle, ou free bore en anglais : la longueur que le projectile parcourt avant que l’acier ne le prenne.

  • 458 Lott : G = 8,10 mm, soit des rayures à 79,22 mm du culot.
  • 458 Winchester Magnum : G = 28,15 mm, soit des rayures à 91,65 mm du culot.

Vingt millimètres d’écart entre deux cartouches qui partagent tout le reste. Et 28,15 mm, ce n’est pas une valeur ordinaire : sur les trente-deux fiches du tableau III qui publient une cote G, le .458 Winchester Magnum tient la première place. Il devance les Weatherby, dont le long saut est la signature technique depuis toujours : le .378 à 24,99 mm, le .460 à 24,72, le .375 à 24,18. Le .458 Lott, lui, est vingt-et-unième avec ses 8,10 mm.

Le chiffre prend toute sa portée quand on le compare à la longueur de la cartouche. Chez le .458 Winchester Magnum, les rayures commencent 6,81 mm au-delà de la pointe de la cartouche la plus longue que sa propre fiche autorise : 91,65 mm contre 84,84. Cinq fiches sur trente-deux sont dans ce cas au tableau III, et c’est lui qui mène, devant le .375 Weatherby à 6,32 mm, le .378 Weatherby à 6,14 et le 7 × 61 Super à 5,00. Chez le Lott, à l’inverse, le début des rayures se situe 12,22 mm en arrière de la pointe : le nez de l’ogive occupe déjà cette zone.

Le diamètre suit la même logique. La fiche du .458 Winchester Magnum donne une prise de rayures à 11,91 mm pour une ogive qui ne peut pas dépasser 11,66 : un quart de millimètre de jeu au diamètre, et c’est le plus grand écart des trente-deux fiches, devant le .450 Marlin et ses 0,17 mm. Celle du Lott donne 11,66 contre 11,66 : rien.

Une précision d’honnêteté : la fiche décrit une géométrie, elle n’explique pas une performance. Elle ne dit pas que le saut de balle cause l’écart de vitesse. Elle dit seulement que les deux différences de chambre, le volume d’étui et la longueur du saut, vont dans le même sens, et que la seconde n’est jamais mentionnée quand on compare ces deux calibres.

Combien de volume l’étui gagne-t-il vraiment

On peut estimer le gain sans ouvrir une cartouche, à partir des seules cotes publiées. À la bouche, l’épaisseur de paroi vaut la moitié de l’écart entre le collet et l’ogive, soit (12,22 − 11,66) ÷ 2 = 0,28 mm. Le diamètre intérieur à la bouche vaut donc 11,66 mm, et les 7,62 mm d’étui supplémentaires ajoutent un cylindre de 0,81 cm³ environ, l’équivalent de 12,6 grains d’eau.

C’est une estimation, et nous la donnons comme telle : elle suppose que la paroi mesurée à la bouche se prolonge sur toute la longueur ajoutée, ce que la fiche ne garantit pas : elle ne publie l’épaisseur qu’au culot, sous la cote e min = 0,94 mm. L’ordre de grandeur, lui, est solide : une douzaine de grains d’eau de volume en plus, à pression égale.

Le comparateur du tableau III

L’outil applique les mêmes lectures à douze cartouches à ceinture et les compare au .458 Lott : la poussée au culot, l’énergie retenue par la fiche, et la position du début des rayures. Certaines fiches ne publient pas de cote G, et l’outil le dit plutôt que de l’inventer.

Comparer au .458 Lott

Ce que cet outil ne fait pas : il lit des fiches et applique une multiplication. Il ne dit jamais ce qui se chambre dans quoi, et la poussée au culot n’est pas une performance sur le gibier : elle ne dit rien de la vitesse, de la trajectoire ni du comportement de l’ogive. Seul le marquage du canon fait foi. Les treize jeux de cotes viennent des fiches TDCC publiques du tableau III, relevées le 16 septembre 2026. L’énergie retenue n’est pas une performance mesurée : c’est la valeur attachée à la cartouche telle qu’elle a été déposée.

Ce que ça donne à la sortie du canon

Le même fabricant américain charge les deux calibres avec la même ogive blindée de 500 grains, et publie les deux relevés dans un canon d’essai de 24 pouces. C’est la comparaison la plus propre qu’on puisse trouver, parce que seule la cartouche change.

  • 458 Lott : 2300 pieds par seconde et 5873 pieds-livres, soit 701 m/s et 7 963 joules.
  • 458 Winchester Magnum : 2140 pieds par seconde et 5084 pieds-livres, soit 652 m/s et 6 893 joules, et ce avec la poudre la plus performante du catalogue de la maison.

Quarante-neuf mètres par seconde d’écart, et 1 070 joules, soit 7,5 % de vitesse et 15,5 % d’énergie. À cent yards, l’écart tient : 618 m/s et 6 195 joules pour le Lott, 573 m/s et 5 320 joules pour le Winchester.

Un détail qui mérite d’être dit, parce qu’il revient souvent : ces deux charges d’usine dépassent l’énergie retenue par la fiche, de 11,5 % pour le Lott et de 4,2 % pour le Winchester. Ce n’est pas une anomalie. L’énergie retenue n’est pas un plafond réglementaire : le plafond, c’est la pression, et elle vaut 4300 bar pour les deux. C’est une valeur de référence attachée à la cartouche au moment du dépôt, dans des conditions d’épreuve qui ne sont pas celles d’un canon de chasse de 24 pouces.

Un .458 Winchester Magnum entre-t-il dans une chambre de .458 Lott

La question revient dans toutes les discussions sur ce calibre, et les fiches permettent d’y répondre proprement. La méthode est toujours la même : on prend la colonne CARTOUCHE MAXI de l’une et la colonne CHAMBRE MINI de l’autre, et on regarde si tout passe.

CoteCartouche .458 Win. Mag. au maximumChambre .458 Lott au minimum
Ceinture13,51 mm13,56 mm
Bourrelet13,51 mm13,56 mm
Corps d’étui13,03 mm13,05 mm
Collet12,22 mm12,27 mm
Ogive11,66 mm11,66 mm
Longueur d’étui63,50 mm71,37 mm
Colonne CARTOUCHE MAXI de la fiche du 458 Win. Mag. contre colonne CHAMBRE MINI de la fiche du 458 Lott.

Toutes les cotes passent, et l’étui s’arrête 7,87 mm avant la fin de la chambre à étui. Dans l’autre sens, c’est non, et de loin : l’étui du Lott mesure 71,12 mm quand la chambre mini du .458 Winchester Magnum en accepte 64,01. Il dépasse de 7,11 mm, et il n’y a aucune tolérance qui rattrape sept millimètres.

Une conséquence inattendue mérite d’être relevée, puisque nous avons les deux cotes G : dans une chambre de .458 Lott, la balle d’un .458 Winchester Magnum saute 15,72 mm au lieu de 28,15, et elle arrive sur une prise de rayures de 11,66 mm au lieu de 11,91. Le saut est presque divisé par deux, et le passage est plus serré.

Cela dit, et c’est le point le plus important de cette section : une fiche C.I.P. décrit une cartouche et une chambre, elle n’autorise rien. La comparaison ci-dessus est une lecture de cotes, pas un feu vert. Sur une arme donnée, ce qui fait foi est le marquage du canon et lui seul, et la question se pose à un armurier, pas à un tableau.

Carabine à verrou de safari à crosse en noyer et plaque de couche épaisse, avec des cartouches de .458 Lott sur un comptoir d'armurerie
Une plaque de couche épaisse, des organes de visée mécaniques et une lunette de faible grossissement : le .458 Lott ne se monte pas comme un calibre de plaine.

D’où vient le .458 Lott

La cartouche porte le nom de Jack Lott, chasseur et auteur américain. L’histoire est connue : en 1959, au Mozambique, il est blessé par un buffle du Cap qu’il chassait au .458 Winchester Magnum. Il dessine sa cartouche en 1971, sur un principe simple : reprendre l’étui du Winchester et lui rendre les trois cents millièmes de pouce que celui-ci avait perdus pour tenir dans une boîte de culasse standard.

Il faut attendre 1989 pour qu’A-Square la propose commercialement, 1995 pour la normalisation SAAMI, et le 24 août 2000 pour la fiche C.I.P., révisée le 16 mai 2006. Vingt-neuf ans entre le dessin et le document européen : c’est long, et ça dit bien ce qu’était le .458 Lott à l’origine, un calibre d’artisan avant d’être un calibre de catalogue.

Prix et disponibilité du .458 Lott en France

La filière existe, elle est mince, et elle est chère. Relevé du 16 septembre 2026 chez les détaillants français :

  • 165,90 € les vingt pour une ogive française de 450 grains à pointe creuse, soit 8,30 € le coup : c’est la référence la moins chère trouvée.
  • 115,00 € les dix pour une ogive blindée scandinave de 500 grains, soit 11,50 € le coup.
  • 252,00 € les vingt pour l’ogive américaine de 500 grains de la série « gros gibier dangereux », soit 12,60 € le coup, mais en précommande seulement. Un second détaillant l’affiche à 275,00 €, en rupture.
  • Une quatrième référence, une ogive à pointe souple de 35,6 g, est annoncée à 190,00 €, sans que le conditionnement soit publié.

Aucune des références relevées n’était en stock immédiat au jour du relevé, hors précommande. C’est le régime normal d’un calibre de safari en France : on commande, on attend, et on prend la boîte qui arrive. Pour un usage régulier, la question du rechargement ne se pose donc pas vraiment : elle est déjà tranchée.

Quelle arme en .458 Lott

Le calibre a été chambré par CZ sur le ZKK 602 puis sur le 550, par Ruger sur le M77 RSM à partir de 2002, par A-Square, Heym, Mauser, Kimber, Holland & Holland, Blaser et Weatherby. Ce sont des carabines de safari : verrou massif, boîtier long, crosse lourde, plaque de couche épaisse, organes de visée mécaniques conservés.

En France, c’est un calibre de commande spéciale ou d’occasion, pas une ligne de catalogue qu’on trouve en rayon. Sur une arme d’occasion, le marquage du canon est à vérifier avant tout le reste : un .458 Winchester Magnum et un .458 Lott se ressemblent assez pour qu’une confusion soit possible, et la confusion ne va que dans un sens. C’est aussi vrai pour les armes que nous avons détaillées ailleurs, du .450 Marlin au .600 Nitro Express.

Recharger le .458 Lott

La fiche donne les cotes utiles : ogive de 11,66 mm au maximum, âme 11,43, fond de rayure 11,63, six rayures de 3,81 mm, pas de 254,00 mm soit un tour en dix pouces ronds, étui de 71,12 mm, longueur hors tout 91,44 mm, section d’âme 104,94 mm².

Le pas de rayures est le point à ne pas manquer. Un tour en dix pouces contre un tour en quatorze au .458 Winchester Magnum : le Lott stabilise des ogives nettement plus longues, ce qui est exactement l’intérêt d’un calibre de gros gibier dangereux où l’on cherche de la pénétration. À l’inverse, un projectile court et léger y sera sur-stabilisé.

Côté pression, le plafond est de 4300 bar, la pression individuelle maximale de 4945 et la pression d’épreuve de 5375. L’étui plus long invite à remplir, et c’est la seule chose à ne pas faire mécaniquement : le gain du Lott vient d’un volume plus grand à pression égale, pas d’une pression plus haute. Pour la méthode, voir notre dossier sur la composition d’une cartouche, notre article sur la balistique du rechargement et la lecture d’une table de rechargement.

En France : catégorie C

Une carabine à canon rayé en .458 Lott, à répétition manuelle et de onze coups au plus, relève de la catégorie C : acquisition sur permis de chasser validé de l’année ou licence de tir en cours de validité, puis déclaration. L’ogive de 11,66 mm reste très loin du seuil de 20 mm qui fait basculer une arme d’épaule en catégorie A1, et le calibre ne figure dans aucune des listes d’exception.

Pour quel profil le .458 Lott a un sens

Il en a un si vous chassez le gros gibier dangereux, que vous possédez ou commandez une carabine de safari, et que vous rechargez. Il offre 15 % d’énergie de plus que le .458 Winchester Magnum avec la même ogive, sans monter d’un bar, et il accepte les munitions de son aîné, sous la seule réserve du marquage du canon.

Il n’en a pas si vous cherchez un calibre disponible. Rien en stock, huit à treize euros le coup, aucune arme neuve en rayon en France. Pour de la puissance lisible et une filière en place, le .338 Winchester Magnum et le .300 Winchester Magnum sont sur la même ceinture et dans tous les catalogues.

Et il mérite d’être lu par qui compare des fiches, pour une raison qui dépasse ce calibre. Entre deux cartouches jumelles, les cotes qu’on cite d’habitude, étui, ogive, pression, étaient toutes identiques ou connues. Celle qui les sépare vraiment était rangée en bas à droite de la fiche, sous un intitulé que personne ne lit.

À lire aussi : le .338 Winchester Magnum, le .444 Marlin, et le .416 Barrett.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre le .458 Lott et le .458 Winchester Magnum ?

Trois cotes, sur des fiches C.I.P. par ailleurs identiques. L’étui du Lott mesure 71,12 mm contre 63,50, soit 7,62 mm de plus, c’est-à-dire exactement trois cents millièmes de pouce. Son pas de rayures est de 254,00 mm contre 356,00, soit un tour en dix pouces au lieu de quatorze. Et la cote G de sa chambre vaut 8,10 mm contre 28,15. Ceinture, corps d’étui, collet, ogive, pression et canon sont les mêmes.

Le .458 Lott pousse-t-il plus fort que le .458 Winchester Magnum ?

Non, pas d’un newton. La force au culot de balle vaut la pression multipliée par la section de l’âme, divisée par dix. Les deux fiches donnent 4300 bar et 104,94 mm², soit 45 124 newtons dans les deux cas. Ce que le Lott gagne vient du volume d’étui, pas de la poussée instantanée.

Peut-on tirer du .458 Winchester Magnum dans une carabine en .458 Lott ?

Les cotes le permettent : la cartouche .458 Winchester Magnum au maximum passe sous la chambre .458 Lott au minimum sur chaque ligne publiée, 13,51 contre 13,56 à la ceinture, 13,03 contre 13,05 au corps, 12,22 contre 12,27 au collet, 11,66 contre 11,66 à l’ogive, et l’étui s’arrête 7,87 mm avant la fin de la chambre à étui. Mais une fiche C.I.P. décrit, elle n’autorise pas : sur une arme donnée, seul le marquage du canon fait foi, et la question se pose à un armurier.

Et l’inverse, du .458 Lott dans un .458 Winchester Magnum ?

Non. L’étui du Lott mesure 71,12 mm quand la chambre minimale du .458 Winchester Magnum en accepte 64,01. Il dépasse de 7,11 mm, et aucune tolérance ne rattrape sept millimètres.

Qu’est-ce que la cote G d’une fiche C.I.P. ?

Sous l’intitulé « Prise de rayures », la colonne CHAMBRE MINI donne la distance entre la bouche de l’étui et le début des rayures, c’est le saut de balle. La fiche publie aussi la somme L3+G, mesurée depuis le culot. Trente-deux des quarante fiches du tableau III publient une cote G ; les huit autres n’en donnent pas.

Pourquoi le saut de balle du .458 Winchester Magnum est-il si long ?

La fiche ne l’explique pas, elle le constate : 28,15 mm, la plus grande valeur des trente-deux fiches du tableau III qui publient une cote G, devant le .378 Weatherby à 24,99 mm, le .460 à 24,72 et le .375 à 24,18. Chez lui les rayures commencent 91,65 mm après le culot, soit 6,81 mm au-delà de la pointe de la cartouche la plus longue que sa propre fiche autorise.

Quelle est la pression maximale du .458 Lott ?

4300 bar selon la fiche C.I.P. du 24 août 2000, révisée le 16 mai 2006, pour une pression individuelle maximale de 4945 bar et une pression d’épreuve de 5375. C’est la même valeur que le .458 Winchester Magnum, le .375 H&H Magnum, le .300 et le .338 Winchester Magnum.

Quelle énergie développe un .458 Lott ?

La fiche retient 7140 joules. Une munition d’usine américaine à ogive blindée de 500 grains est annoncée par son fabricant à 2300 pieds par seconde en canon d’essai de 24 pouces, soit 701 m/s et 7 963 joules, et 618 m/s pour 6 195 joules à cent yards. La même ogive en .458 Winchester Magnum donne 652 m/s et 6 893 joules.

Quel est le pas de rayures du .458 Lott ?

254,00 mm, soit un tour en dix pouces ronds, contre 356,00 mm, c’est-à-dire quatorze pouces, pour le .458 Winchester Magnum. Le canon compte six rayures de 3,81 mm de large, pour une âme de 11,43 mm et un fond de rayure de 11,63.

Trouve-t-on des munitions .458 Lott en France ?

Oui, mais rarement en stock immédiat. Relevé du 16 septembre 2026 : une ogive française de 450 grains à 165,90 € les vingt, soit 8,30 € le coup ; une ogive blindée scandinave de 500 grains à 115,00 € les dix ; une ogive américaine de 500 grains à 252,00 € les vingt en précommande, ou 275,00 € en rupture chez un autre détaillant.

Qui était Jack Lott ?

Un chasseur et auteur américain, blessé en 1959 au Mozambique par un buffle du Cap qu’il chassait au .458 Winchester Magnum. Il dessine sa cartouche en 1971 ; A-Square la commercialise en 1989, SAAMI la normalise en 1995, et la C.I.P. publie sa fiche le 24 août 2000.