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Chargeurs : 10 par arme, et pourquoi un chargeur peut faire basculer votre arme en catégorie A

Chargeur camembert et quota de chargeurs : quatre chargeurs de pistolet rangés dans un tiroir en mousse

Chargeur camembert : ce chargeur tambour, rond comme la boîte du fromage, contient d’une vingtaine à cent cartouches, et c’est ce qui le range presque toujours en catégorie A1. En France, un chargeur est classé pour lui-même, selon sa capacité et l’arme à laquelle il est destiné : au-delà de 20 cartouches pour une arme de poing, de 10 pour une arme d’épaule semi-automatique à percussion centrale, de 30 pour une arme d’épaule à percussion annulaire ou à répétition manuelle. Inséré dans une arme de catégorie B, il la fait basculer en catégorie A le temps de l’insertion. Et quelle que soit sa capacité, un détenteur ne peut pas en avoir plus de dix par arme, sauf dérogation propre au tir sportif de vitesse.

Ce dossier s’appuie sur la fiche du Service central des armes consacrée aux chargeurs (septembre 2018), sur les fiches de synthèse diffusées par les préfectures après le décret du 29 juin 2018 et sur la fiche de justice.fr mise à jour en septembre 2025. Là où les sources officielles divergent, nous le disons.

L’essentiel en quatre points

  • Un chargeur a sa propre catégorie : au-delà du seuil, il est en A1, même si l’arme qui le reçoit est en B.
  • Dix chargeurs au plus par arme détenue, et chaque achat se fait sur présentation du titre de l’arme.
  • Un tireur sportif autorisé peut acquérir des chargeurs de 11 à 30 cartouches pour sa carabine ou son fusil semi-automatique de catégorie B.
  • Au-delà de 30 cartouches pour une arme d’épaule, ou de 20 pour un pistolet, l’accès est réservé aux tireurs de tir sportif de vitesse.

Le chargeur camembert : ce que c’est, de la Thompson au Derya

Le mot est un surnom : le Wiktionnaire définit le chargeur camembert comme un type de chargeur en forme d’arc de cercle. C’est un chargeur tambour, un disque dans lequel les cartouches s’enroulent autour d’un axe et sont poussées vers la fenêtre d’alimentation par un ressort qu’on arme au chargement. Sa forme permet de loger bien plus de munitions qu’un chargeur droit de même encombrement, au prix du poids et de la complexité.

Les modèles les plus célèbres sont militaires : les tambours de 50 et de 100 cartouches en .45 ACP du pistolet-mitrailleur Thompson, celui de 71 cartouches du PPSh-41 soviétique, les tambours de 75 cartouches pour les fusils de la famille AK. Aujourd’hui, les versions en polymère se déclinent pour les carabines de type AR-15 (60 cartouches en 5,56 mm pour le D-60 de Magpul), pour les carabines et pistolets en 9 mm, souvent autour de 50 cartouches, et pour les fusils semi-automatiques de calibre 12.

C’est ce dernier segment qu’on trouve le plus facilement chez les armuriers français. Le camembert de 21 coups conçu pour le fusil turc Derya MK-12 accepte les cartouches de 12/70 et de 12/76 ; une armurerie l’affiche à 169 euros pour un prix public conseillé de 199 euros, et une autre précise qu’il est compatible avec le Citadel Boss, mais pas avec l’Aksa Arms CF1200.

Le mot vit aussi loin des stands. Les jeux vidéo de tir en ligne en ont fait un accessoire familier, et une tendance TikTok a popularisé l’expression « minimum chargeur camembert » bien au-delà du public des tireurs. Si c’est ce qui vous amène ici, la suite explique pourquoi l’objet réel est l’un des accessoires les plus encadrés de la réglementation française.

Les quatre seuils qui font passer un chargeur en catégorie A

Depuis le décret du 29 juin 2018, entré en vigueur le 1er août 2018, qui a transposé la directive européenne de 2017 sur les armes, le code de la sécurité intérieure ne classe plus seulement les armes : il classe aussi leurs systèmes d’alimentation. Le Service central des armes le résumait ainsi dans sa fiche de septembre 2018 : les chargeurs sont classés selon leur capacité, mais aussi selon le mode de percussion des munitions lorsqu’ils sont destinés à une arme d’épaule semi-automatique. La définition de l’article R311-1 englobe les magasins intégrés à l’arme, tubulaires ou logés dans la boîte de culasse, comme les magasins indépendants, chargeurs et bandes ; l’UFA en déduit que les barillets en sont exclus.

Chargeur destiné àEn A1 au-delà deAccès possible
Arme de poing20 cartouches (A1 8°)Tir sportif de vitesse, hors quota
Épaule semi-auto, percussion centrale10 cartouches (A1 9° bis)De 11 à 30 : tireur sportif autorisé, dix par arme. Au-delà : tir sportif de vitesse
Épaule, percussion annulaire (22 LR)30 cartouches (A1 9°)Tir sportif de vitesse, arme semi-automatique
Épaule à répétition manuelle, percussion centrale30 cartouches (A1 9° ter)Aucune dérogation relevée
Article R311-2 du code de la sécurité intérieure, d’après la fiche de justice.fr (mise à jour le 18 septembre 2025) ; accès selon la fiche du Service central des armes (2018) et les fiches préfectorales.

Sous ces seuils, le chargeur suit simplement la catégorie de l’arme à laquelle il est destiné. Au-dessus, il devient un matériel de catégorie A1 à part entière, qu’il soit vide, rangé à part ou acheté pour quelques dizaines d’euros sur un site étranger, comme le rappelle notre dossier sur les armes de catégorie A.

Le double effet sur l’arme. Le chargeur ne se contente pas d’avoir sa propre catégorie : il agit sur celle de l’arme. La fiche du Service central des armes est explicite : lorsqu’un chargeur amovible de grande capacité est inséré dans une arme de catégorie B, l’arme bascule en catégorie A le temps de cette insertion. Une préfecture le formule dans l’autre sens : l’arme reste en catégorie B sans le chargeur. Une carabine de type AR-15 détenue sous autorisation reste donc une arme de catégorie B au râtelier ; c’est l’assemblage avec un chargeur de 30 cartouches qui la fait changer de catégorie.

Et pour les chargeurs camembert ? Appliqué aux modèles du marché, le tableau donne ceci : le camembert de 21 coups du Derya MK-12, destiné à un fusil semi-automatique à percussion centrale, dépasse le seuil de 10 et relève de la rubrique 9° bis ; un modèle de 50 coups en 9 mm destiné à une arme de poing dépasse le seuil de 20 ; un camembert de 50 coups pour une carabine 22 LR dépasse celui de 30 ; un modèle de 75 coups pour une arme de type AK dépasse tous les seuils. Des armureries rangent pourtant le camembert Derya dans leur rayon « catégorie B » : c’est un raccourci commercial, puisque son achat repose en réalité sur la dérogation des tireurs sportifs, détaillée plus bas.

Quand un chargeur passe en catégorie A Capacité en cartouches, de 0 à plus de 50 Pistolet semi-automatique B : autorisation A1 8° : tir de vitesse Épaule semi-auto, percussion centrale B A1 9° bis : tireur B A1 : tir de vitesse Épaule semi-auto, 22 LR B : autorisation A1 9° : tir de vitesse Épaule à verrou, levier ou pompe C l’arme passe en B A1 : sans dérogation 0 10 20 30 50 et + Dans tous les cas : dix chargeurs par arme sauf tireurs de tir sportif de vitesse Sources : R311-2 via justice.fr, fiche SCAE 2018, préfecture des Vosges
Chaque ligne se lit de gauche à droite : la couleur change là où le chargeur change de régime.

Dix chargeurs par arme : la règle qui vaut pour tous

La seconde règle est moins spectaculaire, mais elle concerne tous les détenteurs, chasseurs compris. Selon la fiche du Service central des armes, la détention des chargeurs est soumise à un quota maximum de dix par arme détenue, et leur acquisition se fait sur présentation du titre de détention de l’arme à laquelle ils sont destinés. Les fiches de synthèse diffusées par la préfecture des Vosges appliquent ce plafond à toutes les capacités courantes, du chargeur de dix cartouches d’une carabine à verrou de catégorie C, acheté sur présentation du récépissé de déclaration, au chargeur de 30 cartouches d’une carabine semi-automatique de catégorie B.

Trois conséquences pratiques. D’abord, le quota se compte par arme : deux carabines ouvrent droit à vingt chargeurs, mais dix seulement pour chacune. Ensuite, le chargeur doit correspondre à une arme que vous détenez légalement, ce qui explique les justificatifs demandés par les armureries : numéro SIA, pièce d’identité, licence de tir à jour et preuve de détention d’une arme du calibre commandé, dans la liste qu’affiche l’une d’elles pour le camembert Derya. Enfin, depuis 2018, les chargeurs ne figurent plus parmi les « éléments d’armes », selon la circulaire du 2 août 2018 relayée par les préfectures : ils n’entrent donc pas dans le décompte des armes et éléments que vous pouvez détenir, détaillé dans notre dossier sur l’arme de catégorie B.

La règle n’est pas née en 2018. Selon l’UFA, la réforme entrée en vigueur le 6 septembre 2013 classait déjà en catégorie A1 les chargeurs des plus grandes capacités, au-delà d’une vingtaine de cartouches pour une arme de poing et d’une trentaine pour une arme d’épaule, avec un plafond de dix chargeurs par arme pour les détenteurs d’armes des catégories B et C. Le décret de 2018 a surtout abaissé le seuil à dix cartouches pour les armes d’épaule semi-automatiques à percussion centrale.

Qui peut acheter un chargeur de grande capacité

« Derya MK 12 Ipsc (21 rounds magazines) », par la chaîne Sport Précision Aventure : le fusil semi-automatique et ses chargeurs de 21 cartouches, ceux qu’on appelle camembert.

Le principe, pour un matériel de catégorie A1, reste l’interdiction : une note préfectorale de la Nièvre résume la règle générale par une acquisition interdite depuis le 1er août 2018. Mais le code prévoit deux dérogations pour les tireurs sportifs, aux articles R312-45 et R312-45-1 cités par la circulaire du 2 août 2018, que nous n’avons pas pu lire dans leur version consolidée.

Première dérogation : de 11 à 30 cartouches. Selon la fiche du Service central des armes, les tireurs sportifs peuvent acquérir des chargeurs de catégorie A d’une capacité comprise entre 11 et 30 cartouches en présentant le titre de détention de l’arme de catégorie B à laquelle ils sont destinés. C’est cette dérogation qui permet d’acheter le chargeur de 30 coups d’une carabine de type AR-15 ou le camembert de 21 coups d’un fusil Derya, dans la limite de dix par arme. La fiche de synthèse de la préfecture des Vosges mentionne en plus une attestation de la Fédération française de tir liée à la discipline pratiquée : demandez à votre armurier ce qu’il exige avant de commander.

Seconde dérogation : au-delà de 30 cartouches, ou de 20 pour un pistolet. Elle est réservée aux tireurs qui pratiquent le tir sportif de vitesse et présentent une attestation de la FFTir, en plus de l’autorisation de détention de l’arme. Les chargeurs acquis à ce titre ne sont soumis à aucun quota. C’est la voie prévue pour un tireur qui veut un camembert de 50 coups pour son arme de poing ou de 75 coups pour une carabine semi-automatique de type AK.

Côté vendeur. Selon la même circulaire, seuls les armuriers dont l’autorisation de fabrication, de commerce ou d’intermédiation (AFCI) couvre la catégorie A1 peuvent vendre les systèmes d’alimentation de grande capacité. Tous ne l’ont pas, ce qui explique qu’un chargeur commandé chez un armurier puisse être refusé alors qu’il figure au catalogue d’un autre. Les conditions de la licence et du carnet de tir sont détaillées dans nos articles sur la licence de tir et le carnet de tir.

Votre chargeur : quelle catégorie, et qui peut l’acheter ?

Ce que fait cet outil : il applique les seuils de l’article R311-2 du code de la sécurité intérieure et les règles d’acquisition décrites par la fiche du Service central des armes (2018) et les circulaires préfectorales. Ce qu’il ne fait pas : lire le classement de votre arme, qui se vérifie dans le RGA, ni remplacer l’avis de votre armurier ou de votre préfecture.

Chargeur de 30 coups : est-il légal en France ?

La question revient sans cesse, et la réponse dépend entièrement de l’arme.

  • Carabine semi-automatique en 5,56 mm ou en 9 mm : un chargeur de 30 cartouches relève de la catégorie A1. Il reste accessible au tireur sportif titulaire de l’autorisation de catégorie B de l’arme, dans la limite de dix par arme. C’est le cas du chargeur PMAG livré avec les carabines de type M4, étudié dans notre essai de l’Aero Precision M4E1.
  • Carabine 22 LR semi-automatique : 30 cartouches, c’est encore sous le seuil. Le chargeur suit l’arme, qui est de toute façon en catégorie B dès que son chargeur est amovible, comme l’explique notre article sur la 22 LR sans permis.
  • Arme de poing semi-automatique : au-delà de 20 cartouches, le chargeur est en catégorie A1 et seul un tireur de tir sportif de vitesse peut l’acquérir. Les chargeurs d’origine des pistolets courants restent sous ce seuil : 17 cartouches pour un Glock 17.
  • Carabine à verrou : jusqu’à 10 cartouches, l’arme reste en catégorie C. De 11 à 30, la fiche du Service central des armes la range en catégorie B, rubrique 2° b) : un chargeur de 20 cartouches sur une carabine déclarée en catégorie C la fait donc changer de régime.
Chargeur camembert et chargeurs grande capacité : chargeur de pistolet standard à côté d’un chargeur allongé sur un comptoir d’armurerie
Même pistolet, deux chargeurs : pour une arme de poing, tout se joue à 20 cartouches.

À la chasse, trois coups au plus

Le chasseur qui possède un fusil semi-automatique n’a aucun usage légal d’un camembert en action de chasse. L’arrêté du 1er août 1986 interdit tout rechargement automatique permettant le tir de plus de trois coups, comme le rappelle notre guide de la carabine de chasse. Un chargeur de grande capacité acquis au titre du tir sportif reste un matériel de stand : le quota de dix par arme et les règles de catégorie s’appliquent de la même façon, quel que soit l’usage prévu.

Répliques, airsoft, jeux vidéo : les camemberts qui ne sont pas des chargeurs d’arme

Une bonne partie des résultats qu’on trouve en cherchant « chargeur camembert » ne concerne pas des armes à feu. Les tambours de 450 ou de 2 500 billes vendus pour les répliques d’airsoft équipent des objets qui, sous 2 joules, ne sont pas des armes au sens du code : la catégorie D des armes à air comprimé ne commence qu’à 2 joules, comme l’explique notre dossier sur l’arme de catégorie D. Les répliques décoratives de Thompson vendues avec leur camembert, autour de 260 euros dans un surplus, relèvent de la même logique lorsqu’elles ne tirent pas. Et le « chargeur camembert » de 60 cartouches des jeux de tir en ligne n’est soumis à aucun quota.

Le cas des vrais tambours de Thompson mérite une précision. Sur un forum de collectionneurs, un tambour moderne de 50 cartouches importé d’Allemagne est cité à 369 euros, et les participants concluent eux-mêmes qu’au-delà de 30 cartouches il s’agit d’un matériel de catégorie A. C’est même vrai dès 11 cartouches pour une Thompson semi-automatique, arme d’épaule à percussion centrale.

Vous détenez déjà un chargeur hors des clous

Le cas est fréquent : un chargeur de 30 cartouches acheté avant 2018 pour une carabine en .223, un camembert rapporté de l’étranger, un lot de chargeurs hérité avec une arme. Au moment du décret de 2018, l’UFA conseillait de se procurer sans délai des chargeurs réduits à 10 cartouches, ou de réduire la capacité des chargeurs existants à 10 cartouches. Nous n’avons pas trouvé de texte officiel décrivant la façon de réduire la capacité d’un chargeur : un armurier reste le mieux placé pour le faire, ou pour reprendre le chargeur.

Si vous n’êtes pas couvert par une dérogation, un chargeur de catégorie A1 n’a pas sa place chez vous. Le détenir sans titre expose aux peines prévues pour la détention non autorisée d’une arme des catégories A ou B, jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, détaillées dans notre article sur les sanctions pour détention sans autorisation. Pour vous en séparer proprement, voyez notre guide du dessaisissement d’une arme.

Selon votre situation, ce qu’il faut retenir

Vous êtes tireur sportif avec une carabine semi-automatique de catégorie B : jusqu’à 30 coups, dix chargeurs par arme, sur présentation de votre autorisation.

Vous pratiquez le tir sportif de vitesse : l’attestation fédérale ouvre les chargeurs au-delà de 30 coups, ou de 20 pour une arme de poing, sans quota.

Vous êtes chasseur : dix chargeurs par arme, et trois coups au plus en action de chasse.

Vous êtes curieux ou joueur : le chargeur camembert réel est presque toujours en catégorie A1, celui de votre réplique d’airsoft ou de votre jeu vidéo ne l’est pas.

Questions fréquentes

Un chargeur camembert est-il légal en France ?

Il est presque toujours en catégorie A1 : au-delà de 10 cartouches pour une arme d’épaule semi-automatique à percussion centrale, de 20 pour un pistolet, de 30 pour une 22 LR. Seuls les tireurs sportifs couverts par une dérogation peuvent l’acquérir.

Combien de chargeurs peut-on avoir par arme ?

Dix au plus par arme détenue, selon la fiche du Service central des armes, avec achat sur présentation du titre de l’arme. Seuls les chargeurs acquis par les tireurs de tir sportif de vitesse, avec l’attestation de la FFTir, échappent à ce quota.

Un chargeur de 30 coups est-il légal en France ?

Pour une carabine semi-automatique en 5,56 ou en 9 mm, il est en catégorie A1 mais accessible au tireur sportif autorisé, dix par arme. Pour une 22 LR, il suit l’arme. Pour un pistolet, il est réservé au tir sportif de vitesse.

Un chargeur peut-il faire changer la catégorie de mon arme ?

Oui. Selon le Service central des armes, un chargeur de grande capacité inséré dans une arme de catégorie B la fait basculer en catégorie A le temps de l’insertion. Sur une carabine à verrou, un chargeur de 11 à 30 cartouches la fait passer de C en B.

Faut-il un permis pour acheter un chargeur ?

Il faut présenter le titre de détention de l’arme à laquelle il est destiné : récépissé de déclaration pour une arme de catégorie C, autorisation pour une arme de catégorie B. Une armurerie réclame par exemple, en plus, le numéro SIA et la licence de tir.

Les chargeurs comptent-ils dans le quota d’armes de catégorie B ?

Non. Depuis le décret de 2018, les chargeurs ne figurent plus parmi les éléments d’armes, selon la circulaire du 2 août 2018. Ils obéissent à leur propre plafond de dix par arme, distinct du quota d’armes et d’éléments.

Peut-on utiliser un chargeur camembert à la chasse ?

Non. L’arrêté du 1er août 1986 interdit tout rechargement automatique permettant le tir de plus de trois coups. Un fusil semi-automatique doit donc être limité à trois cartouches en action de chasse, chambre comprise.

Un chargeur camembert d’airsoft est-il réglementé ?

Pas comme un chargeur d’arme à feu. Une réplique d’airsoft de moins de 2 joules n’entre pas dans les catégories d’armes, la catégorie D commençant à 2 joules : son tambour de billes n’est soumis ni au classement A1 ni au quota.

BlackOpe est un média : nous ne vendons ni armes ni chargeurs. Pour classer l’arme elle-même avant de choisir ses chargeurs, notre dossier sur les catégories d’armes en France reprend tous les seuils.

À lire aussi : l’arme de catégorie C, l’autorisation de catégorie B et le RGA, référentiel général des armes.

Sources : Service central des armes, fiche sur les chargeurs amovibles (septembre 2018) ; justice.fr, « À quelles catégories correspondent les armes ? » (mise à jour le 18 septembre 2025) ; circulaire NOR INTA1819189C du 2 août 2018 et fiches de synthèse des préfectures de Maine-et-Loire et des Vosges ; note de la préfecture de la Nièvre sur les armes des particuliers ; UFA, fiches sur les quotas et article de septembre 2018 sur le nouveau décret ; Wiktionnaire ; pages produits d’armureries et de surplus ; forum Dingues de flingues. Consultés le 30 septembre 2026.