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Catégories A, B, C, D : le classement complet des armes en France, à jour

Catégories d'armes en France, armes de catégories A, B, C et D alignées sur un établi

La France ne classe pas ses armes par usage mais par dangerosité. Quatre catégories, de A (interdite) à D (vente libre), et une seule question qui décide : qu’est-ce que cette arme permet de faire, techniquement, dans la main de celui qui la tient. Le calibre, la marque et le fait qu’elle serve à la chasse ou au tir sportif n’entrent pas dans le calcul.

C’est ce qui déroute tout le monde au début. Deux carabines de même apparence, de même calibre, achetées dans la même armurerie, peuvent relever de deux catégories différentes. La raison tient parfois à un chargeur qui s’enlève, parfois à trois centimètres de canon. Cet article explique la grammaire du classement : les critères qui décident, dans quel ordre ils s’appliquent, et où se trouvent les pièges qui font écrire n’importe quoi à la moitié du web français.

Ce que chaque catégorie vous demande, concrètement

Avant d’entrer dans les critères techniques, voici ce que la catégorie change dans votre vie de détenteur. C’est la seule chose qui compte au guichet.

CatégorieRégimeCe qu’il vous fautOù ça se passe
A1 et A2InterditesUne autorisation particulière, rare et réservée à des besoins spécifiques. La carte de collectionneur n’ouvre pas la catégorie AMinistère de l’Intérieur, au cas par cas
BAutorisation préalableLicence de tir en cours de validité, trois séances contrôlées sur douze mois, certificat médical, casier judiciaire compatible, coffre-fort conformeDemande en préfecture via le SIA, autorisation valable cinq ans
CDéclarationPermis de chasser validé ou licence de tir, plus un certificat médical, et rien d’autreDéclaration par l’armurier dans le SIA, sans délai d’instruction
DVente libre aux majeursÊtre majeur. Aucune formalité, aucun titreAchat direct, y compris en ligne

Ce tableau donne le régime de détention, pas la définition. Chaque catégorie a ses subtilités et mérite sa propre lecture : le détail de la catégorie A et de ses interdits, celui de la catégorie B, celui de la catégorie C et celui de la catégorie D sont traités à part. Ce qui suit est le niveau au-dessus : la mécanique qui envoie une arme dans l’une ou l’autre.

Pourquoi la France classe par dangerosité et pas par usage

L’article R311-2 du code de la sécurité intérieure ne parle jamais de chasse, de tir sportif ni de défense. Il range les armes selon ce qu’elles permettent : nombre de coups, diamètre de projectile, longueur de canon, énergie à la bouche. Le texte lui-même annonce la couleur, puisqu’il classe les armes « interdites à l’acquisition et à la détention » d’un côté, et celles « soumises à autorisation pour l’acquisition et la détention » de l’autre. C’est un choix assumé, et il est logique : un fusil semi-automatique ne devient pas moins capable parce que son propriétaire a une licence FFTir plutôt qu’un permis de chasser.

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Cette architecture vient de la directive européenne sur les armes, transposée en droit français par le décret de 2013 puis profondément remaniée en 2018 après les attentats de 2015. La refonte de 2018 a introduit les seuils de capacité qu’on connaît aujourd’hui, et c’est elle qui a fait basculer en catégorie A des armes qui étaient jusque-là accessibles aux tireurs sportifs. Les textes bougent encore : les règles sur les armes blanches et sur les armes imprimées en 3D ont été resserrées depuis, sans toucher à la charpente des quatre catégories.

La conséquence pratique est simple à retenir. Quand vous cherchez la catégorie d’une arme, ne partez jamais de ce qu’elle sert à faire. Partez de ce qu’elle est.

Les cinq questions qui décident de la catégorie

Pour une arme à feu d’épaule, cinq critères suffisent à trancher dans l’immense majorité des cas. Ils s’appliquent dans cet ordre, et le premier qui déclenche l’emporte : une arme qui coche un critère de catégorie A reste en A même si tout le reste la rendrait éligible à la C.

1. Comment elle tire

Le mode de fonctionnement est le premier filtre. Une arme automatique, qui enchaîne les coups tant que la détente est pressée, relève de la catégorie A2, matériel de guerre, sans discussion. En dessous, on distingue le semi-automatique (un coup par pression, réarmement par l’arme) de la répétition manuelle (verrou, levier, pompe, le tireur réarme lui-même) et du coup par coup.

Cette distinction pèse lourd : à capacité égale, une semi-automatique est systématiquement classée plus haut qu’une répétition manuelle. Une carabine à verrou avec dix cartouches dans son chargeur reste en catégorie C. La même capacité sur une semi-automatique la place en B.

2. Combien de coups elle enchaîne, et si le chargeur s’enlève

C’est le critère le plus mal compris, celui qui mérite à lui seul une section entière plus bas. Retenez pour l’instant que le texte compte les coups possibles sans réapprovisionnement, chambre comprise, et qu’il regarde aussi si le système d’alimentation est amovible ou intégré à l’arme.

3. Ce qu’elle mesure

Les dimensions sont un critère à part entière, et elles fonctionnent comme un rattrapage vers le haut. Une arme d’épaule dont la longueur totale descend à 80 centimètres ou moins, ou dont le canon fait 45 centimètres ou moins, bascule en catégorie B quelle que soit sa capacité. Pour un canon lisse, le seuil de canon monte à 60 centimètres.

La logique est celle de la dissimulation : une arme longue raccourcie devient transportable sous un manteau. Même raisonnement pour la crosse repliable. Une semi-automatique d’épaule dont la longueur peut tomber sous 60 centimètres par une crosse repliable, télescopique ou démontable sans outils, sans qu’elle perde sa fonctionnalité, part directement en catégorie A1.

4. Ce qu’elle envoie

Deux plafonds absolus ferment le haut du classement. Une arme à canon rayé dont le projectile atteint 20 millimètres de diamètre ou plus est en A1, et une arme à canon lisse d’un calibre supérieur au calibre 8 également. En dessous de ces plafonds, le calibre ne classe pas, à une exception près : certains calibres à connotation militaire, comme le 7,62×39 ou le 5,56×45, sont nommément renvoyés en catégorie B quel que soit le type d’arme qui les chambre.

Pour les armes non pyrotechniques, air comprimé, CO2, PCP, le critère n’est plus le calibre mais l’énergie à la bouche. En dessous de 2 joules, l’objet n’est pas une arme au sens du classement. De 2 à 20 joules, c’est la catégorie D, en vente libre aux majeurs. À partir de 20 joules, c’est la catégorie C et la déclaration devient obligatoire. Ce seuil de 20 joules est la frontière la plus franchie par erreur du marché français, et un convertisseur fps vers joules évite bien des mauvaises surprises au moment de commander.

5. Quand elle a été conçue

Les armes historiques et de collection dont le modèle est antérieur au 1er janvier 1900 relèvent de la catégorie D, donc de la vente libre, sauf si leur dangerosité avérée les renvoie ailleurs. Les reproductions d’un modèle antérieur à 1900 suivent le même régime, à condition de ne tirer que des munitions sans étui métallique : c’est ce qui laisse la poudre noire accessible sans titre.

Attention au raisonnement inverse, qui est faux. Une arme fabriquée en 1912 n’est pas en D parce qu’elle est ancienne. C’est le modèle qui doit être antérieur à 1900, pas l’exemplaire.

Le piège des « 11 coups » : trois frontières, un seul chiffre

Si vous ne deviez retenir qu’une chose de cet article, prenez celle-ci. Le chiffre 11 circule partout comme s’il était la limite entre la catégorie C et la catégorie B. Il apparaît bien trois fois dans le texte, mais jamais pour dire la même chose, et jamais au même endroit du classement.

Arme à feu d’épauleCatégorie CCatégorie BCatégorie A1
Semi-automatique à percussion centraleAlimentation inamovible et 3 coups au plusPlus de 3 coups ou chargeur amovible, jusqu’à 11 coupsPlus de 11 coups
Semi-automatique à percussion annulaireAlimentation inamovible et 3 coups au plusPlus de 3 coups ou chargeur amovible, jusqu’à 31 coupsPlus de 31 coups
Répétition manuelle (verrou, levier)11 coups au plusDe 12 à 31 coupsPlus de 31 coups
Seuils de l’article R311-2 du code de la sécurité intérieure. Les coups se comptent sans réapprovisionnement, chambre comprise.

Lisez la colonne de droite. En répétition manuelle, 11 coups est bien la frontière entre C et B. En semi-automatique à percussion centrale, 11 coups est la frontière entre B et A1, ce qui n’a rien à voir. Et en semi-automatique à percussion annulaire, cette même frontière haute n’est pas à 11 mais à 31.

Un tireur qui applique le seuil de la répétition manuelle à une semi-automatique se trompe d’une catégorie entière. Dans un sens, il croit devoir demander une autorisation dont il n’a pas besoin. Dans l’autre, plus grave, il croit être en règle avec une simple déclaration alors qu’il détient une arme soumise à autorisation.

Le chargeur amovible, le détail qui fait basculer une .22 en catégorie B

Voilà l’autre erreur massive, et celle-ci se lit noir sur blanc dans le texte. Pour qu’une arme d’épaule semi-automatique reste en catégorie C, elle doit remplir deux conditions en même temps : une alimentation inamovible, et trois munitions au plus. Pas l’une ou l’autre. Les deux.

Le pendant en catégorie B est rédigé avec un « ou » : est en B toute semi-automatique d’épaule dont la capacité dépasse trois coups ou qui est équipée d’un système d’alimentation amovible. Le chargeur qui s’enlève suffit, à lui seul, à sortir l’arme de la catégorie C.

Ce qui donne un résultat que beaucoup d’acheteurs découvrent au comptoir : une carabine .22 LR semi-automatique à chargeur amovible relève de la catégorie B, même équipée d’un chargeur de deux cartouches. Le classique Ruger 10/22 et ses équivalents sont dans ce cas. Vous trouverez pourtant des articles, et parfois des fiches produit, qui les annoncent en catégorie C. Le raisonnement derrière cette erreur est toujours le même : compter les coups, oublier que le chargeur est amovible.

Notre position là-dessus est tranchée, parce que l’enjeu n’est pas une note de bas de page. La détention d’une arme de catégorie B sans autorisation est un délit, et la bonne foi fondée sur une fiche produit mal renseignée ne protège de rien. En cas de doute, demandez à votre armurier la mention exacte portée au registre, c’est elle qui engage.

Armes de différentes catégories d'armes en France présentées sur un établi d'armurerie
Deux armes voisines, deux catégories : la différence se joue sur le chargeur et sur quelques centimètres de canon.

Selon votre pratique, les catégories qui vous concernent

Pour le chasseur, viser la catégorie C. Le permis de chasser validé ouvre la déclaration, et l’essentiel du matériel de chasse y tient : fusils à canon lisse, carabines à verrou, armes à un coup par canon. Le fusil semi-automatique de chasse y reste tant qu’il ne dépasse pas trois coups avec une alimentation non amovible, ce qui correspond à la configuration vendue en France.

Pour le tireur sportif débutant, commencer en catégorie C. Une .22 LR à verrou permet de tirer sérieusement dès la licence obtenue, sans attendre les trois séances contrôlées ni l’instruction préfectorale. C’est la façon la plus rapide de mettre des cartouches dans une cible, et personne n’a jamais regretté d’avoir appris la précision sur une arme calme.

Pour le tireur sportif confirmé, la catégorie B. Armes de poing, semi-automatiques à chargeur, disciplines chronométrées : la B est le passage obligé, avec son cortège de conditions. Licence à jour, trois tirs contrôlés espacés sur douze mois, certificat médical, coffre-fort conforme et casier judiciaire compatible. Le quota d’armes autorisé compte, et chaque acquisition passe par le SIA.

Pour le collectionneur, la catégorie D et la carte de collectionneur. Les modèles antérieurs à 1900 s’acquièrent librement. Au-delà, la carte de collectionneur ouvre l’accès à certaines armes de catégorie C, et à des armes A1 neutralisées ou figurant sur les listes prévues par arrêté.

Pour le loisir à air comprimé, surveiller les joules. Sous 20 joules, vente libre en catégorie D. Au-delà, déclaration en catégorie C. C’est précisément le sujet des armes à plomb de forte puissance, où l’écart entre ce qui est annoncé et ce qui est mesuré fait toute la différence.

Ce qui peut faire changer une arme de catégorie

Le classement n’est pas gravé une fois pour toutes dans l’arme. Trois mécanismes le font bouger.

La modification. Raccourcir un canon, monter une crosse repliable, installer un chargeur de plus grande capacité : chacune de ces opérations peut reclasser l’arme vers le haut. Le propriétaire se retrouve alors, du jour au lendemain, en détention d’une arme pour laquelle il n’a pas le bon titre. C’est une infraction, même sans intention.

La neutralisation. Une arme des catégories A, B ou C neutralisée selon les modalités fixées par arrêté passe en catégorie C. Les armes historiques neutralisées suivent un régime distinct. La neutralisation doit être réalisée par un organisme habilité et attestée, un perçage maison ne vaut rien.

Le changement de texte. C’est la refonte de 2018 qui a fait basculer en catégorie A des armes détenues légalement en B, avec des mesures transitoires pour les détentions régulières. Le mouvement continue à la marge, au rythme des arrêtés et des évolutions européennes. Une catégorie lue il y a cinq ans sur un forum ne prouve rien aujourd’hui.

Comment vérifier la catégorie d’une arme précise

Le raisonnement qui précède donne la grammaire. Pour un modèle particulier, trois sources font foi, dans cet ordre.

Le Référentiel Général des Armes est la base officielle qui rattache un modèle commercial à sa catégorie. C’est lui qui alimente votre râtelier numérique et les registres des armuriers. Si une arme y figure, sa mention tranche.

Le râtelier de votre compte SIA affiche la catégorie retenue par l’administration pour chaque arme qui vous est rattachée. Une ligne qui ne correspond pas à ce que vous détenez se corrige, et mieux vaut le faire avant un contrôle que pendant. Si une arme manque à l’appel, la procédure de déclaration d’une arme non déclarée existe pour ça.

L’armurier reste le recours le plus rapide sur une arme d’occasion ou un modèle ancien. Il engage sa responsabilité professionnelle sur ce qu’il inscrit à son registre, ce qui n’est le cas ni d’un vendeur entre particuliers ni d’un forum.

Une arme non identifiée, héritée ou trouvée, ne se déclare pas à l’aveugle et ne se transporte pas non plus sans motif légitime. Le réflexe est l’armurier ou le service compétent de la préfecture, jamais le trajet improvisé avec l’arme sur la banquette arrière.

Classer une arme d’épaule en trois questions

L’outil ci-dessous applique littéralement les rubriques du R311-2 aux armes à feu d’épaule. Il ne devine rien : il déroule l’arbre de décision du texte, et sa logique a été vérifiée sur vingt cas dont la réponse est connue avant d’être mise en ligne.

Classificateur, armes a feu d’epaule

Ce que fait cet outil : il deroule les rubriques du R311-2 qui classent les armes a feu d’epaule selon le fonctionnement, la capacite, le type d’alimentation et les longueurs. Logique verifiee sur 20 cas de reference avant mise en ligne. Ce qu’il ne fait pas : les armes de poing (categorie B par principe), les calibres nommement renvoyes en B comme le 7,62×39, les armes historiques et de collection, les armes neutralisees, les armes ayant l’apparence d’une arme automatique, les canons lisses d’un calibre superieur au 8 et les projectiles de 20 mm et plus. Il ne remplace ni le Referentiel General des Armes ni l’avis d’un armurier. Source des seuils : article R311-2 du code de la securite interieure, consulte sur Legifrance le 15 septembre 2026.

À lire aussi

Pour aller au bout de chaque catégorie : ce que recouvre vraiment la catégorie A, le mode d’emploi de la catégorie B et de son autorisation, celui de la catégorie C et de sa déclaration, et le tour complet de la catégorie D en vente libre. Côté démarches, le fichier SIA explique comment se lit un râtelier numérique.

Questions fréquentes

Combien y a-t-il de catégories d’armes en France ?

Quatre catégories, de A à D. La catégorie A se divise en A1, armes interdites, et A2, matériels de guerre. La B est soumise à autorisation préfectorale, la C à déclaration, et la D est en vente libre aux personnes majeures.

Quelle est la différence entre catégorie B et catégorie C ?

La catégorie C se déclare, la catégorie B s’autorise. En C, un permis de chasser validé ou une licence de tir suffit. En B, il faut une licence à jour, trois séances de tir contrôlées sur douze mois, un certificat médical, un coffre conforme et une instruction en préfecture.

Une carabine 22 LR semi-automatique est-elle en catégorie C ?

Non, pas si son chargeur est amovible. La catégorie C exige une alimentation inamovible et trois munitions au plus. Un chargeur qui s’enlève place l’arme en catégorie B, même avec une faible capacité, jusqu’à 31 coups en percussion annulaire.

À partir de combien de coups une arme passe-t-elle en catégorie A ?

Cela dépend du type d’arme. Plus de 11 coups pour une semi-automatique d’épaule à percussion centrale, plus de 31 pour une semi-automatique à percussion annulaire ou une répétition manuelle, plus de 21 pour une arme de poing.

Faut-il une licence pour acheter une arme de catégorie D ?

Non. La catégorie D est en vente libre aux majeurs, sans licence, sans permis de chasser et sans déclaration. Elle couvre notamment les armes à air comprimé de 2 à 20 joules et les armes dont le modèle est antérieur au 1er janvier 1900.

Quel est le seuil en joules pour une arme à air comprimé ?

Vingt joules à la bouche. En dessous, de 2 à 20 joules, l’arme est en catégorie D et s’achète librement. À partir de 20 joules, elle passe en catégorie C et doit être déclarée. Sous 2 joules, l’objet n’est pas classé.

Une arme ancienne est-elle automatiquement en catégorie D ?

Non. C’est le modèle qui doit être antérieur au 1er janvier 1900, pas l’exemplaire. Une arme fabriquée en 1930 sur un modèle de 1935 reste classée selon ses caractéristiques techniques, et certaines armes anciennes sont écartées de la D pour dangerosité avérée.

Où vérifier officiellement la catégorie d’une arme ?

Dans le Référentiel Général des Armes, la base officielle qui rattache chaque modèle à sa catégorie, et dans le râtelier de votre compte SIA. Pour une arme d’occasion ou non identifiée, l’armurier engage sa responsabilité sur la mention portée à son registre.

Peut-on changer la catégorie d’une arme en la modifiant ?

Oui, et presque toujours vers le haut. Raccourcir un canon sous 45 centimètres, monter une crosse repliable ou installer un chargeur de plus grande capacité reclasse l’arme. Le détenteur se retrouve alors sans le titre correspondant, ce qui constitue une infraction.

Le calibre détermine-t-il la catégorie d’une arme ?

Rarement. Le classement repose sur le fonctionnement, la capacité, les dimensions et l’énergie. Quelques calibres font exception et sont nommément renvoyés en catégorie B, comme le 7,62×39 ou le 5,56×45, quel que soit le type d’arme qui les chambre.

Cet article est une lecture de l’article R311-2 du code de la sécurité intérieure, consulté sur Légifrance le 15 septembre 2026. Il donne la méthode, pas un avis juridique individuel. Pour une arme précise, le Référentiel Général des Armes et votre armurier font foi. Vous cherchez où tirer ? Notre carte des stands de tir recense les clubs par département.