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Windham WW-15 : la meilleure fiche technique par euro, et son risque

Carabine semi-automatique Windham Weaponry WW-15 SRC canon 16 pouces profil M4 chrome garde-main M4 double bouclier thermique crosse telescopique

Le Windham Weaponry WW-15 est l’AR-15 le moins cher que nous ayons trouvé chez un armurier français : 1 069 € pour un SuperLight SRC de 16 pouces. C’est aussi le seul de ce comparatif dont le fabricant a déposé le bilan, vu ses actifs vendus aux enchères jusqu’au nom et au logo, puis a redémarré avec cinq salariés. Cette carabine a pourtant une carte que personne ne joue à sa place : son canon est chemisé chrome, la spécification militaire américaine, là où des concurrentes à 400 € de plus se contentent d’une nitruration. Voici ce que vous achetez, et ce que vous pariez.

Notre méthode. Cette fiche s’appuie sur le catalogue officiel Windham Weaponry relevé référence par référence, sur le référentiel général des armes du ministère de l’Intérieur dont nous avons extrait les 21 fiches de la marque, sur trois essais d’American Rifleman publiés entre 2012 et 2018, sur la couverture de presse américaine de la faillite de 2023 et de la reprise de 2024 (Press Herald, Maine Public, CT Mirror, Guns.com, The Firearm Blog), et sur un relevé de prix chez les armuriers français en septembre 2026. Nous signalons systématiquement quand une donnée manque, et sur ce modèle il en manque plusieurs.

Le Windham WW-15 en bref

TypeCarabine semi-automatique type AR-15, emprunt de gaz direct. Modèle de référence SRC, réf. R16M4FTT
Canon16 pouces, profil M4, chemisé chrome, acier 4150 CrMoV 11595E, rampes M4, pas 1:9
CulasseAcier Carpenter 158, la spécification militaire
BoîtiersAluminium 7075-T6 forgé, anodisation dure, pontet aluminium, marquages de sûreté des deux côtés
Garde-main (modèle de base)M4 à double bouclier thermique, non flottant, sans M-LOK. Versions M-LOK 15 pouces disponibles en références distinctes
DétenteAucun poids publié. Mesurée à 8 livres en 2012, rupture à 6 livres relevée en 2018
Organes de viséeAucun sur le SRC. Bloc de gaz à rail Picatinny, boîtier flat top
LivraisonMallette rigide, bretelle, chargeur 30 coups, manuel. Garantie à vie transférable
PoidsEnviron 2 860 g relevés par la presse en 2012. Non publié par le constructeur sur cette référence
Catégorie (France)Catégorie B dans toutes les versions semi-automatiques, y compris en .22 Long Rifle
Prix constaté (septembre 2026)1 069 à 2 490 € selon la version. Disponibilité à vérifier
Carabine semi-automatique Windham Weaponry WW-15 SRC canon 16 pouces profil M4 chrome garde-main M4 double bouclier thermique crosse telescopique
Le WW-15 SRC, référence R16M4FTT. Garde-main M4 à double bouclier thermique, boîtier flat top sans organes de visée : c’est une configuration militaire classique, pas une plateforme modulaire. Photo : © Windham Weaponry

Le canon chromé, l’argument que personne ne relève

C’est la seule ligne de la fiche technique qui compte vraiment, et elle demande une comparaison directe.

Le canon du WW-15 est chemisé chrome à l’intérieur. C’est la spécification militaire américaine d’origine, retenue pour la longévité et la résistance à la corrosion plutôt que pour la précision pure. L’acier est un 4150 Chrome Moly Vanadium 11595E, spécification d’acier de canon militaire, avec des rampes d’alimentation M4 et une culasse en acier Carpenter 158.

ModèleTraitement du canon annoncéPrix France
Windham WW-15 SRCChemisé chromeà partir de 1 069 €
Diamondback DB15Nitruré, pas de chemisage annoncéà partir de 1 492 €
Daniel Defense M4A1Martelé à froid et chemisé chromeà partir de 2 989 €

Autrement dit, la carabine la moins chère de ce comparatif a le traitement de canon de la plus chère, et une carabine intermédiaire ne l’a pas. Ce n’est pas un détail marketing : le chromage protège l’âme de la corrosion et de l’érosion des gaz, ce qui compte quand on tire beaucoup et qu’on nettoie peu. Windham n’annonce en revanche pas de martelage à froid, contrairement à Daniel Defense.

Ce que ce choix vous coûte. Le WW-15 SRC de base est en pas 1:9, un compromis ancien qui stabilise mal les balles lourdes de 75 à 77 grains recherchées aujourd’hui en tir de précision. Le catalogue propose du 1:7 et du 1:8, mais sur d’autres références. Son garde-main est un M4 à double bouclier thermique, non flottant et sans interface M-LOK : les versions à garde-main aluminium M-LOK flottant de 15 pouces existent, ce sont des références distinctes. Enfin, aucun organe de visée n’est fourni, ni devant ni derrière.

Le meilleur protocole de tir publié de tout ce comparatif

Malo n’a pas tiré cette arme. Mais l’essai le plus rigoureux que nous ayons trouvé sur un AR-15, toutes marques confondues, porte justement sur la moins chère.

B. Gil Horman, pour American Rifleman en mars 2012, a tiré cinq groupements consécutifs de cinq coups par type de munition, à 100 yards, sur chevalet Caldwell Lead Sled. Cinq groupements de cinq coups, c’est vingt-cinq cartouches par munition, et c’est le seul essai de ce dossier à publier à la fois le nombre de groupements et le nombre de coups.

MunitionMeilleur groupementMoyenne sur 5 groupements
Winchester Super X 64 gr Power Point1,25 pouce1,45 pouce
HPR 60 gr V-Maxnon publié1,60 pouce
Federal American Eagle 55 gr FMJ BT1,25 pouce1,75 pouce

Une moyenne de 1,45 pouce sur vingt-cinq coups n’est pas comparable à un meilleur groupement de trois coups, et c’est bien plus difficile à obtenir. À titre de repère, et en gardant à l’esprit qu’il s’agit d’armes, de testeurs et d’époques différents, la Geissele Super Duty annonce 1,53 pouce en meilleure munition sur cinq coups, et la Daniel Defense M4A1 entre 1,68 et 2,32 pouces sur cinq coups. La carabine à 1 069 € n’est pas déclassée sur le papier.

Un second essai confirme, un troisième nuance. La rédaction d’American Rifleman relève « environ 2 pouces » à 100 yards en septembre 2012, sans publier ni le nombre de coups ni le nombre de groupements : nous le citons avec cette réserve. Et en 2018, le même B. Gil Horman obtient 0,97 pouce sur cinq coups à 100 yards avec une Winchester 150 grains Deer Season XP, mais en .300 Blackout et sur une version en kit, pas sur une carabine complète du commerce. Ce chiffre documente le comportement de l’ensemble canon et culasse Windham, pas celui du SRC en .223 que vous achèterez.

La fiabilité, dans les trois essais exploitables : aucun incident. En 2012, l’arme « fired and ejected without any jams or failures » avec des munitions de chasse haute performance, des munitions à étui acier importées et des munitions ball à étui laiton, en masses de balle variées et avec plusieurs marques de chargeurs. Un second essai ne relève aucun incident sur deux séances sans entretien intermédiaire. En 2018, quatre marques de chargeurs différentes alimentent sans défaut. Aucun de ces essais ne publie de compte total de cartouches, ce qui empêche de chiffrer une endurance comme nous avons pu le faire ailleurs.

L’histoire, qui est ici une information d’achat

Sur cette marque, le contexte industriel n’est pas de la couleur locale. C’est le premier critère de décision, et il se raconte en quatre temps.

1. Bushmaster, dans le Maine. À la fin des années 1970, Richard Dyke rachète Bushmaster en faillite pour 241 000 dollars. Il n’a aucune compétence armurière et achète pour le potentiel commercial. En 1999, Bushmaster vend 64 506 carabines, plus que ses dix principaux concurrents réunis, et devient le premier vendeur d’AR-15 des États-Unis. En 2006, le fonds Cerberus Capital Management rachète l’entreprise 76 millions de dollars, plus du double de la valorisation qu’elle s’attribuait.

2. L’usine abandonnée, et le retour de Dyke. En 2011, les nouveaux propriétaires transfèrent l’activité du Maine vers l’État de New York. L’usine de Windham ferme et les ouvriers restent sur le carreau. Coïncidence décisive : « almost to the day of the 2011 move, Mr. Dyke’s non-compete clause expired », la clause de non-concurrence de Dyke expire quasiment le jour du déménagement. Dyke, toujours propriétaire des murs, réunit son financement en deux jours et rappelle ses anciens salariés. Windham Weaponry est fondée en août 2011 et expédie 1 500 carabines dès son premier mois. En dix-huit mois, près de 70 anciens salariés sont réembauchés.

Ce que cela veut dire concrètement. Le WW-15 n’est pas une copie de Bushmaster. C’est la même production, dans la même usine, par les mêmes ouvriers, sous un autre nom. Seule la marque Bushmaster est partie à New York. C’est ce qui explique qu’une carabine vendue au prix d’une entrée de gamme sorte avec des spécifications de canon et de culasse militaires : ce sont celles que cette usine fabriquait depuis vingt ans.

3. La faillite. Richard Dyke meurt en mars 2023, à 89 ans. En septembre 2023, Windham Weaponry annonce la cessation d’activité, faute d’avoir honoré ses échéances de prêt. À partir du 1er octobre 2023, trois ventes aux enchères liquident les actifs. Sont vendus jusqu’au nom, au logo, au site internet et à un fichier de plus de 54 000 adresses de clients. La presse locale titre sur la fermeture du dernier grand fabricant d’armes du Maine.

4. La reprise. Le retour est annoncé en décembre 2023, le redémarrage effectif au 1er janvier 2024, et les premières armes de la nouvelle société sont expédiées la semaine du 22 avril 2024. Trois co-propriétaires sont identifiés, dont deux anciens salariés Bushmaster et Windham et un investisseur ; le bailleur de fonds n’est pas rendu public. L’effectif au printemps 2024 est de cinq salariés, avec six anciens réembauchés, chacun cumulant plus de trente ans de métier. La nouvelle entité s’est engagée à honorer la garantie à vie sur toutes les armes fabriquées par Windham Weaponry, « past or present ».

Deux réserves que nous devons formuler, et une ironie. Premièrement, aucun essai de presse n’a été publié sur une arme de la nouvelle production : tous les chiffres de cette fiche datent de l’ancienne société, entre 2012 et 2018. Rien ne documente publiquement la qualité de ce qui sort de l’atelier aujourd’hui. Deuxièmement, l’engagement de garantie est celui d’une société nouvelle, distincte de celle qui a liquidé ses actifs ; sa portée juridique n’est pas établie. Enfin, l’adresse du constructeur est désormais à Saco, dans le Maine, et non plus à Windham : la marque nommée d’après sa ville n’y est plus fabriquée. Aucune source de presse ne documente ce déménagement.

La catégorie légale, et le cas du .22 Long Rifle

Le référentiel du ministère de l’Intérieur compte 21 fiches Windham Weaponry, et l’une d’elles règle à elle seule une idée reçue très répandue.

Le WW-22, chambré en .22 Long Rifle, semi-automatique, est classé B 2° e). Canon de 254 mm, longueur hors tout de 630 mm. Le .22 Long Rifle est le calibre le plus modeste qui soit, il ne figure sur aucune liste fermée, et pourtant cette arme relève de la catégorie B. La raison est son apparence : le sous-classement B 2° e) vise les armes d’épaule semi-automatiques ayant l’apparence d’une arme automatique. Un AR-15 en .22 LR reste un AR-15 aux yeux du classement.

Sur l’ensemble de la marque, la répartition est la suivante : 13 fiches en B 2° e), pour le .22 LR, le 9 mm, le .300 Blackout, le .224 Valkyrie, le .450 Bushmaster et le .308 Winchester, 5 fiches en B 4°, quatre en 5,56×45 et une en 7,62×39, et 3 fiches en C 1° b). Ces trois dernières sont, sans exception, des armes à répétition manuelle. Le WW-15 en .450 Bushmaster existe d’ailleurs dans les deux versions au référentiel : semi-automatique en B 2° e), à répétition manuelle en C 1° b).

Catégorie légale. Le Windham WW-15 relève de la catégorie B dans toutes ses versions semi-automatiques, sous-classement B 4° en 5,56×45 et en 7,62×39, B 2° e) dans tous les autres calibres, y compris en .22 Long Rifle. L’acquisition suppose une autorisation préfectorale délivrée pour cinq ans, demandée par le formulaire Cerfa 12644*04 via un compte SIA, avec licence de tir en cours de validité. Aucune version semi-automatique ne relève de la catégorie C. La démonstration complète, faite sur 167 fiches, est dans notre fiche de la Schmeisser SP15.

Une mise en garde de vocabulaire. Un armurier français intitule ses fiches Windham « fusil d’assaut ». C’est une dénomination commerciale de revendeur, pas une catégorie juridique française et pas une description technique exacte. Ces armes sont des carabines semi-automatiques de catégorie B. Ne reprenez pas ce terme dans une demande d’autorisation, il n’existe pas dans le droit français des armes.

Prix et disponibilité en France

La marque est bien distribuée en France, avec un réseau plus étroit que les autres américaines de ce comparatif, et sans importateur exclusif identifié.

VersionPrix TTC relevé
WW-15 SuperLight SRC 16 pouces, .223 Rem1 069 €
WW-15 canon 20 pouces, .223 Rem1 629 €
WW-15 canon 11,5 pouces, .223 Rem1 815 €
WW-15 canon 14,5 pouces, .223 Rem1 850 €
WW-308 SRC, .308 Win2 159 €
WW-15 16 pouces haut de gamme et WW-308 TAN2 490 €

Le WW-15 SuperLight SRC à 1 069 € est le prix le plus bas de tout notre comparatif AR-15, plus de 400 € sous le Diamondback DB15 et moins de la moitié d’une Aero Precision M4E1. Chez le constructeur, la référence SRC est affichée 1 199 dollars, mais en commande et non en stock.

Vérifiez la disponibilité réelle, et demandez l’année de fabrication. Compte tenu de la liquidation de 2023 et du redémarrage à effectif réduit de 2024, les exemplaires présents en France peuvent provenir de l’ancienne production. Ce n’est pas un défaut, c’est même la production que la presse a testée, mais cela change la portée de la garantie à vie que vous achetez. Nous n’avons trouvé aucune confirmation d’un flux d’importation actif vers la France en 2026. Posez la question à votre armurier avant de commander.

Les défauts documentés

  • La détente, avec une variabilité troublante. American Rifleman la mesure à 8 livres en 2012 et la décrit comme présentant du fluage et plutôt lourde. Le même magazine relève en 2018 une rupture franche à 6 livres et la juge meilleure que la spécification militaire. Deux mesures, deux verdicts opposés, six ans d’écart : soit le produit a évolué, soit la dispersion entre exemplaires est réelle. Le constructeur, lui, ne publie aucun poids de détente.
  • Le pas de rayure 1:9 du modèle de base, qui stabilise mal les balles de 75 à 77 grains. Ce n’est pas formulé comme une critique par les testeurs, cela découle directement de la fiche technique. Si vous visez le tir de précision, prenez une référence en 1:7 ou 1:8.
  • Aucun organe de visée fourni, relevé en 2012 comme en 2018. À ajouter au budget.
  • Le boîtier flat top dépourvu de marquages d’indexation, ce qui complique le repositionnement précis d’une optique qu’on démonte. Reproche mineur mais réel.
  • Le garde-main non flottant et sans M-LOK sur le SRC de base. Les versions M-LOK flottantes existent, elles coûtent plus cher.
  • Le poids et la longueur ne sont pas publiés par le constructeur sur la référence de base. Les seuls repères disponibles sont des mesures de presse de 2012, et les deux essais de cette année-là donnent des longueurs différentes entre elles.
  • Le risque industriel. Ce n’est pas un défaut du produit, c’est le point le plus important de cette fiche. Faillite en 2023, reprise en 2024 à cinq salariés, aucun essai de presse sur la nouvelle production, et une garantie à vie portée par une entité juridique différente de celle qui a vendu les armes anciennes.

Sur les critiques de propriétaires, nous n’avons rien à rapporter, et il faut le dire plutôt que de laisser penser le contraire. Trois fils de forum anglophones traitant de problèmes de fonctionnement Windham ont été identifiés, mais leurs pages nous sont inaccessibles. Aucun fil français consacré à cette arme n’a été trouvé. Nous ne présumons donc d’aucune critique.

Pour qui

  • Vous voulez entrer en catégorie B au prix le plus bas possible : c’est cette carabine. 1 069 €, canon chemisé chrome, culasse Carpenter 158, boîtiers forgés, mallette et chargeur livrés. Aucune autre de ce comparatif n’offre cette fiche technique à ce prix.
  • Vous tirez beaucoup et vous nettoyez peu : le chromage de l’âme est exactement fait pour cela. C’est l’inverse du choix d’un canon nitruré non chromé comme celui du Diamondback DB15.
  • Vous voulez du 75 ou 77 grains pour la précision : pas le modèle de base en 1:9. Prenez une référence en 1:7 ou 1:8, ou regardez l’Aero Precision M4E1 et la Geissele Super Duty, toutes deux en 1:7.
  • Vous achetez pour vingt ans et vous comptez sur le service après-vente : c’est le point à peser. La garantie à vie transférable est un vrai argument, mais elle est portée par une société de cinq personnes recréée en 2024 après une liquidation.
  • Vous voulez une plateforme modulaire à accessoiriser : le SRC de base n’en est pas une. Il faut monter en gamme dans le catalogue Windham, et l’écart de prix se referme vite.
  • Vous cherchez un .22 Long Rifle en libre acquisition : ce n’est pas ici. Le WW-22 est en catégorie B comme le reste de la gamme, par son apparence.

Le verdict

Le WW-15 est la meilleure fiche technique par euro dépensé de tout ce comparatif, et la moins garantie dans la durée. Canon chemisé chrome en acier militaire, culasse Carpenter 158, boîtiers 7075-T6 forgés, marquages de sûreté des deux côtés, mallette rigide et garantie à vie transférable, pour 1 069 €. Et l’essai le plus rigoureux que nous ayons trouvé sur un AR-15, cinq groupements de cinq coups par munition, donne 1,45 pouce de moyenne à 100 yards. Ce n’est pas une carabine au rabais, c’est de la production militaire de série vendue au prix de l’entrée de gamme.

Ce que vous achetez avec, c’est une histoire industrielle en suspens. L’entreprise a fermé en septembre 2023, ses actifs ont été vendus aux enchères jusqu’au fichier client, et elle a redémarré en janvier 2024 avec cinq salariés dans une autre ville que celle qui lui a donné son nom. Aucun journaliste n’a testé une arme sortie depuis. Toutes les mesures de cette fiche portent sur l’ancienne production.

La question à poser à votre armurier : cet exemplaire précis a-t-il été fabriqué avant ou après 2024 ? Avant, vous achetez exactement ce que la presse a mesuré. Après, vous achetez un produit dont personne n’a encore publié le moindre chiffre. Dans les deux cas le prix est juste, mais ce ne sont pas les mêmes informations.

Questions fréquentes

Combien coûte un Windham WW-15 en France ?

De 1 069 € pour le SuperLight SRC de 16 pouces à 2 490 € pour les versions hautes. Les canons de 11,5 et 14,5 pouces se situent autour de 1 815 à 1 850 €, et le WW-308 SRC en .308 Winchester à 2 159 €.

Windham Weaponry existe-t-elle encore ?

Oui, mais après une rupture. L’entreprise a cessé son activité en septembre 2023 et ses actifs ont été vendus aux enchères. Elle a été rachetée et relancée au 1er janvier 2024 par trois co-propriétaires, avec cinq salariés au printemps 2024.

Quel est le rapport entre Windham Weaponry et Bushmaster ?

Windham Weaponry a été fondée en 2011 par Richard Dyke, ancien propriétaire de Bushmaster, dans l’usine du Maine que Bushmaster venait d’abandonner, avec ses anciens ouvriers. C’est la même production sous un autre nom.

Le canon du Windham WW-15 est-il chromé ?

Oui. Le constructeur annonce un canon chemisé chrome en acier 4150 Chrome Moly Vanadium 11595E, avec rampes d’alimentation M4 et pas de rayure 1:9 sur le modèle de base. Le martelage à froid, lui, n’est pas annoncé.

Quelle précision atteint un Windham WW-15 ?

Cinq groupements de cinq coups à 100 yards sur chevalet donnent 1,45 pouce de moyenne en Winchester 64 grains, avec un meilleur groupement de 1,25 pouce. C’est le protocole le plus complet publié sur un AR-15 dans notre comparatif.

Un AR-15 en .22 Long Rifle est-il en catégorie C ?

Non. Le WW-22 semi-automatique en .22 Long Rifle est classé B 2° e) au référentiel, par son apparence d’arme automatique. Le calibre ne change rien : seules les versions à répétition manuelle de la marque sont en catégorie C.

La détente du Windham WW-15 est-elle bonne ?

Les mesures divergent. Un essai de 2012 relève 8 livres avec du fluage et la juge lourde, un essai de 2018 relève une rupture franche à 6 livres et la juge meilleure que la spécification militaire. Le constructeur ne publie aucun poids.

La garantie à vie Windham Weaponry est-elle toujours valable ?

La nouvelle société s’est engagée à honorer la garantie sur toutes les armes fabriquées par Windham Weaponry, anciennes comme actuelles. Cet engagement émane d’une entité distincte de celle qui a liquidé ses actifs en 2023.