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Beretta Ultraleggero : la bascule n’est pas en alliage

Beretta Ultraleggero calibre 12 vu de profil, bascule acier évidée et canons sans bandes latérales

Le Beretta Ultraleggero n’a pas de bascule en alliage léger. Elle est en acier, fraisée à cœur et rebouchée au technopolymère, et c’est précisément tout son intérêt : atteindre 2,9 kg sans passer par l’aluminium. Le fusil se vend 2 399 à 2 989 € neuf en France, en catégorie C. Voici ce que les fiches françaises confondent, ce qui a été réellement allégé, et ce que ça coûte à l’épaule.

Notre méthode. Cette fiche croise 54 sources françaises et anglophones : les 10 lignes du Référentiel Général des Armes du ministère de l’Intérieur, les pages officielles de Beretta dans leurs versions française et américaine, quinze prix relevés fiche par fiche chez treize armuriers français le 29 septembre 2026, vingt-cinq relevés de poids, et les essais signés de Bruce Buck, Phil Bourjaily et Bruce Potts, dont les deux seules pesées indépendantes existantes. Chaque chiffre est attribué à son auteur, et nous disons à chaque fois s’il est annoncé, calculé ou mesuré.

Le Beretta Ultraleggero en bref

ArchitectureSuperposé, un coup par canon. Mécanique dérivée de la série 690, pas de la 686
BasculeAcier pré-durci, évidé par fraisage, flancs et fond garnis d’inserts en technopolymère
Calibres12/70, 12/76 et 20/76 au référentiel
Canons610, 660, 710 et 760 mm. Steelium Optima-Bore HP, sans bandes latérales
Poids annoncé2,8 kg en calibre 12 selon Beretta. De 2,5 à 3,1 kg selon les armuriers
Poids pesé2,863 kg en 12, canon de 71 cm, par Bruce Buck pour Shooting Sportsman. Seule mesure publiée
MunitionsPlomb, acier et acier haute performance, position publiée par Beretta
Sortie2021. Aucune cote d’occasion française n’existe encore
Catégorie (France)C 1° c) sur les 10 lignes du RGA, sans exception
Prix constaté (septembre 2026)2 399 à 2 989 € neuf, sur quinze relevés chez treize armuriers

Trois erreurs de nom, et une qui change tout

Ce fusil est le champion des confusions, et la première se trouve jusque dans les titres d’articles.

L’Ultraleggero n’est pas le 686 Ultralight. Le 686 Ultralight, modèle antérieur et distinct, a bien une bascule en alliage léger avec un insert en titane en face de culasse. L’Ultraleggero, lui, a une bascule en acier. Beretta l’écrit sur son propre site : « the lightest steel receiver shotgun on the market ». Bruce Buck prend la peine de le préciser par la négative, « a steel receiver, not aluminum », et il n’est pas le seul : sept sources anglophones le disent, trois par la négative. Quand un auteur doit répéter ce qu’une chose n’est pas, c’est que la confusion est installée.

Ce n’est pas non plus un 686. Bruce Buck tranche la filiation : « la mécanique de l’Ultraleggero suit celle de la nouvelle série 690 de Beretta, alors que l’Ultralight était un 686 ». Le nom de « 686 Silver Pigeon I Ultraleggero » qui circule est donc un assemblage : aucun des treize armuriers français dont nous avons ouvert les fiches ne vend un produit sous ce nom. Tous vendent « Beretta Ultraleggero », tout court.

Et le référentiel officiel confirme. Le RGA enregistre « ULTRALEGGERO » comme modèle autonome sur dix lignes, sans aucune mention de 686. Les 686 y figurent séparément, sur soixante-dix lignes, et le « S 686 ULTRA LIGHT » a ses propres sept lignes. Aucune ligne ne combine les deux. Sur le plan administratif comme sur le plan commercial, ce sont trois armes différentes.

La conséquence est directe à l’achat d’occasion, quand le parc aura vieilli : une annonce qui parle d’un « Beretta Ultra Light » ne décrit pas le même fusil, ni la même bascule, ni la même génération. Demandez la référence de la ligne RGA.

Les 404 grammes, pièce par pièce

C’est le chiffrage que personne d’autre ne publie, et il vient d’un auteur français. Alain de l’Hermite a détaillé le gain de masse poste par poste, et le total tombe exactement sur l’écart entre l’Ultraleggero et le Beretta 690 dont il dérive.

Beretta 690 3 328 g Ultraleggero 2 924 g 404 g de moins, à canon de 71 cm 129 g 94 g 68 g 65 g 33 15 Crosse évidée Bascule ajourée Canons sans bandes Pontet en ergal Auget et devant, 33 g Plaque de couche, 15 g Décomposition publiée par Alain de l’Hermite. Le total des six postes, 404 g, recoupe exactement l’écart annoncé entre les deux fusils.
Segments proportionnels aux grammes gagnés. La plus grosse économie ne vient pas de la bascule, dont tout le monde parle, mais de la crosse, dont personne ne parle.

La leçon est contre-intuitive. Le poste le plus important n’est pas l’évidement de la bascule, c’est la cavité agrandie dans la crosse : 129 grammes contre 94. Et le troisième poste, 68 grammes, tient à la suppression des bandes latérales entre les canons, un choix purement visuel qu’on remarque à peine sur la photo.

Deux détails complètent le tableau, publiés par Piergiorgio Molinari : une plaque de couche Extralight annoncée 30 % plus légère, et des chokes Optimabore HP de 80 mm. Beretta indique par ailleurs avoir soumis la bascule à un essai de 50 000 cartouches, chiffre relayé par Alain de l’Hermite : c’est une affirmation du constructeur, pas un protocole publié.

Le poids annoncé, et le poids réellement pesé

Sur un fusil dont l’argument de vente tient entièrement à la balance, on s’attendrait à un chiffre stable. C’est l’inverse.

Six valeurs circulent pour une seule et même configuration. En calibre 12/76 avec un canon de 710 mm, les fiches françaises annoncent 2,8 kg, 2,9, 2,91, 2,924, 2,95 et 3,0 kg. Sur l’ensemble du calibre 12, canons courts et longs confondus, l’amplitude va de 2,5 à 3,1 kg : 600 grammes d’écart entre sources, sur un fusil vendu pour ses 404 grammes gagnés.

Deux pesées existent, et elles vont dans le sens inverse de l’habitude. Bruce Buck relève 2,863 kg et Phil Bourjaily 2,89 kg, tous deux en calibre 12 avec canons de 28 pouces, soit une once d’écart entre eux. Les deux sont plus légers que le poids annoncé par Beretta pour cette configuration. C’est assez rare pour être signalé : d’ordinaire, les fusils pèsent plus lourd que leur fiche.

Une remarque de méthode pour l’acheteur : le RGA ne renseigne aucun poids. Le référentiel ne porte que la longueur de l’arme, celle des canons, les calibres et les capacités. Aucune source officielle ne peut donc trancher ce débat, et la seule façon d’en sortir est de poser le fusil sur une balance chez l’armurier.

La contrepartie : le recul

Elle est mécanique et elle ne se discute pas. À cartouche identique, l’énergie de recul libre varie comme l’inverse de la masse de l’arme : enlevez 15 % de poids, vous reprenez environ 18 % d’énergie dans l’épaule.

Bruce Buck a fait le calcul sur une charge de chasse de 35,4 grammes à 366 m/s : 25,8 pieds-livres pour un superposé classique de 3,4 kg, contre 30,5 pour l’Ultraleggero. Il ne nomme ni la formule ni l’outil employé, et nous le citons donc comme un calcul d’auteur, pas comme une mesure au capteur. Le rapport qu’il obtient, 1,18, correspond exactement au rapport des masses : son calcul est cohérent avec la physique élémentaire du recul libre.

Ce que l’allègement vous coûte à l’épaule

À cartouche identique, l’énergie de recul libre est inversement proportionnelle à la masse de l’arme. Comparez votre fusil actuel à l’Ultraleggero.

Valeurs par défaut : 2,89 kg, moyenne des deux pesées publiées, et 3,4 kg pour le superposé de référence de Bruce Buck. Le calcul ne dit rien du recul ressenti, qui dépend aussi de la crosse, de la plaque de couche et du montage de l’arme.

Et sur le terrain, les avis divergent franchement. Andreas Wilhelmus dit avoir mal à l’épaule dès 24 grammes. Bruce Potts trouve le recul comparable à celui d’un 12 ordinaire en 28 grammes. Un essai de Shooting UK enchaîne cent coups en 28 grammes sans gêne. Trois testeurs, trois seuils inconciliables, ce qui dit surtout que le ressenti dépend du montage de l’arme sur l’épaule autant que de son poids.

Le seul à tracer une ligne rouge d’usage est Phil Bourjaily : il déconseille les cartouches de trois pouces dans cette arme, et la juge inadaptée à une longue séance de plateaux. C’est un avis d’auteur, mais c’est le plus opérationnel du corpus.

Ce que dit le droit français

Le Référentiel Général des Armes enregistre dix lignes sous le modèle « ULTRALEGGERO », toutes en mode de fonctionnement « à 1 coup par canon », alimentation par le canon, capacité hors chambre nulle et capacité chambre de deux. Classement unique : C 1° c).

Catégorie C, soumise à déclaration. Acquisition sur présentation d’un permis de chasser validé ou d’une licence de tir en cours de validité, puis enregistrement au compte SIA. Le détail du régime est dans notre page arme de catégorie C et sur la fiche F2246 de service-public.fr.

La règle des trois munitions ne s’applique pas ici, et la donnée brute le dit mieux qu’un raisonnement : la capacité hors chambre est nulle sur les dix lignes. Un superposé n’a pas de magasin, il ne relève pas du classement des armes à répétition.

Un détail du référentiel qui mérite le détour. Sur les dix lignes, neuf portent deux canons lisses. Une seule, la référence CL934 en 12/76 à canons de 610 mm, porte un canon inférieur rayé : c’est une configuration de type bécassier, pensée pour la balle. Elle reste classée C 1° c) comme les autres. Si vous croisez un Ultraleggero à canon court, vérifiez cette ligne : ce n’est pas le même outil.

Acier haute performance : ce que Beretta autorise, et la limite qu’on oublie

C’est le point décisif pour la chasse du gibier d’eau, où le plomb est interdit, et Beretta y répond clairement, ce qui est rare. Le cadre général est dans notre guide de la grenaille sans plomb.

La marque écrit que l’arme est conçue pour tirer des cartouches magnum chargées en plomb, en acier et en acier haute performance. L’argument technique tient aux canons Steelium Optima-Bore HP et aux chokes Optimachoke HP, que Beretta présente comme dimensionnés pour l’emploi prolongé de charges lourdes de grenaille métallique. Quatre armuriers français reprennent cette position sur leurs fiches, l’un portant la mention « épreuve acier » en clair.

Mais la limite de choke est publiée par Beretta elle-même, et presque personne ne la relaie : la marque déconseille, avec de la grenaille d’acier, tout choke plus fermé que le demi. Trois quarts et full sont explicitement écartés. Un fusil éprouvé pour l’acier haute performance n’autorise pas à visser ce qu’on veut au bout du canon. Notre guide du choke de fusil détaille la mécanique de cette règle.

Une réserve de méthode, que nous préférons écrire. Aucune source consultée, ni Beretta, ni l’importateur, ni aucune des treize fiches d’armuriers ouvertes, ne mentionne explicitement le poinçon fleur de lys sur cet Ultraleggero. L’acceptation de l’acier haute performance est donc établie par la voie du constructeur, pas par celle du poinçon. Vérifiez les marquages sur votre exemplaire avant la première boîte d’acier HP : c’est le canon qui répond, pas la brochure.

Prix constatés en France

Quinze relevés sur fiches produit chez treize armuriers français, ouvertes une à une le 29 septembre 2026, prix TTC affichés.

ArmurierPrixVersion
Gatimel Armurier2 399,00 €Calibre 12
Armurerie Centrale2 449,00 €Calibre 12
Armurerie Loisir2 449,00 €Double détente
Armurerie Douillet2 465,00 €Canon 71 cm
Armurerie Beau Repaire2 619,00 €Mono-détente, et calibre 20 au même prix
JM Artemis2 650,00 €Mono-détente
Armurerie Gilles2 650,00 €12/76, canon 71 cm
Chasse Extrême2 710,00 €Mono-détente
Roumaillac2 791,73 €Canons Optima-Bore HP
Armurerie Pisteurs2 989,00 €Selon configuration
Armurerie Gilles3 150,00 €Silver, édition limitée

590 € d’écart sur la même configuration, soit 24,6 %. Le prix public conseillé, mentionné par un seul armurier, est de 2 699 €. Neuf armuriers sur treize vendent en dessous. Autrement dit, payer le prix conseillé sur ce fusil, c’est payer trop cher : comparez au moins quatre fiches avant de commander.

Deux observations complètent le tableau. Le calibre 20 est nettement moins diffusé : deux fiches seulement, à 2 619 et 2 699,95 €, contre treize en calibre 12. Et aucune annonce d’occasion n’existe : le modèle est sorti en 2021, le parc est trop jeune, et il n’y a donc pas de cote de seconde main à laquelle se raccrocher. Ne vous fiez pas à un prix d’occasion trouvé sur une plateforme, il n’y a rien à comparer.

Côté garantie, l’importateur français Humbert annonce « un an de garantie en plus offert », conditionné à un formulaire en ligne, mais ne publie pas la durée de base à laquelle cette année s’ajoute. Les armuriers, eux, affichent deux ans chez l’un, trois ans chez l’autre. Faites préciser la durée par écrit à la commande.

Ce que disent les testeurs et les chasseurs

Le corpus anglophone est unanime sur trois points, et l’unanimité porte justement sur ce que les fiches françaises racontent de travers.

Un, la bascule est en acier, et sept sources le disent. Deux, le fusil tient sa promesse de poids, les deux pesées indépendantes tombant même sous le chiffre annoncé. Trois, aucun défaut mécanique n’est constaté. Bruce Buck écrit que l’arme était « mécaniquement correcte à tous égards ». Rien sur les éjecteurs, la détente, le jeu de fermeture ou la tenue des chokes, dans aucun essai lu.

Flanc de bascule du Beretta Ultraleggero avec son insert en technopolymère gravé, posé sur des feuilles mortes
Le panneau gravé du flanc n’est pas de l’acier : c’est l’insert en technopolymère qui rebouche la matière fraisée. Bruce Potts confesse s’être méfié de ces inserts avant de les avoir en main. Photo : Beretta.

Et la controverse de durabilité n’est pas celle qu’on croit. Personne ne craint la bascule, puisqu’elle est en acier. Les deux seules réserves portent ailleurs. La première vise les inserts en technopolymère, et c’est une crainte de principe : Bruce Potts avoue s’être montré « un peu dubitatif » avant d’avoir l’arme en main, puis lève sa réserve. La seconde est plus sérieuse et vient de Bruce Buck : les verrous de longuesse sont en aluminium et frottent sur l’acier, ce qui provoquera de l’usure avec le temps. Il ajoute aussitôt que Beretta a prévu le coup, la pression d’ajustage du devant étant réglable. Aucune de ces deux réserves n’est un constat de panne : ce sont des observations de conception, faites arme en main, sur un modèle trop récent pour avoir un historique.

Côté francophone, le corpus est mince et pratique. Un chasseur détaille sur un forum ses charges avec ce fusil, de 33 à 35 grammes, avec des plombs de 6 à 9,5 selon le gibier, sans commenter le recul. Un autre intervenant rappelle une règle de choke qui vaut d’être retenue pour la bécasse : un quart pour un canon alésé à 18,2 mm, trois quarts pour un canon à 18,4 mm. Les alésages et leurs conséquences sont détaillés dans notre guide du calibre 12. Personne, en français, ne publie de chiffrage du recul ni de retour sur la tenue dans le temps.

Face à la concurrence

La comparaison est frustrante : aucun essai comparatif conduit côte à côte n’oppose l’Ultraleggero à un 686 Silver Pigeon I, à un Browning B525 Game, à un Caesar Guerini ou à un Benelli 828U. La seule confrontation réelle du corpus est interne, entre la version standard et la version à crosse Kick-Off, cette dernière pesant 3,26 kg contre 2,89 kg. Ce qui suit est donc un positionnement, pas un palmarès.

  • Le Beretta 690, dont l’Ultraleggero reprend la mécanique, pèse 3,328 kg contre 2,924 en canon de 71 cm. C’est la comparaison la plus honnête : même maison, même architecture, 404 grammes d’écart et un supplément de recul d’environ 14 %.
  • Le Beretta 686 Ultralight, modèle antérieur, obtient un poids voisin par une bascule en alliage léger avec insert titane. Deux solutions opposées au même problème : l’ancienne remplace l’acier, la nouvelle l’évide. Si la durabilité d’une bascule allégée vous inquiète, c’est la version acier qui répond, pas l’inverse.
  • Le Benelli 828U, 3 399 € chez un armurier français, joue lui aussi la carte du poids et de la modularité, avec une bascule aluminium et une platine démontable. Notre fiche du Benelli 828U détaille ce parti pris, radicalement différent.
  • La version Kick-Off de l’Ultraleggero, enfin, réduit le recul par un amortisseur intégré à la crosse, au prix de 370 grammes. À ce compte, vous achetez un fusil de poids ordinaire : la question mérite d’être posée avant de payer pour un allègement qu’on annule ensuite.
« Chasse au chien d’arrêt et test du Beretta Ultraleggero », par la chaîne Côme Goural. C’est l’emploi pour lequel ce fusil est fait : une journée de marche derrière un chien, pas une série de plateaux.

Verdict

Ce qui est solide. Une solution technique réellement originale : atteindre 2,9 kg avec une bascule en acier, là où la concurrence passe par l’alliage. Un chiffrage du gain publié poste par poste, que le total recoupe exactement. Deux pesées indépendantes qui confirment la promesse, et même la dépassent. Une position claire du constructeur sur l’acier haute performance, ce qui est rare. Et aucun défaut mécanique relevé par aucun testeur.

Ce qui appelle de la prudence. Le recul, arithmétiquement inévitable, et sur lequel trois testeurs donnent trois seuils incompatibles. L’absence totale de recul sur la durée : le modèle date de 2021, il n’a pas d’historique, et les verrous de longuesse en aluminium frottant sur l’acier sont le point à surveiller. Le poinçon d’épreuve acier, que personne ne documente sur ce modèle. Et six poids différents pour une même configuration, sur un fusil vendu au gramme.

À qui ça s’adresse. Au chasseur qui porte son fusil plus qu’il ne l’épaule : bécasse, chasse devant soi, montagne, longues journées de marche avec des charges de 28 à 32 grammes. Pas au tireur de plateaux qui enchaîne les séries, ni à celui qui tire ses 36 grammes toute la saison : l’arithmétique du recul ne se négocie pas.

Pour aller plus loin : le régime de détention est détaillé dans notre page arme de catégorie C, la logique des tubes dans notre guide du choke de fusil, et l’autre école de l’allègement dans notre fiche du Benelli 828U.

Questions fréquentes

La bascule du Beretta Ultraleggero est-elle en aluminium ?

Non, elle est en acier pré-durci, évidé par fraisage, et rebouché par des inserts en technopolymère. Beretta le présente comme le fusil à bascule acier le plus léger du marché. C’est le 686 Ultralight qui a une bascule en alliage.

Combien pèse vraiment le Beretta Ultraleggero ?

2,863 kg pesés par Bruce Buck et 2,891 kg par Phil Bourjaily, en calibre 12 avec canons de 71 cm. Les deux mesures sont plus légères que le poids annoncé. Les armuriers français annoncent de 2,5 à 3,1 kg selon les fiches.

Quel est le prix du Beretta Ultraleggero en France ?

De 2 399 à 2 989 € neuf en septembre 2026, sur quinze relevés chez treize armuriers. Le prix conseillé est de 2 699 €, et neuf armuriers sur treize vendent en dessous. La version Silver monte à 3 150 €.

Quelle est la catégorie du Beretta Ultraleggero en France ?

Catégorie C 1° c) sur les dix lignes du Référentiel Général des Armes, sans exception. Arme d’épaule à canon lisse tirant un coup par canon, soumise à déclaration et enregistrement au compte SIA.

Le recul de l’Ultraleggero est-il gênant ?

À cartouche identique, l’énergie de recul est environ 18 % plus élevée que sur un superposé de 3,4 kg. Les avis divergent : un testeur souffre dès 24 g, un autre tire cent coups en 28 g sans gêne. Le montage de l’arme compte autant que son poids.

Peut-on tirer de l’acier haute performance dans un Ultraleggero ?

Beretta écrit que l’arme est conçue pour le plomb, l’acier et l’acier haute performance, avec des canons Steelium Optima-Bore HP. La marque déconseille en revanche tout choke plus fermé que le demi avec de la grenaille d’acier.

Quelle différence entre Ultraleggero et 686 Ultralight ?

Deux armes distinctes. L’Ultralight dérive du 686 et a une bascule en alliage léger avec insert titane. L’Ultraleggero dérive de la série 690 et a une bascule en acier évidée. Le référentiel les enregistre séparément.

Où sont passés les 404 grammes gagnés ?

Crosse évidée 129 g, bascule ajourée 94 g, canons sans bandes latérales 68 g, pontet en ergal 65 g, auget et devant 33 g, plaque de couche 15 g. Le poste le plus lourd n’est pas la bascule mais la crosse.

Trouve-t-on des Beretta Ultraleggero d’occasion ?

Pas encore sur les fiches produit d’armuriers français au 29 septembre 2026. Le modèle est sorti en 2021 et le parc reste jeune : il n’existe donc aucune cote d’occasion française à laquelle se référer.