Pour débuter la chasse, il faut passer le permis de chasser, dès 15 ans, le valider chaque saison avec une assurance, trouver un territoire où chasser, puis choisir une première arme adaptée au gibier visé. Le plus simple est de commencer par la chasse accompagnée ou par quelques battues aux côtés de chasseurs expérimentés : on y apprend en une saison ce qu’aucun manuel ne dit, à commencer par la sécurité.
Chaque étape de ce parcours a son article détaillé sur BlackOpe. Ce guide les met dans l’ordre, dit ce que chacune coûte et ce qui bloque le plus souvent, et prend le point de vue qui est le nôtre : celui d’un tireur. Car la chasse commence bien avant le premier coup de feu, mais elle se joue souvent sur lui.
Commencer par choisir sa chasse
On ne débute pas « la chasse » en général. On débute une chasse, et ce choix commande presque tout le reste : le territoire à chercher, l’arme à acheter, le budget et même le temps à y consacrer. La chasse à tir est de loin la plus pratiquée en France. Elle se décline en plusieurs modes, que la Fédération nationale des chasseurs décrit sur son site :
| Mode de chasse | Gibier | Arme | Ce qu’il demande au débutant |
|---|---|---|---|
| Devant soi, au chien | Faisan, perdrix, lièvre, bécasse | Fusil à canon lisse | Marcher, tirer vite au vol, idéalement un chien |
| Battue | Sanglier, chevreuil, cerf | Carabine ou fusil à balle | Discipline au poste, tir sur animal en mouvement |
| Approche et affût | Chevreuil, sanglier, cerf, renard | Carabine avec lunette | Patience, connaissance du terrain, tir posé précis |
| Gibier d’eau | Canards, oies, limicoles | Fusil, cartouches sans plomb | Identification des espèces, horaires de passée |
| Chasse à l’arc | Grand et petit gibier | Arc | Une journée de formation spécifique obligatoire |
| Vénerie et chasse au vol | Cerf, sanglier, lièvre ; petit gibier | Meute ; rapace | Rejoindre un équipage ou un fauconnier |
La vénerie, la chasse à courre, compte environ 10 000 pratiquants et 390 équipages selon l’Office français de la biodiversité : c’est un monde à part, qu’on rejoint par un équipage plus que par une démarche individuelle. La chasse à l’arc exige, en plus du permis, une formation spécifique d’une journée auprès de la fédération (arrêté du 18 août 2008). Pour la grande majorité des débutants, la question se résume à deux options : le petit gibier au fusil, ou le grand gibier à la carabine, souvent en battue d’abord.
La chasse au bois, comme on l’appelle dans les régions de forêt, est une variante de la chasse devant soi : on y cherche la bécasse, le faisan et parfois le lièvre, au fusil, avec un chien qui quête à portée. Les distances sont courtes, la végétation ferme les angles et le gibier part sans prévenir. C’est la chasse où l’on renonce le plus souvent au tir, faute de voir ce qu’il y a derrière l’oiseau. Des restrictions départementales peuvent s’y ajouter, jours autorisés ou secteurs fermés : l’arrêté préfectoral et le schéma départemental font foi. Voir nos articles sur la chasse de la bécasse et sur le petit gibier.
Étape 1 : essayer avant de s’engager
La meilleure première étape ne coûte presque rien : accompagner des chasseurs. Il est souvent possible de suivre une battue comme traqueur non armé, avec les chiens, pour voir comment se déroule une journée. Le gilet fluorescent est obligatoire pour tous les participants d’une chasse collective au grand gibier, armés ou non (arrêté du 5 octobre 2020). Demandez au président de la société : c’est la porte d’entrée la plus fréquente, et c’est là qu’on trouve un parrain.
La chasse accompagnée va plus loin. Dès 15 ans, après une formation pratique élémentaire à la fédération départementale (possible dès 14 ans et demi), on peut chasser avec une arme, aux côtés d’un accompagnateur titulaire du permis depuis au moins cinq ans, jamais privé de son droit de chasser et formé à la sécurité. Une seule arme pour deux sur le terrain, un accompagnateur qui reste à proximité immédiate, une autorisation gratuite délivrée par le président de la fédération pour un an et une seule fois dans la vie, selon l’OFB. Elle n’a pas d’âge maximal : un adulte peut y recourir aussi. Tous les détails sont dans notre article sur la chasse accompagnée.
Étape 2 : passer le permis de chasser
Le permis de chasser s’obtient en deux temps : une formation obligatoire auprès de la fédération des chasseurs de votre département, puis un examen unique organisé par l’OFB, avec des sessions tout au long de l’année. On peut s’y présenter à 15 ans révolus ; le permis est délivré à 16 ans. L’examen comprend quatre ateliers pratiques (un parcours de chasse simulé avec tir à blanc, le rangement de l’arme dans un véhicule, un tir au fusil sur plateaux, un tir à l’arme rayée sur sanglier courant) et dix questions théoriques, dont une éliminatoire sur la sécurité. Il faut 25 points sur 31, sans faute éliminatoire. Tout comportement dangereux arrête l’examen.
Côté coût, l’examen revient à 46 € pour un majeur et 31 € pour un mineur, droit d’inscription et redevance compris, selon l’OFB. La formation dépend de la fédération : gratuite en Loire-Atlantique, 30 € dans le Calvados, 80 € en Ille-et-Vilaine, 100 € en Charente, où la première validation est alors offerte. Les fédérations annoncent des taux de réussite autour de 80 %. Le vrai piège est le calendrier : certaines fédérations affichent complètes toutes leurs sessions de l’année, il faut donc s’inscrire tôt. L’examen et sa préparation sont détaillés dans notre article sur le permis de chasser et celui sur les questions de l’examen.
Pour un tireur sportif, deux ateliers se jouent sur un terrain connu : le tir sur plateaux et le tir sur sanglier courant. Les deux autres, parcours et rangement de l’arme, se jouent sur la manipulation, et c’est là, à notre avis, que les tireurs expérimentés se font piéger, par habitude du stand : une arme qu’on ne décharge pas avant un obstacle, un canon qui balaie un camarade. L’examen sanctionne d’abord les fautes de sécurité, qui sont éliminatoires.
Étape 3 : valider son permis et s’assurer
Le permis se valide chaque saison, du 1er juillet au 30 juin, auprès de la fédération : validation départementale pour chasser dans un département, nationale pour chasser partout, ou temporaire, de neuf ou trois jours. Pour la première validation annuelle suivant l’obtention du permis, la redevance cynégétique est réduite de moitié ; cela ne signifie pas que tous les frais sont divisés par deux. Pour 2026-2027, la part de l’État est alors de 25,30 € au lieu de 50,60 €, plus un timbre de 9 € et la cotisation fédérale, dont les éventuelles réductions dépendent de la fédération. En Haute-Marne, une validation nationale « nouveau chasseur » revient ainsi à 68 € pour la saison, contre 230 € pour une validation nationale ordinaire.
L’assurance responsabilité civile chasse est obligatoire et couvre aussi les dommages causés par vos chiens ; plusieurs fédérations la proposent autour de 22 € au guichet de validation. Les choix entre les formules sont dans notre article sur la validation du permis de chasser, et le cadre général dans notre guide de la réglementation de la chasse.
Étape 4 : trouver un territoire
C’est l’étape que les guides oublient et celle qui décourage le plus. Le permis donne le droit de chasser, pas un endroit où le faire : il faut en plus un droit de chasse, qui appartient au propriétaire du terrain. En 2026, la Fédération nationale et l’Association nationale des jeunes chasseurs ont d’ailleurs désigné l’accès au territoire comme le principal frein des nouveaux venus.
Quatre portes existent, du moins cher au plus cher :
- L’ACCA de sa commune, là où elle existe : les habitants et les propriétaires qui y ont apporté leurs terres en sont membres de droit, et elle doit accueillir des membres extérieurs à hauteur d’au moins 10 % de ses effectifs de l’année précédente. Les cotisations vont d’environ 80 € à 500 € par an selon la presse cynégétique.
- Une société de chasse communale ou privée, qui vend des actions ou des parts : de quelques dizaines d’euros pour du petit gibier à plus de 1 000 € pour un territoire de grand gibier, avec de fortes variations régionales.
- Les bourses aux territoires des fédérations, où sociétés et propriétaires publient leurs places disponibles. En Île-de-France, les annonces consultées en septembre 2026 allaient de 450 € à 1 500 € par an pour le grand gibier.
- Les journées de chasse sur des territoires commerciaux, autour de 200 € la journée, utiles pour découvrir mais coûteuses à la saison.
Le conseil qui revient chez toutes les fédérations : passer par les présidents de sociétés et trouver un parrain local, plutôt que chercher seul sur internet. Notre article sur la part de chasse compare les formules et leurs prix.
- 01Le titrePermis obtenu, ou cadre spécifique de la chasse accompagnée.
- 02Validation et assuranceDocuments adaptés à la période et à la situation du pratiquant.
- 03Le territoireDroit de chasse ou autorisation du détenteur de ce droit.
- 04Les règles localesDates, espèces et consignes de sécurité applicables à la sortie.
La validation du permis ne donne pas, à elle seule, le droit de chasser sur tous les terrains. Se renseigner auprès de la fédération et du responsable du territoire.
Étape 5 : choisir sa première arme
Avec un permis validé, un majeur peut acheter une arme de chasse de catégorie C chez un armurier, auprès d’un courtier ou d’un particulier en présence d’un armurier. Il doit d’abord ouvrir un compte sur le système d’information sur les armes, le SIA, où l’achat est ensuite confirmé : notre guide pour créer son compte SIA détaille la démarche. Un mineur ne peut pas acheter d’arme, il peut en détenir une dès 16 ans avec l’accord de ses parents et un permis valide. Pour une arme de catégorie C, le rangement peut se faire dans un coffre ou une armoire forte, par démontage d’un élément essentiel conservé à part, ou avec un dispositif empêchant l’enlèvement. Les munitions restent séparées et hors d’accès libre, selon Service Public. Notre article présente la solution du coffre-fort pour arme.
Le choix lui-même découle de l’étape zéro, la chasse visée. Pour le petit gibier, un fusil superposé ou semi-automatique en calibre 12 ou 20 couvre presque tout ; notre article sur le fusil de chasse polyvalent et celui sur le choke aident à trancher. Pour le grand gibier, une carabine dans un calibre classique, .308 Winchester, .30-06 ou 7×64, fait l’affaire dans l’immense majorité des territoires : notre guide pour choisir sa carabine de chasse et le tableau des calibres par gibier sont faits pour ce moment-là.
Notre avis de tireurs : pour une première arme, mieux vaut une arme d’occasion saine, bien réglée et bien connue, qu’une arme neuve haut de gamme qu’on n’a jamais tirée. Et mieux vaut une optique simple, point rouge ou lunette à faible grossissement en battue, qu’une lunette de tir longue distance : ses tourelles graduées au-delà de 300 mètres sont d’ailleurs interdites à la chasse. La presse cynégétique situe un fusil entre 500 et 2 500 €, une carabine entre 900 et 2 500 €.
Combien coûte la première saison ?
Le calculateur additionne les postes d’une première saison. Les montants officiels sont fixes ; les autres sont des exemples, sourcés, à remplacer par les prix de votre département et de votre territoire.
Budget de la première saison de chasse
Part fixe de l’État pour une première validation annuelle : 25,30 € de redevance et 9 € de timbre, déjà inclus.
Total de la première saison : €
dont démarches (examen, formation, validation, assurance) : €
Ce que cet outil ne fait pas : il additionne vos montants, il ne connaît pas les tarifs de votre fédération. Montants officiels : droit d’examen (OFB) et redevance cynégétique de première validation pour 2026-2027 (service-public.gouv.fr). Exemples par défaut : cotisation et frais d’une validation nationale nouveau chasseur en Haute-Marne, assurance proposée par des fédérations (22 €), fourchettes de prix de la presse cynégétique pour le reste. La saison suivante, la redevance double et la cotisation perd sa réduction.
Avec ces exemples, une première saison tourne autour de 1 700 €, dont plus de la moitié pour l'arme et la tenue, qui servent ensuite des années. Les démarches, elles, restent sous les 200 €. C'est le territoire qui fait varier la facture le plus fortement d'une saison sur l'autre : une ACCA rurale et une action de grand gibier en Sologne n'ont rien de commun.
Étape 6 : apprendre à tirer avant d'apprendre à chasser
C'est ici que BlackOpe a quelque chose à dire. La chasse demande un tir que le stand classique n'entraîne pas : un fusil qu'on épaule en une seconde sur un oiseau qui part, une carabine qu'on tire debout, sans appui, sur un sanglier qui traverse une coulée. Le permis vérifie d'abord qu'on tire en sécurité ; il ne fait pas de vous un tireur précis. Or chaque tir hasardeux sur un animal est un animal blessé.
Trois entraînements font la différence la première saison. Le ball-trap pour le fusil, où l'on apprend à épauler et à accompagner la cible. Le sanglier courant pour la carabine de battue, proposé par de nombreux stands et par des fédérations. Et le réglage de l'arme, le zéro vérifié au stand avant l'ouverture avec la munition qu'on utilisera à la chasse. Notre carte des stands de tir recense les pas de tir près de chez vous.
La sécurité se travaille avec la même rigueur. Selon le bilan de l'OFB pour la saison 2025-2026, 92 accidents dont 4 mortels, le plus bas niveau en vingt ans, 39 % sont des auto-accidents, et le non-respect de l'angle de 30° explique 32 % des accidents au grand gibier. Les règles qui évitent ces accidents sont dans notre article sur la sécurité à la chasse.

Peut-on chasser seul ?
Oui, en droit : un chasseur titulaire d'un permis validé, assuré, qui dispose du droit de chasse sur un territoire, peut chasser seul, à l'approche, à l'affût ou devant soi. Aucun texte national ne l'interdit. Les limites viennent d'ailleurs : du plan de chasse, qui attribue les animaux au détenteur du droit de chasse et non au chasseur ; du règlement de la société, qui peut définir ce qu'est une chasse collective ; du schéma départemental, qui encadre la battue. Un règlement d'ACCA du Cantal considère par exemple comme collective toute chasse de plus de deux chasseurs.
En pratique, commencer seul est rarement une bonne idée. Le débutant ne connaît ni le territoire, ni les habitudes du gibier, ni les endroits où un tir est dangereux. La première saison se passe mieux en battue, au poste, puis à l'approche avec un chasseur qui connaît le terrain.
Par où commencer, selon votre situation
Pour le tireur sportif licencié, repartir du permis
La licence de tir ne permet pas de chasser, et le permis de chasser ne remplace pas la licence : ce sont deux régimes distincts. Votre avance est réelle sur la manipulation et le tir, pas sur le reste. Attention aussi aux armes : un semi-automatique détenu pour le tir sportif doit, à la chasse, être limité à trois coups, et sa lunette ne doit pas porter de graduations au-delà de 300 mètres.
Pour le jeune de 15 ans, commencer par la chasse accompagnée
Formation pratique élémentaire dès 14 ans et demi, chasse accompagnée à 15 ans, examen du permis le jour de ses 15 ans révolus, permis en poche à 16 ans. Plusieurs fédérations proposent des offres pour les jeunes : le Gard proposait ainsi pour la saison 2025-2026 une offre à 1 € aux résidents de 16 ans.
Pour l'adulte sans chasseur dans son entourage, trouver un parrain
C'est le cas le plus difficile, et le plus fréquent aujourd'hui. Les fédérations organisent des journées de découverte et tiennent des bourses aux territoires ; certaines, comme le Gard, récompensent le parrainage. Présentez-vous au président de la société de votre commune avant même d'avoir le permis : on accueille plus volontiers quelqu'un qu'on a vu traquer une saison.
Pour le citadin, penser aux territoires de proximité et aux journées
En région parisienne ou autour des grandes villes, les places en société sont rares et chères. Les bourses aux territoires de la fédération interdépartementale d'Île-de-France, les chasses en forêt domaniale louées par l'ONF et quelques journées sur des territoires commerciaux permettent de démarrer, le temps de trouver une place stable.
BlackOpe est un média de tir : nous ne vendons ni arme, ni formation, ni place de chasse. Les montants cités sont ceux publiés par l'OFB, service-public.gouv.fr et les fédérations pour la saison 2026-2027 ; ceux de votre fédération font foi. Avant la première ouverture, un passage au stand reste le meilleur investissement.
À lire aussi : le déroulé d'une battue au grand gibier, l'équipement du chasseur, les armes de catégorie C et notre guide du ball-trap, et la formation décennale de sécurité, et ce que vérifie un contrôle à la chasse.
Questions fréquentes
Comment commencer la chasse quand on ne connaît aucun chasseur ?
En contactant la fédération des chasseurs de son département et le président de la société de chasse de sa commune. Suivre une battue comme traqueur, puis passer par la chasse accompagnée, permet de trouver un parrain et un territoire avant même d'avoir le permis.
À quel âge peut-on commencer à chasser ?
Dès 15 ans en chasse accompagnée, après une formation pratique élémentaire suivie à partir de 14 ans et demi. L'examen du permis se passe à 15 ans révolus, et le permis est délivré à 16 ans, âge à partir duquel on peut le valider.
Combien coûte la première année de chasse ?
Comptez moins de 200 € de démarches : examen à 46 €, formation variable, redevance de première validation à demi-tarif et assurance. Avec le territoire, une arme, les munitions et la tenue, une première saison tourne souvent entre 1 000 et 2 000 €.
Peut-on chasser seul ?
Oui, avec un permis validé, une assurance et le droit de chasse sur le territoire : aucun texte national ne l'interdit. Le plan de chasse, le règlement de la société et le schéma départemental encadrent toutefois la pratique, et débuter seul reste déconseillé.
Quelle arme choisir pour débuter la chasse ?
Celle qui correspond au gibier visé : un fusil superposé ou semi-automatique en calibre 12 ou 20 pour le petit gibier, une carabine en .308 Winchester, .30-06 ou 7x64 pour le grand gibier. Une arme d'occasion saine et bien réglée suffit largement.
Faut-il un chien pour chasser ?
Non. Le chien est indispensable à certaines chasses, devant soi au petit gibier ou au sang pour retrouver un animal blessé, mais on peut chasser en battue au poste ou à l'approche sans chien personnel. Les chiens de la société font la traque.
La licence de tir permet-elle de chasser ?
Non. La licence de la Fédération française de tir autorise la pratique sportive et la détention d'armes pour le tir, pas la chasse. Pour chasser, il faut un permis de chasser validé pour la saison et une assurance responsabilité civile chasse.
Combien de temps faut-il pour avoir son permis de chasser ?
Quelques semaines à quelques mois, selon les places disponibles : formation à la fédération, puis examen dès que la session le permet. Un certificat provisoire est remis le jour de la réussite, et il vaut permis en attendant le titre définitif.
